TABLE DES MATIERES
I - Fidel Castro: Le survivant
- Un social-surréalisme
- Une revendication de reconnaissance
- De pyromane à pompier
- Commandant à tout-faire
- Castrothon à La Havane
- La malédiction de Mickey
- Le sex-appeal du Commandant
- Faux semblants et gros mensonges
- Les morts-vivants
II - Le "système" Castro: une architecture totalitaire
- Le théâtre du consensus
- La "surveillance révolutionnaire"
- Les mots du pouvoir
- Le "zonzon" idéologique
- Le régime en armes
- Les spécialistes
- Le Goulag tropical
- La "meilleure des démocraties"
- Que reste-t-il de leur jeunesse ? (Le socialisme ou la mort)
III - "Luchar": la guérilla au quotidien
- 38 ans de rationnement
- Les pompes à phynances
- Sous le pavé de la rue, le marché
- "Fidel a encore éteint la lumière"
- A pied, à cheval ou à vélo
- Un barbecue sous les toits
- Citoyen de deuxième zone
- L'humour quand même
IV - Lurne brisée
- Cavalières sur le Malecon
- Le délit un défi pour la révolution
- Péril en la demeure
- Une bombe sociale à retardement
- American Dream
- Le désastre du départ
- La peur au ventre
- La révolution perd ses couleurs
- Sauve-qui-peut, la culture
V Une économie en sursis
- Une économie en trompe loeil
- Des caisses désespérèment vides
- Sucre amer (une sidérurgie des Tropiques)
- L'agriculture ne nourrit pas ses hommes
- Lactivité en panne sèche
- Un tourisme peu rentable
- Le capitalisme : la chasse gardée du régime
- Le communiste cubain est un loup pour lhomme
- La peur des Piranas
VI - Lentrée au bunker
- Les courroies de transmission patinent
- Sexe, mensonges et vidéos capitalistes
- La poigne
- Lère glaciaire du socialisme tropical
- Fidel Castro envoie le pape au diable
- Les retrouvailles de Castro avec la peine capitale
- La folie bleue
- Les pelès, les galeux
- La purge
VII - Jusqu'à quand ?
- Le lendemain pour seul horizon
- La peur du changement
- Une longueur davance
- LEtat socialiste privatise
- Les visages hideux de lavenir
- Le temps dagir
- La Patrie est à tous
- Lembryon dune société civile
- Seulement des hommes qui écrivent
- Lexemple de la diplomatie ibéro-américaine
VIII Entre les mains de Dieu
- Le retour à la foi
- Les couleurs de lAfrique
- Protestants : les liaisons dangereuses
- Les Juifs entre permanence et exil
- Des drôles de catholiques
- Laïcs : à lassaut de nouvelles frontières
- Papa para todos
- LEglise sur la corde raide
IX La responsabilité de l'Amérique
- La tentation annexionniste
- L'embargo: une relique tropicale de la guerre froide
- David et Goliath sont dans un bateau
- Les lobbies anti-embargo
- Une politique sous influence
- La hantise de la crise migratoire
- La diplomatie du base ball
X Le voyage à Cuba
- Le chapeau, avec sel ou sans sel ?
- Dilemme diplomatique : comment faire louverture sans la fermer ?
- Ma photo avec Castro
- Homme daffaires à Cuba
- Rhum, sexe et socialisme
XI La transition inévitable
- Le piège de la peur
- Une transition menée par Castro (le scénario chilien)
- La révolution de palais (le scénario tunisien)
- Le chaos (le scénario haïtien)
- Le scénario constitutionnel
- Le pacte de transition (le scénario espagnol)
- Le scénario politico-militaire
| Lîle du docteur Castro (extraits)
« Dans lîle trompeuse, le temps sest arrêté. Les touristes adorent : les vieilles Cadillac, les palais décrépits, les slogans de leur jeunesse en grandes lettres noires sur fond de poings levés saffichent çà et là au détour dun carrefour, dune avenue
Les Cubains, eux, triment, inventent le quotidien pour ne pas succomber à la désespérance. (
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Un avenir confisqué promis aux seuls sacrifices, à la seule inertie de l'habitude, au sursaut de l'instinct de survie: la crise que traverse Cuba n'est pas seulement d'ordre économique, politique ou social, elle atteint chaque individu au plus profond de son existence. (
)
Après quarante ans de socialisme, de milliers d'exils déchirants, il n'est pas facile d'imaginer une autre vie. Sest formé un consensus de la peur du saut dans le vide. C'est ainsi que les Cubains envisagent la perspective, qu'ils savent pourtant inéluctable, du changement. (
)
Fidel Castro ne veut évidemment pas le savoir, mais les faits sont là : l'après-castrisme a commencé. Cuba, comme dernière tranchée tropicale du marxisme-léninisme n'a plus qu'une existence virtuelle depuis que le dollar a été légalisé en 1993, le jour de l'anniversaire du Lider Maximo. Dès cet instant, le régime cubain est entré dans une autre dimension, une autre stratégie. Tenir, quoiqu'il en coûte, jusqu'à la fin. La fin, oui, mais jusqu'à quand ? Cette question est la seule qui compte aujourd'hui à Cuba et le destin de chacun est déterminé par la réponse qu'il y apporte. Les uns s'enfoncent dans le désespoir, certains se jettent sur un radeau, d'autres de moins en moins nombreux- adhérent au Parti communiste. Le plus grand nombre se met au diapason et se contente de survivre. Tous savent désormais que le régime est mortel. Apparatchiks, dissidents et militants catholiques partagent paradoxalement un même souci. Mettre à profit ce temps suspendu, incertain, entre l'après-castrisme et l'après-Castro pour préparer l'avenir, pour être dans le train de l'histoire lorsqu'il s'ébranlera de nouveau, quittant enfin la voie sans issue où il s'est arrêté. »
"L'ile du docteur Castro" a été publiée en espagnol et en portugais (du Brésil):
"La isla del doctor Castro / la transicion secuestrada"
Editorial Planeta (Barcelona)
"A ilha do doutor Castro / A transiçao confiscada"
Editora Peixoto Neto (Sao Paulo)
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