La crise des missiles de Cuba
Le 15 octobre 1962 Kennedy découvre sur son bureau des photos prises la veille par un avion espion U2. Ces clichés ne laissent planer aucun doute sur les mouvements de troupes soviétiques enregistrées à Cuba: cinq bases d'engins balistiques sont en construction et 24 unités de missiles de portée intermédiaire sont identifiables.
Dans l'état major américain c'est la consternation : tirés de Cuba ces missiles ont la portée suffisante pour frapper presque toutes les villes et les installations militaires américaines en quelques minutes.
Kennedy intervient à la télévision pour annoncer de façon dramatique aux Américains la présence des fusées à Cuba et termine son allocution en déclarant "Nous ne courrons pas sans nécessité le risque d'une guerre mondiale dans laquelle les fruits de la victoire seraient comme des cendres dans notre bouche, mais nous ne reculerons pas face à ce risque à tout moment où il faudra l'envisager." Le dés sont jetés : lAmérique a choisi la fermeté.
Les militaires, et en particulier les membres du conseil de sécurité, envisagent alors toutes les solutions : débarquement, bombardement surprise, et blocus naval.
Au sein du "comité executif" (executive commitee, ou excomm) les débats se poursuivent presque en permanence autour du président et de son frère Robert Kennedy.
Finalement cest loption plus modérée du blocus de l'île qui lemporte : lAir Force et la flotte américaine prennent place et reçoivent des consignes formelles de fermeté. Navires, avions et sous marins ne sont autorisés à poursuivre leur route qu'après vérification de leur cargaison et seulement si elle ne contient aucun matériel militaire. Kennedy exige en outre le retrait immédiat des fusées.
25 navires soviétiques font alors route vers Cuba. Le monde occidental est en état d'alerte maximale.

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