LES NEWS
14 avril
Exécutions à Cuba: la fin d'un moratoire de trois ans
11
avril Des peines de six a 28 ans de prison pour 75 opposants cubains
le poete
et écrivain Raul Rivero condamné à 20 ans de prison
LA HAVANE (AFP) - L'écrivain et poète
cubain Raul Rivero, directeur de l'agence indépendante Cuba Press,..
Ileana
et Jorge, le coeur a Cuba (le Monde
du 11 avril)
10 avril Fin des procès
expéditifs de dissidents cubains
10 avril La dramatique
aventure de deux Francaises à Cuba
3 avril Retour a Cuba
du ferry détourné vers les Etats-Unis
(02.04.2003)
Le Figaro.fr
: Castro relance la répression contre la dissidence
01
avril Un avion cubain détourné atterrit en Floride,
le pirate de l'air interpellé (AFP)
20 mars Un avion de ligne cubain détourné
atterrit en Floride sous escrote aérienne américaine AP
...-- Un avion de ligne cubain détourné
a atterri mercredi soir à Key West en Floride après avoir été
escorté par l'armée...
19 mars (AP)
Cuba annonce l'interpellation de dissidents et des restrictions sur les déplacements
des diplomates américains
LA HAVANE (AP) - Le gouvernement cubain a annoncé
avoir interpellé plusieurs dizaines de dissidents.....
19
mars Vague d'arrestations à Cuba
Le gouvernement cubain a annoncé mardi soir à
la télévision l'arrestation de "plusieurs dizaines de personnes",
accusées d'être liées à des actes de "conspiration"
(le Monde et AFP)
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EDITO
Si loin, si près de l'Irak
Sur tous les billets
de banque de Cuba il est écrit depuis 1959, année de la révolution
cubaine "Cuba, territoire libre d'Amérique". Il va falloir les réimprimer
d'urgence. Fidel Castro a profité de la tempête médiatique
sur l'Irak et de la chute de Saddam pour réaliser dans son pays une
opération de répression sans précédent. Une maigre
et pacifique opposition (78 personnes désormais toutes en prison
pour des peines de 6 a 28 ans) avait eu l'invraisemblable idée d'imaginer
défendre pacifiquement à Cuba un point de vue différent
de celui du régime.
Procès expéditif (3 jours), audience à
huis clos, accusation sur mesure alimentée par des agents double infiltrés
: rien n'a manqué a la sordide mise en scène stalinienne.
Comment ne pas écrire ces lignes sans amertume ? Je
vois Fidel Castro s'enfoncer lentement dans la paranoïa des dictateurs
en fin de règne et rejoindre aux poubelles de l'histoire Saddam Hussein,
Ceausescu, et autres Kim il Sung. Mais le parallèle s’arrête
là : le régime cubain n'a pas encore sombré dans la
dérive sanguinaire des autres dictateurs déchus. A Cuba il
n'a pas de salles de torture dans les prisons comme en Irak, il n'a pas des
milliers de "disparus" comme dans le Chili de Pinochet ou l'Argentine des
généraux. Mais pour combien de temps encore ?
La semaine dernière, trois jeunes cubains désespérés
ont été fusillés sans autre forme de procès pour
avoir tenté de détourner un bateau vers la Floride : une sanction
cruelle et disproportionnée alors que le drame n’a finalement fait
aucune victime. Un nouveau signe de durcissement qui porte plus encore que
les autres, la morbide signature de Castro : Fidel a dirigé en personne
les forces spéciales qui ont mis fin à la prise d’otage. Tout
ça dans l’indifférence totale.
Crise économique profonde, repression, crispation
du pouvoir, fuite des élites à l'étranger : tous les
ingrédients sont réunis pour une catastrophe. Une catastrophe
qui peut encore être évitée, ne serait ce qu'en autorisant
au sein des institutions existantes un minimum de débat démocratique.
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