a notre avis
On s'y attendait c'est vrai, mais pas à ce point là : le sexe est ici considéré comme un art, ou plutot come une sorte de pilier du récit, la clé de voute d'un personnage dont l'obsession constitue le principal trait de caractère. Par moment on sent nettement l'angoisse de la page vide poindre derrière cette litanie d'éjaculations, et cette marée de sperme et de sécrétion qui se déverse presque dans chaque chapitre. Malgré (ou à cause) de ses outrances, on ne peut cependant s'empecher d'éprouver une certaine sympathie pour le personnage principal, et pour ses minables magouille de titi havanais inspirées par la nécessité de survivre. Malheureusement, la partie de ce roman qui se déroule en Suède perd beaucoup de son originalité : elle se limite à un tête à tête où les stéréotypes abondent pour décrire la scandinave reservée et un peu "coincée", perdue dans sa passion pour le cubain, champion de l'amour débridé et des excès en tous genres.
OL
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