| Raul Rivero libre
La libération de Raul Rivero est une nouvelle dont on ne peut que se rejouir, même si elle ne change rien au fond du problème, à savoir l'agonie d'un régime despotique et répressif, qui prive de liberté 11 millions de Cubains.
Une fois de plus, Fidel Castro s'est livré à de sinistres marchandages pour obtenir, avec l'aide de l'Espagne, la levée des sanctions diplomatiques prises par l'Union Européenne, après la vague de répression de mars 2003.
Nul doute qu'une fois la tension médiatique retombée, d'autres opposants prendront le chemin de la prison, pour servir de monnaie d'échange pour d'autres maquignonages, dont le régime de Fidel Castro est coutumier. En attendant il faut se réjouir, mais vite, car il reste encore plus de 300 prisonniers politiques à Cuba, et 11 millions de prisonniers tout court.
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"Je suis certain que le fait d'informer les autres objectivement et professionnellement et d'exprimer par écrit mes opinions sur la société dans laquelle je vis ne peut pas être un crime bien grave ... personne, aucune loi ne me fera croire que je suis devenu un gangster ou un délinquant simplement parce que je signale l' arrestation d'un dissident, ou dresse la liste des prix des denrées de base à Cuba, ou écris que je trouve consternant que plus de 20 000 Cubains s'exilent chaque année aux États-Unis" écrivait Raúl Rivero Castañeda, en 1999. Il a été arrêté au cours des opérations de répression du 20 mars 2003 et condamné à vingt ans de prison ferme assorti du régime carceral de "rigueur maximale" .
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Il faut sauver Rivero et les siens
LE MONDE | 21.04.03 |
Vingt ans : la sentence est très opportunément tombée, en même temps que Bagdad aux mains des marines. Pour avoir pacifiquement rendu compte d'une réalité non conforme aux dogmes du régime cubain, Raúl Rivero, devra donc passer vingt années dans les cachots de Fidel Castro. >>>suite>>> |
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Des poèmes simples et sans amertume que Raul Rivero a écrit dans sa prison. Une préface de Guillermo Cabrera Infante lui rend hommage. |
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27 fév. 2004 : Le prix mondial de la liberté de la presse est decerné par l'UNESCO au journaliste cubain emprisonné Raúl Rivero
Sur recommandation d'un jury international, le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2004 a été décerné aujourd'hui par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, à Raúl Rivero Castañeda, journaliste cubain actuellement détenu.
23 oct. 2003 L'épouse du poète cubain Raúl Rivero se bat contre son emprisonnement
1 oct. 2003 RSF et Sin Visa réunissent artistes et intellectuels à Paris ...
Sous la présidence de Jorge Semprun, un hommage particulier a été rendu au poète et journaliste Raùl Rivero, condamné en avril à vingt ans de prison.
Le poète et écrivain Raúl Rivero emprisonné depuis le 20 mars et détenu dans des conditions inhumaines : lire le témoignage de sa femme, Blanca Reyes.
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| ENNUI DE VASSAL
Les tyrans les plus intenses
sont les plus brefs
Les plus fugaces
Ceux là sont les tyrans intéressants
des fondateurs de l'inquiétude
Pas ces types éternels et ennuyeux
toute leur vie au pouvoir
tant de temps que l'on finit par les aimer
que l'on finit par mourir d'amour pour eux.
Que
Que l'on
Que l'on finit
Que l'on finit par mourir
Raúl Rivero
lire un autre poème de Raul Rivero :
"monologue du coupable" |
Les poèmes de Raúl Rivero sont aussi publiés aux éditions Al Dante, sous le titre "Mandat de perquisition" (titre original : Orden de registro) bilingue - traduit de lespagnol (Cuba) par Jacobo Machover.
Lire le poème de Raúl Rivero "orden de registro", (mandat de perquisition).
commentaire de l'éditeur
La langue de Raúl Rivero est comme sa peine et sa colère : " rentrée ", contenue, elle délaisse léclat au profit de la force. Refusant lexil, le poète cubain égrène les souvenirs dun pays qui la quitté. Aux investigations policières, son Mandat de perquisition oppose un patient repli sur soi, léphéméride dune vie hors datteinte car déjà révolue. De ce passé, Raúl Rivero tire le fil du bonheur, une nostalgie dont lamertume elle-même est une saveur " Rêver à La Havane est un exercice complexe et beau. " Un réquisitoire violent par sa simplicité : de même quil désigne les femmes aimées par leur nom, Raúl Rivero nomme la dictature par ses réalités, faisant apparaître létrangeté de ce régime par contraste, en mêlant description du présent et invocation de la douceur perdue celle des amours et de la liberté.
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Raúl Rivero est né en 1945. Après des études de journalisme à luniversité de La Havane, il se met au service de la révolution de Fidel Castro, et entre à lagence de presse officielle Prensa Latina. Sa rupture avec le régime castriste date de la fin des années 80 : en 1989, il quitte lUnion des écrivains et artistes cubains, et signe en 1991 " La lettre des 10 ", pétition demandant à Fidel Castro des élections libres et la libération des prisonniers politiques. En 1995, il fonde lagence indépendante Cuba Press. Il est aujourdhui le seul cosignataire de " La lettre des 10 " à demeurer à Cuba, en dépit des pressions, des menaces et des arrestations : " dans lespace qui existe entre partir et revenir, il faut fonder la permanence, parce que rester sera toujours un antidote contre le désenchantement et un venin contre loubli ". Sa liberté de circuler a été restreinte, il a été séquestré et menacé à plusieurs reprises, sa famille intimidée et ses documents confisqués. Depuis le mois de mai 2000, il faisait partie de la Société de Journalistes " Manuel Marquez Sterling ", qui sest donné pour mission la promotion de la liberté dexpression et dinformation, ainsi que la formation professionnelle de journalistes cubains.
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La liberté au bout des doigts
Un texte passionnant écrit par Raúl Rivero en avril 2002, un témoignage sur son travail en tant que directeur de l'agence Cuba Press.
Je ne me lève pas chaque matin pour chercher la vérité. Je cherche seulement un peu de lumière pour éclairer la société dans laquelle je vis. Quand j'ai commencé, il y a presque dix ans, à écrire, sans commande précise, j'étais inquiet, j'avais peur et me sentais très fragile. Aujourd'hui, après des milliers de papiers publiés, je suis toujours dans le même état, même si j'ai plus de métier. La peur et l'insécurité me rendent prudent et m'incitent à sélectionner et à vérifier mes sources. Le fait d'assumer cette vulnérabilité me protège de la superficialité, le travail m'aide à mieux m'exprimer et ma responsabilité m'oblige à respecter les gens qui vont me lire. >>>>suite>>> |
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