Mois : juillet 2006

  • La France et la Grande-Bretagne sont en bas de la liste de ce classement dont les méthodes de mesure et de calcul n’est pas précisée.

    Un centre d’études, la New Economics Foundation (NEF)(http://www.neweconomics.org), a composé un index « Planète Heureuse » qui permet de classer 178 pays en comparant leur consommation de ressources naturelles, leur esperance de vie et leur degré de bonheur.

    Derrière la minuscule île du Vanuatu, dans le Pacifique, première du classement, les mieux placés sont les Etats d’Amérique Centrale du Sud et de la Caraïbe : Colombie 2e, Costa Rica 3e, Panama 5e, Cuba 6e, Honduras 7e, Guatemala 8e.

    En comparaison, les performances des pays du G8 (les plus industrialisés) sont médiocres: la Grande-Bretagne arrive en 108ème position, la France 129ème et les Etats-Unis 150èmes.

    Andrew Simms, le director de la NEF reconnaît que « le classement des pays peut avoir l’air surprenant » mais que l’index « Planète Heureuse » « permet de mesurer le succès ou l’échec des pays à offrir à leurs citoyens une vie agréable, tout en respectant l’environnement ».

    Parmi les plus mal classés également, la Russie (172), l’Ukraine (174) et le Zimbabwe, bon dernier.

  • Une commission chargée de la politique américaine à Cuba recommande au président Bush un plan d’action dont l’objectif est de soutenir un éventuel gouvernement transitoire sur l’île de Fidel Castro.

    Ce rapport, rédigé par la Commission d’assistance à un Cuba libre (Commission for assistance to a free Cuba), que la secrétaire d’État Condoleezza Rice co-préside avec le secrétaire au Commerce Carlos Gutierrez, relève que le gouvernement cubain est entré dans un processus de succession cherchant à garantir la survie du régime.

    «Fidel Castro (qui aura 80 ans en août prochain) a conscience de sa propre mortalité et de la mortalité du régime en faillite qu’il dirige. Il travaille sans relâche à le faire survivre» au-delà de son «incapacité physique, de sa mort ou s’il est évincé», note le rapport.

    « Le gouvernement américain devra être prêt bien à l’avance pour fournir une assistance à un éventuel gouvernement transitoire cubain. » note la Commission pour l’assistance à une Cuba libre, instaurée par George W. Bush en 2003.

    L’un des principaux points de ce programme est l’octroi de 80 millions de dollars d’aides en faveur d’un gouvernement transitoire après la mort du leader communiste cubain. Il s’agit du deuxième rapport de cette commission, coprésidée par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le secrétaire au Commerce Carlos Gutierrez.

    De son côté, le Miami Herald, quotidien de Floride a grand tirage, détaille la ventilation des 80 millions de dollars d’aides. « Le projet recommande d’utiliser 31 millions de dollars pour soutenir « la société civile sur l’île » ; 10 millions pour financer les échanges académiques et un nouveau programme de bourses pour que les Cubains puissent étudier à l’étranger ; 24 millions pour mettre fin « au blocus de l’information » du gouvernement castriste, en finançant la diffusion de programmes anticastristes par satellite et en installant des équipements permettant la réception d’émissions internationales ; et 15 millions de dollars pour soutenir les efforts internationaux en faveur de l’opposition cubaine et préparer une transition démocratique après Castro. » Outre ces 80 millions de dollars étalés sur deux ans, le plan prévoit ensuite une aide annuelle de 20 millions de dollars pour des programmes en faveur de la démocratie.

    Toujours selon le Miami Herald, la Commission « recommande un grand effort diplomatique pour contrer « l’axe Venezuela-Cuba » et identifie le président vénézuélien Hugo Chávez comme le personnage central dont la richesse pétrolière pourrait rendre possible la prolongation d’un régime communiste après la mort de Castro.

    Un durcissement de l’embargo en place depuis 1961 est également recommandé à travers notamment la création d’une équipe pour appliquer de manière plus stricte les sanctions existantes contre les sociétés faisant des affaires dans l’île.

    À la différence du premier rapport de cette commission, rédigé en 2004, le rapport 2006 contient une annexe gardée confidentielle pour des raisons de sécurité nationale, ce qui a conduit les autorités cubaines à dénoncer un plan «secret» des États-Unis pour précipiter la fin du gouvernement de Fidel Castro.

  • Selon une note publiée par la « lettre de La Havane » (une publication de l’ambassade de France à Cuba), le nombre des entrées de touristes à Cuba en avril 2006 (230 048) a été
    supérieur de +6,7 % par rapport à la même période 2005. Pour les 4 premiers mois, 970 514 visiteurs sont venus, soit +3,3% par rapport à 2005, contre +9% pour 2004/2005.

    4 996 vénézuéliens sont entrés en avril, soit 34 769 (+38,5%) pour la période cumulée. Plus de 250 000 sont attendus cette année dans le cadre de l’opération « Milagro », contre 185 000 l’année dernière et 86 000 en 2004 (+115%). Il s’agit d’un programme de chirurgie oculaire dont Cuba s’est récemment fait une spécialité, et qui fait notamment partie du programme d’échange de services contre du pétrole avec le Venezuela

    On note une légère remontée des visiteurs canadiens de +2,4% en avril (26% des entrées à Cuba en 2005), mais une baisse globale de -2,1% sur les 4 mois.
    Les anglais (+22,4% globalement) et les espagnols (+8,4%) continuent de venir plus nombreux, tandis que le nombre des français en visite à Cuba régresse (-16,8% en avril et -7,1% jusqu’à avril).

    En fait sont comptabilisés comme « touristes », tous les voyageurs entrant sur le territoire cubain et de nationalité étrangère : par conséquents les dizaines de milliers de ressortissants de pays sud-américains soignés gratuitement à Cuba, entrent également dans cette statitisque.