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Journaliste indépendant, Ricardo González Alfonso a été condamné à 20 ans de prison en mars 2003 pour avoir dirigé la publication de « De Cuba », la première revue indépendante à paraître depuis la Révolution cubaine de 1959.2086 jours se sont écoulés depuis le 18/03/2003, jour de l'arrestation de Ricardo Gonzalez à La Havane |
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Revolucion
Naïve (2005-05-03) |
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Pas facile de revenir quand on a sorti juste avant un album aussi réussi que "Mulata". Mais il faut reconnaître que Raul Paz s'en sort plutôt bien : il a su garder l'essentiel avec des mélodies simples mais accrocheuses et un style bien a lui, mélange de pop latino et de salsa. Cette fois d'ailleurs, c'est plus le coté "trova" qui l'emporte sur le fond afro cubain qui dominait le précédent album. "Revolucion" et "Buena suerte"sont des titres taillés pour cartonner et qui devrait logiquement se retrouver au top dans pas longtemps.
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Son dernier album "Revolucion", a failli s'appeler Paz, tout simplement. Paz comme « paix », en espagnol. |
| Des mélodies simples mais accrocheuses et un style bien a lui, mélange de pop latino et de salsa. | ![]() |
présentation de l'éditeur
Son dernier album "Revolucion", a failli s'appeler Paz, tout simplement. Paz comme « paix », en espagnol. Paz comme Raul, car c'est son vrai nom.
Donc ce disque, son troisième opus officiel, s'appelle Révolution. Ou plutôt Revolución, à l?espagnole, avec un « c ». Disons qu'il s?appelle à la fois Paz et Revolución. Paix et Révolution, tout un programme.
Revolución est le titre de l'une de ses douze nouvelles chansons. À propos, Raul, pourquoi Revolución ? « Parce que c'est sans doute le mot que j'ai le plus entendu depuis que je suis né, partout, tout le temps » répond Raul.
Qu'on ne compte pas sur Raul Paz pour dénigrer son île et son peuple, même s'il estime que « la révolution s'y est arrêtée il y a trente ans ». C'est là qu'il a appris à chanter, aussi loin qu'il s'en souvienne, en écoutant la guajira, cette country music made in Cuba.
Coup de chance : il est repéré par Ralph Mercado, fondateur du label RMM, « inventeur » de la salsa aux Etats-Unis. C'est à Miami, dans les studios de Gloria Estefan, qu'il enregistre son premier disque, Cuba Libre. Rebaptisé Imaginate pour le marché américain, le disque est un succès, avec près de 100 000 copies et le « award » de la révélation masculine décerné par la presse américaine. Raul Paz multiplie les concerts aux Etats-Unis. Sa carrière est bien lancée. Mais, après la mort de Celia Cruz et de Tito Puente, Ralph Mercado met la clef sous la porte. Fin provisoire de l?aventure américaine.
Raul rentre à Paris et s'y installe pour de bon. Il prend un appartement près de la place du Colonel Fabien, « histoire de ne pas être trop dépaysé », dit-il, et signe avec Naïve, le label de Patrick Zelnik. Fruit de cette nouvelle collaboration, Mulata paraît en 2003. En France, c'est l'album de la révélation. Raul Paz réinterprète la musique cubaine en y intégrant des beats hip-hop, du dub, des riffs de rock et un groove qui n?appartient qu'à lui. Mulata se vend à 60 000 exemplaires.
Revolución creuse le sillon ouvert avec Mulata. Raul Paz a enregistré ce nouveau disque à La Havane, en novembre dernier, dans les studios Egrem, là où sont nés la plupart des petits chefs d'oeuvre de la musique cubaine, notamment ceux du Buena Vista Social Club. « J'adore ces studios, dit Raul, en décrivant le vieux piano délabré qui trône là-bas. Ils ont une réverbération qu'on ne trouve nulle part ailleurs, un son « années 50 » qui n'a jamais été égalé depuis ». Attention : s'il revendique fièrement ses racines, toutes ces musiques qui ont fait la gloire de Cuba, - mambo, boléro, montuno, guajira, cha-cha-cha etc. -, le « french cubano » ne donne pas dans la nostalgie, ni dans le folklore. Il fait la musique cubaine du XXI e siècle. Revolución a été mixé à Paris, avec Danya Vodovoz, pianiste classique russe converti à l'électronique, l'homme qui était déjà aux manettes de Mulata, puis masterisé chez Sterling Sound à New York.
D'une tonalité plus pop que le précédent, ce troisième album de Raul Paz contient quelques titres qui devraient rapidement casser la baraque : Revolución, Buena suerte, Soledad, Mujeres sont de ces mélodies qui vous entrent dans la tête pour ne plus jamais en sortir. La richesse rythmique fait le reste. Quant aux paroles, ce sont de petits joyaux à lire ?ou plutôt à écouter - au deuxième ou au troisième degré.
« Mes chansons disent toujours plusieurs choses à la fois », dit Raul, adepte du « real maravilloso », ce « réel merveilleux » qui fait la gloire de la littérature latino-américaine. Mais nul besoin de comprendre l'espagnol pour apprécier les textes. On s'en aperçoit pendant les concerts, où ses fans, de plus en plus nombreux, reprennent en ch?ur des refrains qu'ils chantent, pour la plupart, phonétiquement. « Sur scène, je suis chez moi », dit Raul Paz, qui dégage en concert une énergie, une rage et une passion peu communes. Ce n?est pas pour rien si Alfredo Arias lui a confié un des rôles-titres de Mambo Mystico, sa nouvelle comédie musicale crée ce printemps à Chaillot.
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biographie de Raul Paz
