Mois : septembre 2005

  • Trois tonnes de cocaïne ont été saisies dimanche par des policiers français et espagnols sur un voilier au large de l’archipel du Cap-Vert, a rapporté mercredi par la presse locale.

    Les deux skippers du voilier Tobago Clipper, de nationalité française, ont été arrêtés à bord et sept autres membres présumés du réseau, pour la plupart originaires de la région parisienne, ont été interpellés en France et en Espagne.

    « Les investigations ont d’ores et déjà permis d’impliquer ce gang de trafiquants dans une autre affaire d’importation maritime de cocaïne vers l’Europe ».

    Le voilier, parti de Cuba et en route vers le Maroc, a été arraisonné près de l’archipel situé en face du Sénégal lors d’une opération menée avec le concours de la marine espagnole. Il est actuellement remorqué vers les îles Canaries où la drogue, conditionnée dans 60 sacs, sera débarquée.

  • La nouvelle, donnés par les autorités cubaines, a touché hier le sud de la Floride, bien que les
    autorités américaines n’aient reçu jusqu’à minuit aucune piste
    provenant de parents, comme il est habituel dans ces cas.

     »Nous avons été toute la journée dans l’espoir d’une
    information de parents à Miami que pourrait aider dans notre
    recherche et recherche », a déclaré Luis Díaz, porte-parole du
    Service des Garde-côtes.

    Selon le rapport des autorités cubaines, la vedette de 28 pieds de longueur a fait naufrage à quelque 30 milles des côtes cubaines, 30
    minutes après avoir quitté Cuba vers Matanzas. Les
    preuves indiquent que le voyage fatidique a été organisé par des
    contrebandiers résidants dans le comté de Miami-Dade.

    Les trois survivants, un homme et deux femmes, ont été secourus par
    le navire marchand Melfi Havane et sont actuellement hospitalisés à Cuba dans un état grave. Le
    trío a été victime de déshydratation et de brûlures du
    second degré.

    Les survivants ont passé cinq jours à la dérive avant d’être
    secourus et livrés aux autorités cubaines, dans la nuit de
    dimanche.

    Le gouvernement cubain n’a officiellement donné aucun nom, et la presse officielle de l’île n’a fait aucune mention de
    l’incident.

    La vedette immatriculée en Floride a été trouvée hier, vers 4 a.m., flottant dans la mer : apparemment, les contrebandiers sont parmi les
    disparus.

     »C »est une histoire horrible et je crois qu’elle en dit beaucoup sur le
    manque de scrupules des contrebandiers », a commenté le commandant
    Chris ÓNeil. « Ce cas démontre deux choses : le désir incroyable
    de survivre de ces trois personnes et le suicide que représente un voyage
    clandestin vers les Etats Unis « .

    Dans l’histoire des naufrages dramatiques de Cubains dans le
    détroit de la Floride, la plus grande catastrophe des dernières dix
    années remonte à novembre 2001, quand un bateau parti
    de Pinar del Rio a chaviré avec 30 passagers disparus.

    En août le 2002, quatre cadavres ont été retrouvés, des 25
    immigrants cubains qui ont disparu en essayant d’atteindre les côtes
    de la Floride. En décembre 1998 une vedette a fait naufrage près d’Elliot
    Key avec un solde 14 morts et de neuf survivants.

    Cette année a été particulièrement active dans les voyages
    illégaux depuis Cuba vers les côtes de Floride. Depuis janvier 2005
    jusqu’à présent, le Service des Garde-côtes a intercepté 1.863
    immigrants cubains.

  • « A Cuba, l’annonce d’un procès vaut l’annonce d’une condamnation. Le nom d’Oscar Mario González Pérez va venir s’ajouter à la longue liste des 21 journalistes emprisonnés depuis mars 2003 au seul motif d’exercer leur métier librement et de ne pas partager les vues du pouvoir.

    Le régime cubain donne une nouvelle fois toute la mesure de son arbitraire et de sa paranoïa. Comme par hasard, à l’issue d’une vague d’arrestations qui rappelle cruellement le « printemps noir » de 2003, la répression se concentre sur un journaliste, un avocat et un militant démocrate », a déclaré Reporters sans frontières.

    S’il passe en jugement prochainement , il ne fait guère de doute que la dernière victime en date de la répression castriste, subita le meme sort que ses collègues jugés en avril 2003. Procès expéditif, droit de la défense inexistant, huis clos permettant tous les abus et au final une condamnation totalement disproportionnée de 15 à 20 ans de prison, pour délit d’opinion.

    Les dissidents interpellés le 22 juillet, dont Oscar Mario González Pérez, ont voulu alerter l’UE sur la situation des droits de l’homme à Cuba. « Nous demandons à l’UE, en ces circonstances, de reconsidérer sa position à l’égard de l’île et d’exercer les pressions nécessaires pour que tous les dissidents soient libérés », a ajouté l’organisation dans une lettre adressée à la présidence britannique de l’UE.

    Oscar Mario González Pérez a été arrêté avec 33 autres dissidents, le 22 juillet à La Havane, juste avant une manifestation prévue devant l’ambassade de France critiquant la « normalisation » des relations entre l’UE et Cuba. Parmi les 33 interpellés, neuf sont toujours détenus, dont trois tombent sous le coup de la loi 88 : Oscar Mario González Pérez, l’avocat René Gómez Manzano et le militant politique Julio César López.

    « Mon père est passé par quatre commissariats différents depuis son arrestation. Dans la matinée du 27 juillet, un juge de La Havane lui a notifié son procès, a confirmé à Reporters sans frontières Elena Isaieva, la fille du journaliste, exilée à Uppsala (Suède). Le procès risque d’être rapide et la condamnation très lourde. Mon père est âgé de 61 ans. C’est comme s’il allait être condamné à mort. Jusqu’au dernier moment, j’ai pourtant espéré ». La date du procès n’a toutefois pas été précisée.

    Le 24 mars, Oscar Mario González Pérez avait été convoqué et interrogé par deux officiers de la Sécurité de l’Etat à La Havane. Il avait été menacé de ne plus revoir sa famille s’il poursuivait ses activités journalistiques. Le journaliste avait refusé la proposition qui lui avait été faite de rejoindre sa fille en Suède. A la suite de cet épisode, il avait assuré à Reporters sans frontières qu’il ne renoncerait pas à son métier et continuerait à écrire. « C’est son tempérament, il cèdera jamais », a confié sa fille à Reporters sans frontières.

    Parmi les 21 journalistes encore emprisonnés depuis la vague répressive du 18 mars 2003, trois sont membres de l’agence Grupo de Trabajo Decoro. Héctor Maseda Gutiérrez, Omar Moisés Ruiz Hernández et José Ubaldo Izquierdo Hernández ont été condamnés respectivement à 20 ans, 18 ans et 16 ans de réclusion, au titre de la loi 88.

    Véritable loi d’exception, promulguée le 15 mars 1999, ce texte a pour objectif officiel de « répondre aux attaques répétées des Etats-Unis contre l’indépendance et la souveraineté de Cuba », en sanctionnant « les actions qui, en accord avec les intérêts impérialistes, cherchent à subvertir l’ordre interne de la Nation et à détruire son système politique, économique et social ».
    La loi prévaut sur toute législation antérieure et donne toute latitude au régime pour étouffer les voix dissidentes, sous prétexte d’agression extérieure.