Pourquoi nous soutenons Ingrid Betancourt ?
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vendredi 09 mai 2008 |

2267 jours se sont écoulés depuis le 23/02/2002, jour de l'enlèvement d'Ingrid Bétancourt, soit 6 années, 2 mois, 2 semaine(s), et 2 jour(s) |
Comme nous l'avions fait pour Florence et Hussein, et comme nous le faisons aussi encore pour les journalistes et opposants emprisonnés à Cuba, nous continuerons à faire campagne ici, dans la mesure de nos modestes moyens, pour la libération d'Ingrid Betancourt.
Tout simplement parce que la liberté, le respect des droits de l'homme, et la liberté d'expression sont des valeurs qui méritent d'être défendues et respectées, et tout particulièrement par nous, qui vivons dans le confort et la sécurité d'un pays ou ces libertés sont défendues par des institutions démocratiques.
Comme beaucoup d'autres, Ingrid Betancourt a été victime de son engagement poitique, de son franc parler, de son combat contre la corruption, la violence et le pouvoir des narco trafiquants.
Dans son pays, la Colombie, la guerilla marxiste, les paramilitaires, les cartels de la drogue imposent le plus souvent leur loi à des politiciens impuissants ou corrompus. Peu de gens ont le courage d'offrir une autre perspective au peuple Colombien. Ingrid Betancourt fait partie de ceux là.
Lorsqu'elle est élue députée en 1994, elle dénonce la corruption des politiques et, en particulier, celle d'Ernesto Samper. Elle est alors menacée de mort à plusieurs reprises, et échappe à un attentat. En 1998, elle fonde son propre parti, "Oxygène", et se présente au Sénat. Elle est la candidate qui, contre toute attente, remporte le plus de voix au niveau national. Encouragée par ce succès inattendu, elle compte bien se présenter aux élections présidentielles de mai 2002.
Mais, le 23 février 2002 en route vers San Vincente, Ingrid et sa directrice de campagne, Clara Rojas, sont enlevées par les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) : sa disparition, sa voix discordante réduite au silence arrange beaucoup de monde.
vous trouverez plus d'info sur les sites :
http://www.betancourt.info/
http://www.4ingrid.com/
Enfin, on sait maintenant que le régime de Fidel Castro a été un soutien et un allié de longue date de la guerilla marxiste en Colombie. Dans "Cuba Nostra" publié en 2005, Alain Ammar écrit :
"Le chef d'Etat cubain, qui désire ouvrir un nouveau front antiaméricain en Amérique latine avec l'argent du Venezuela, arme et soutien les FARC de concert avec son homologue "bolivarien" (Hugo Chavez), d'une manière directe avec des armes légères mais également grâce à un appui financier et des hôpitaux de campagne installés, selon des médecins cubains exilés ayant fui le Venezuela, à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, et consacrés spécialement aux blessés des FARC."
Chronologie
2002 |
2003 |
| 23 février |
24 juillet |
30 août |
Enlèvement d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas
Ingrid Betancourt, candidate à l'élection présidentielle pour son parti Vert Oxygène, et son assistante, Clara Rojas, sont enlevées sur la route de San Vicente del Caguan, zone à forte présence de la guérilla. Ses ravisseurs exigent la libération de guérilleros prisonniers, ce que le gouvernement refuse. |
Des nouvelles d'Ingrid Betancourt
Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) font parvenir une cassette vidéo montrant Ingrid Betancourt demander l'intervention de médiateurs internationaux pour relancer le processus de paix. | Ingrid vivante
"Je suis vivante et en bonne santé", déclare l'otage franco-colombienne dans une vidéo. |
2004 |
2005 |
| 19 novembre |
8 septembre |
13 décembre |
Millième jour de détention
A l'occasion du millième jour de détention d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas par les FARC, les sympathisants de l'otage franco-colombienne et sa famille organisent une marche de solidarité à Paris. D'autres manifestations ont lieu dans le monde. |
Gouvernement et guérilla négocient
Le président Uribe propose aux FARC une suspension des opérations militaires dans la zone de la guérilla afin de négocier un échange de prisonniers. Il exige la libération de 70 otages, dont Ingrid Betancourt, en échange de la libération des membres des FARC emprisonnés. Le 12 septembre, Francisco Galan, chef de l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste), deuxième guérilla du pays, est libéré de prison pour une permission de trois mois. |
Echange d'otages contre des guérilleros
Alvaro Uribe autorise les médiateurs suisses, français et espagnols à négocier un échange humanitaire sur un territoire démilitarisé de 180 km2. Les termes de la négociation stipulent que 59 otages politiques et militaires retenus par les FARC seraient libérés en échange de 500 guérilleros prisonniers.
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2006 |
2007 |
| 1er janvier |
23 février |
Durcissement des positions
Les FARC refusent de négocier avec le président Uribe, lequel avait pourtant accepté la proposition des trois pays facilitateurs de créer une zone de sécurité pour permettre les discussions. L'élection présidentielle a lieu le 28 mai 2006. Les Colombiens renouvellent leur confiance à Alvaro Uribe, qui maintient un discours de fermeté à l'égard des FARC. |
Ingrid Betancourt et Clara Rojas toujours otages
Ingrid Betancourt et Clara Rojas entrent dans leur sixième année de détention. Les négociations sont, pour l'heure, au point mort.
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