Mois : juin 2005

  • Le Conseil Affaires Générales et des Relations Extérieures (CAGRE)
    de l’UE a décidé de maintenir en suspens ses sanctions diplomatiques contre Cuba et de réviser la situation en juin 2006, après avoir constaté le manque « de progrès satisfaisants » en matière de Droits de l’Homme à Cuba.

    Les sanctions, adoptées en juin 2003 en protestation contre les condamnations de 75 dissidents, incluaient la
    restriction des visites officielles de haut niveau à Cuba et
    l’invitation de dissidents aux réceptions dans les ambassades de l’UE, ont été suspendues en janvier dernier sur proposition de
    l’Espagne.

    Le texte approuvé par le CAGRE réitère la disposition européenne
    de maintenir un dialogue avec La Havane et exige la libération sans condition des dissidents emprisonnés appelé du « Groupe des 75 ».

    Pour Elizardo Sánchez, qui dirige la Commission cubaine des droits de l’homme,
    considérée illégale par le gouvernement cubain, la décision
    européenne est « un peu contradictoire ».

    « Si l’UE admet qu’il n’y a pas eu d’avancée et que s’est produite ces
    récentes expulsions de parlementaires et journalistes européens, il n’y a
    pas, à mon avis, beaucoup d’arguments pour justifier l’inaction de l’UE face à la situation à Cuba ».

    Vladimiro Roca, de l’Assemblée pour la promotion de la
    Société Civile, a aussi critiqué la décision européenne.

    « S’ils n’ont pas su défendre la décision d’inviter les dissidents à leurs festivités nationales, que pouvons nous attendre ?  »

    Au contraire, Rafaël Leon Rodriguez, du Projet Démocrate cubain, de
    tendance démocrate chrétienne, a approuvé la position de l’UE, et du gouvernement espagnol en particulier, et a encouragé les Européens a
    « continuer le dialogue critique- constructif » avec les autorités
    cubaines et à l’étendre à la société civile.

    Laura Pollán, épouse de Héctor Maseda, un des dissidents
    emprisonnés du Groupe de des 75, et condamné à 20 ans de prison, a reconnu que les gouvernements
    européens « ont été très réceptifs » dans les derniers mois aux
    demandes des conjoints d’opposants en prison, mais « on n’a rien obtenu », at-elle ajouté.

    « Le seul semestre où il n’y a pas eu un seul élargissement a été
    celui-ci », a précisément rappelé Pollán, qui a considéré que  »
    ce qui serait logique serait un changement (dans la politique de l’UE) ».

  • Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé lundi de prolonger jusqu’en juin 2006 la suspension des sanctions européennes contre Cuba, tout en déplorant l’absence de progrès en matière de droits de l’Homme.

    L’Union Européenne, et en particulier l’Espagne, est bien la seule à penser que le dialogue avec Fidel Castro peut encore servir à quelquechose. En 45 ans de pouvoir absolu, le dictateur cubain n’ a jamais fait la moindre concession, autrement que sous la pression.

    « Le Conseil des ministres a décidé que ces mesures resteraient suspendues et seront réexaminées en juin 2006 », a affirmé à la presse le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn, en se référant aux sanctions diplomatiques imposées par l’UE à l’encontre de Cuba en juin 2003 et qui avaient été suspendues en janvier dernier.

    Dans le même temps, les ministres européens ont déploré l’absence de progrès en matière de respect des droits de l’Homme à Cuba et regretté qu’il n’y ait pas eu de « nouvelles libérations de prisonniers politiques », selon des conclusions adoptées par le Conseil des ministres des Relations extérieures réunis au Luxembourg.

    Les ministres ont en outre « condamné de manière catégorique certaines attitudes des autorités cubaines à l’égard de parlementaires ou de journalistes européens expulsés ou interdits de se rendre à une assemblée générale de l’opposition », a indiqué M. Asselborn.

    M. Asselborn faisait référence à la tenue au mois de mai à Cuba d’un congrès inédit de dissidents cubains et aux expulsions décidées par La Havane de parlementaires et de journalistes européens venus assister à la réunion.

    Toutefois, l’UE n’en réaffirme pas moins sa « disposition » à maintenir son dialogue politique avec le régime de Fidel Castro et la nécessité de poursuivre le développement de contacts avec l’opposition cubaine pacifique.

    « Pour rendre ceci possible, il faut maintenir la suspension des mesures prises en juin 2003 », a affirmé M. Asselborn.

    L’Union européenne avait suspendu pour six mois fin janvier, sous la pression notamment du gouvernement socialiste espagnol, les sanctions diplomatiques adoptées contre Cuba en juin 2003 après une dure vague de répression contre la dissidence.

    Depuis 1996, l’UE a adopté une « position commune » sur Cuba, qui lie ses relations avec l’île à l’ouverture démocratique du régime et à l’amélioration de la situation sur le plan des droits de l’Homme.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attitude de l’Union européenne, est plutôt ambiguë : les Européens ont d’abord pris conscience très tardivement de l’existence d’une répression contre les opposants à Cuba, et leur soutien aux dissidents est jusqu’à présent surtout verbal.

    Il faut dire que depuis dix ans ( la loi permettant aux étrangers d’investir à Cuba date de 1995), les Européens (en particulier les Espagnols, 50% des IDE à Cuba) ont généreusement apporté leurs capitaux à Fidel Castro, fermant les yeux sur les violations des droits de l’homme, car trop contents de ravir les meilleures places au nez et à la barbe des Américains.

    Pour faire des affaires à Cuba, les investisseurs européens ont accepté des conditions d’emploi de la main d’oeuvre cubaine indignes, totalement contraires à plusieurs conventions de l’ONU.

    Le salaire des Cubains qui travaillent dans les hôtels pour touristes est misérable : 210 pesos (environ 8 euros, soit 5 centimes de l’heure). Un salaire dont ne voudrait pas un journalier de l’Uttar Pradesh (en Inde le salaire horaire d’un travailleur non qualifié est de 0,5 dollar, 1 dollar pour un employé d’un centre d’appel .

    A ceci s’ajoutent bien entendu les menus inconvénients propres au système socialiste réputé sans classe, donc sans conflit : un syndicat unique au service du parti unique, et l’interdiction de faire grève.

    Une sorte de « capitalisme monopolistique d’Etat » à la cubaine, résultat de l’alliance cynique des investisseurs européens avec le complexe militaro communiste qui impose ses conditions draconiennes d’emploi de la main d’œuvre. Même dans ses rêves les plus fous, le MEDEF n’a jamais envisagé un système d’exploitation (au sens marxiste du terme) aussi efficace.

  • Selon l’Institut de Météorologie de Cuba, cette température a été
    atteinte vers 14H30 (18H30 GMT), en franchissant le
    précédent record de 36 degrés, établi le 21 juin le 2004.

     »Je ne veux pas voir quand arrivera août », est le commentaire le plus
    habituel dans les rues de La Havane, entre les habitans en sueur,
    qui essayent de fuir l’expososition directe des rayons solaires.

    Cette hausse remarquable de la température a obéi à la
    présence d’un flux d’air humide et chaud du sud, en provenance de la mer Des
    Caraïbes, en combinaison avec la faiblesse des vents et la radiation
    solaire intense de ce début de mois de juin, ont expliqué les spécialistes au journal
    du parti communiste cubain, Granma.

    Les prévisions quotidiennes de cette institution prévoient des
    records de 35 degrés pour la zone est du pays, la plus chaude de
    l’île, et pour les territoires intérieurs, où les hautes
    températures ne sont pas allégées par la présence de la mer.

    La sensation de chaleur est rendue plus grande par les hauts niveaux
    d’humidité dans l’atmosphère, autour de 90%, ainsi que par les
    coupures électriques fréquentes qui dans ces jours affectent l’île,
    et qui rendent impossibles de recourir à certains moments aux ventilateurs et aux appareils d’air conditionné.

     »Le temps continuera chaud avec des températures maximales dans
    l’après-midi entre les 32 et 35 degrés Celsius. Dans la nuit ils
    oscilleront entre les 26 et 29 degrés Celsius », a indiqué l’Institut de
    Météorologie dans ses prévisions.

    La Havane s’est aussi reveillée sous des averses torrentielles, qui ont
    empêché beaucoup de personnes d’aller à leurs centres de travail
    et ont provoqué des problèmes dans le transit de véhicules, étant
    donné les inondations de certaines rues.

  • La SIP, qui a son siège à Miami, a considéré que l’expulsion des
    journalistes de Cuba, « est autre échantillon du manque de tolérance du
    gouvernement cubain envers la liberté de presse « .

     »Nous Regrettons la décision du régime cubain qui non
    seulement ne se contente pas de restreindre le libre accès de ses
    citoyens à l’information, mais en outre essaye d’imposer à la
    presse internationale son concept coercitif de la libeté d’informer », a dit le président de la Commission de Liberté Presse et
    Information, Gonzalo Marroquín.

    Entretemps, l’ambassade de Cuba en Italie a déclaré hier que les
    deux journalistes italiens expulsés de l’île avaient  »des cartes
    touristiques avec l’intention délibérée de violer les règles  »et
    n’ont pas demandé visa de travail dans le but de provoquer un
    problème diplomatique.

     »Aucun des deux correspondants rapatriés n’avait sollicité le visa
    établi pour l’entrée dans la République de Cuba », indique la note,
    qui rappelle que les autorités cubaines avaient déjà informé un
    des journaux que les journalistes sans accréditation de presse ne
    pourraient pas travailler, après avoir rejeté un premier journaliste envoyé
    par Il Corriere della Sera sans visa.

    Il est cependant de notoriété publique que les autorités cubaines n’accordent plus depuis plusieurs années, de visa de journalistes aux medias qu’ils estiment hostiles; obligeant ainsi les professionnels de l’information à se rendre à Cuba avec des visas de touristes. De cette façon, le gouvernement cubain se réserve le droit d’expulser quand bon lui semble, un journaliste dont le travail pourrait déranger les autorités cubaines.

    Les autorités italiennes, ainsi que les représentants des moyens de
    communication , ont vivement protesté ce week-end contre
    l’expulsion de Cuba vendredi et samedi des journalistes Francesco
    Battistini, de Il Corriere della Sera, et Francesca Caferri,
    de la Repubblica.

  • L’annonce a eu lieu pour la cloture de la XXV Foire Internationale de Tourisme 2005 qui a eu lieu cette semaine à La Havane avec la participation de professionnels du secteur de 44 pays.

    Les autorités du secteur ont souligné leur pari pour consolider le marché, diversifier le produit touristique de l’île des Caraïbes, et travailler pour augmenter la qualité du service cette industrie.

    Le Ministère du Tourisme cubain, a annoncé une augmentation de 8% des arrivées de touristes pour les quatre premiers mois de l’année, en comparaison avec une période égale de l’année précédente.

    Cuba a reçu 2.048.572 touristes en 2004, le chiffre plus élevé de son histoire. Le décollage de plusieurs marchés émetteurs, la diversification de l’offre, la conception de produits, la réorganisation et une forte politique de commercialisation, entre autres facteurs, ont contribué à ce résultat, selon les autorités touristiques cubaines. Si la tendance actuelle se poursuit pendant le reste de l’année, Cuba pourrait terminer l’année 2005 avec près de 2.200.000 touristes.

    Depuis 1990 le nombre de visiteurs qui voyagent à Cuba a été multipliée par six et les recettes de ce secteur par huit, considéré le plus dynamique de l’économie nationale, avec $2.000 millions de recettes brutes en 2004, selon des données officielles.

    Le tourisme a représenté l’année passée 41 pour cent des recettes de la balance de paiements de Cuba et de manière directe indirecte emploie quelque 200.000 personnes, neuf pour cent de la force de travail active.
    Le Canada est le premier des émetteurs de touristes vers Cuba, puisqu’il représente 40 pour cent des recettes.

  • La chaîne hôtelière espagnole Sol Meliá a reçu 227.796
    clients des 721.818 qui ont visité Cuba au cours du premier trimestre
    de l’année 2005, ce qui représente 31.58% du total des
    arrivées qui ont été enregistrées dans l’île entre janvier et mars 2005,
    sleon les informations données par le directeur Marketing et des Ventes de Sol Meliá à Cuba, M.Gabriel García.

    M.Gabriel García a précisé que les recettes par chambre ont augmenté de 15 pour
    cent , par rapport à la même période de l’année pécédente jusqu’à un total de 100 millions de dollars, avec un prix moyen de 77.38 dollars par séjour.

    De même, García a expliqué que le total des « nuits » enrgistrées dans les 21
    hôtels et resorts que gère Sol Meliá à Cuba a atteint
    1.292.671 ; et que le taux d’occupation moyenne a atteint le très bon chiffre de 83.76%.

    Les principaux pays qui ont contribué à ces
    résultats sont le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni,
    l’Espagne, l’Italie, la France, la Russie et l’Argentine.

    Le directeur Marketing et Ventes a rappelé qu’en 2004 Sol Melia avait reçu 36
    pour cent des 2.048.572 de visiteurs qui ont voyagé à Cuba, en atteignant les 737.106 touristes, ce qui a engendré pour la compagnie des recettes de de 256 millions de dollars, en hausse de 19 pour
    cent par rapport à l’année 2003.

    García, a précisé que Sol Meliá Cuba parie sur un
    tourisme « intégral, diversifié et capable de satisfaire les espoirs
    de tous les segments du marché », et a fait référence à l’importance
    des marchés émergents comme la Chine et a avancé qu’à
    moyen terme il diffusera ses messages promotionnels dans des villes comme
    Pekin ou Shanghai.

    La chaîne hôtelière espagnole célèbre ces jours ci, ses 15
    années de présence à Cuba.
    Durant ces 15 années Sol Meliá Cuba est passé de de 608 à
    8.479 chambres, qui représentent 21 pour cent de des 41.296 qui
    existent pour les visiteurs étrangers à Cuba, et 45 pour cent des 18.991
    places hôtelières opérées par les 17 chaînes internationales
    présentes dans l’île.