|
L'Executive Commitee (ExComm)
| Émanation du Conseil
national de Sécurité (NSC) créé par le
président Truman en 1947, le Comité
exécutif (ExComm), dont les
débats sont enregistrés, est une cellule de crise chargée
d'élaborer, sous la direction du président, les ripostes
américaines. Dissous en février 1963, l'ExComm
se révèle si performant qu'il est ensuite recréé
sous le nom de Groupe permanent. |

 |
| Outre Kennedy, l'ExComm
comprend notamment : |
Lyndon
Johnson (1908-1973) est un Texan élu représentant en
1937 et sénateur en 1949. Rival de Kennedy à l'investiture
démocrate pour l'élection de 1960, il devient son vice-président.
Kennedy le consulte pendant la crise de Cuba, notamment sur les réactions
au sein du Congrès dont il est un expert. Devenu président
après l'assassinat de Kennedy et réélu en 1964, il
lance de vastes réformes sociales et politiques, tout en intensifiant
l'engagement américain au Vietnam.
Robert
F. Kennedy (1925-1968) est le jeune frère du Président et
aussi son plus proche collaborateur. Après avoir été
avocat, il devient ministre de la Justice (1961-1964). Il joue un rôle
déterminant lors des débats au sein de l'ExComm.
Alors qu'il se présente à l'élection présidentielle
de 1968, il est à son tour assassiné.
Theodore Sorensen (né en 1928), avocat, assistant du sénateur
Kennedy (1953-1960) puis conseiller spécial du Président (1961-1964). Il fait figure de plus loyal collaborateur de Kennedy. Favorable
à un blocus de Cuba, il rédige le discours prononcé par Kennedy le 22 octobre.
Dean
Rusk (1909-1994) gravit les échelons du Département d'État,
avant de le diriger de 1961 à 1968. C'est un diplomate expérimenté
qui a déjà servi sous Truman. Il est l'un des artisans de
la politique américaine au Vietnam. De 1969 à 1984, il enseigne
à l'université de Géorgie.
McGeorge Bundy (1919-1996), universitaire (président de la faculté
des Arts et Sciences de Harvard) et républicain, est appelé
par Kennedy pour être son conseiller pour les affaires de Sécurité
nationale (1961-1966). Considéré comme un " faucon
", il se prononce pour une attaque aérienne massive contre
Cuba. Il influence ensuite la politique américaine au Vietnam.
Il préside enfin la Fondation Ford (1966-1979) et enseigne à
l'université de New York.
Robert
MacNamara (né en 1916), secrétaire à la Défense,
est un technocrate qui fut président de Ford. Il a la confiance
de Kennedy. Durant la crise de Cuba, il plaide en faveur du blocus. Il
est l'un des promoteurs de l'engagement américain au Vietnam.
George W. Ball (1909-1994), d'abord sous-secrétaire d'État
pour les Affaires économiques puis sous-secrétaire d'État
(1961-1966), met en uvre l'embargo contre Cuba. Il est partisan
du blocus naval et hostile à des mesures militaires offensives.
John
McCone (né en 1902), homme d'affaires républicain, adjoint
au secrétaire à la Défense (1948) et sous-secrétaire
à l'Air Force (1950-1951), directeur
de la Commission de l'Énergie Atomique (1958-1960). Il devient
en novembre 1961 directeur de la CIA après le fiasco de la Baie
des Cochons, en remplacement d'Allen Dulles. Il dirige la CIA jusqu'en
1965. Dès août 1962, il émet l'hypothèse que
le déploiement de SAM-2, repérés
par un U-2, est destiné à protéger
des bases de missiles nucléaires.
Général
Maxwell Taylor (1901-1987), chef d'état-major de l'Armée
sous Eisenhower, puis chef d'état-major général (1962-1964).
C'est un ami fidèle de Kennedy ; il défend une ligne dure
lors de la crise de Cuba. Il est ambassadeur au Vietnam (1964-1965), avant
de devenir conseiller spécial du Président.
Llewellyn Thompson (1904-1972) est ambassadeur à Moscou de juillet
1957 à juillet 1962. Il est favorable à un blocus de Cuba.
Il est ensuite ambassadeur itinérant (1962-1967) puis sous-secrétaire
d'État.
John McCloy (1895-1989) est une personnalité éminente de
la vie politique américaine, ayant côtoyé sept présidents.
Il est notamment président de la Banque mondiale et haut-commissaire
en Allemagne, avant de devenir l'un des principaux conseillers de Kennedy.
Il coordonne les négociations américano-soviétiques
sur Cuba à l'ONU.
Paul H. Nitze (né en 1907), banquier, directeur du Policy Planning Staff (1950-1953), secrétaire adjoint à la Défense
(1961-1963). C'est un " faucon " qui recommande une action militaire
immédiate contre Cuba. Il dirige également le groupe chargé
d'élaborer des ripostes à une éventuelle action soviétique
contre Berlin. Il est ensuite secrétaire à la Marine (1963-1967)
et enfin sous-secrétaire à la Défense.
C. Douglas Dillon (né en 1909), homme d'affaires républicain,
ambassadeur à Paris (1953-1957), sous-secrétaire d'État
(1959-1961), est choisi par Kennedy pour être secrétaire
au Trésor (1961-1965). Anticommuniste, il est un " faucon
" qui se prononce pour une attaque contre les bases cubaines, avant
de se ranger à un avis plus modéré.
Alexis Johnson (1908-1997), sous-secrétaire d'État pour
les affaires orientales (1951-1953), ambassadeur en Tchécoslovaquie
(1953-1958), ambassadeur en Thaïlande (1958-1961), sous-secrétaire
d'État adjoint pour les Affaires politiques (1961-1964), vice-ambassadeur
au Vietnam (1964-1965), sous-secrétaire d'État (1965-1966).
Kenneth O'Donnell (1924-1977), assistant particulier de Kennedy.
Roswell Gilpatric (1906-1996), sous-secrétaire à l'Air Force (1951-1953), président de l'Aerospace Corporation (1960-1961),
secrétaire adjoint à la Défense à partir de
janvier 1961.
|