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Primaires aux Etats Unis: participation massive en Floride

Près de 1 million d’habitants de la Floride ont déjà voté en avance pour les primaires de l’Etat. Un signe que la participation aux primaires du mardi 29 janvier devrait battre un record. La dernière fois qu’une primaire a été aussi disputée, tant côté démocrate que républicain, 1,34 million d’électeurs s’étaient mobilisés – 10,2 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes en Floride (4e Etat le plus peuplé des Etats-Unis). Parmi ceux qui ont déjà voté, près de 474 000 sont républicains et 405 000 démocrates.

Traditionnellement, la communauté cubaine de Floride est plutôt favorable au candidat républicain, mais la jeune génération tend à se répartir plus équitablement entre les deux partis.

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La porte parole de Bush ne connaît rien à l’histoire de Cuba

missile62 Incontestablement, ça fait désordre et on arrive à peine à croire que des personnes qui occupent un niveau de responsabilité aussi élevé se ramassent un zéro pointé en histoire.

La nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, nommée par le gouvernement Bush en septembre dernier, se nomme Dana Perino. Mais selon le Washington Post, au cours d’une émission de radio, elle n’a pas su répondre à une question sur la Crise des Missiles à Cuba. «Je suis certaine que cela concerne Cuba et des missiles, mais je n’en sais pas plus», a-t-elle simplement répondu. Le plus étonnant c’est que Dana Perino est est diplômée en communication et en sciences politiques de l’University of Southern Colorado (1994) et d’une maitrise de l’Université d’Illinois.

Et avec ce cursus elle a réussi à passer à côté de la crise de 1962 qui a failli déclencher une guerre nucléraire entre l’URSS et les Etats-Unis ? C’est un peu inquiétant pour le système éducatif américain.

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Les Etats Unis ne veulent pas d’une succession dynastique à Cuba

Le président Bush envisage de délivrer un avertissement disant que les États-Unis ne veulent pas accepter une transition politique à Cuba, qui prendrait la forme d’un simple transfert d’un frère Castro à l’autre, plutôt que vers le peuple cubain.

Bush devrait insister sur le fait que, même si la majeure partie du reste de l’Amérique latine est passée de la dictature à la démocratie, Cuba continue de recourir à la répression et à la terreur pour contrôler sa population.

Visant directement Raúl Castro, M. Bush devrait indiquer clairement que les États-Unis s’opposent à un ancien système contrôlé par de nouveaux visages.

Phil Peters, un spécialiste de Cuba du Lexington Institute cité par le New York Times, considère que les Américains se sont fait surprendre : ce qui n’était il y a un an qu’un remplacement provisoire à la tête de l’Etat cubain est en train de prendre la forme d’une transition de pouvoir “en douceur”. Raúl Castro établit désormais ses propres relations avec des dirigeants politiques étrangers, et a engagé un dialogue avec le peuple cubain sur leur vision du pays.

Pour Peters, le discours de Bush tranche avec la stratégie des Etats-Unis, qui était fondée jusqu’à maintenant sur l’idée que le gouvernement communiste tomberait à la mort de Fidel Castro. “L’administration réalise qu’elle a manqué le bateau”, explique Peters au quotidien. “La succession a déjà eu lieu. Ils ne peuvent plus suivre une stratégie selon laquelle il faut attendre que Castro meure alors que le reste du monde a déjà passé cette étape.”

Un autre expert John Kavulich, conseiller principal en politique à l’US Trade and economic council, a déclaré le véritable destinataire du discours de M. Bush n’est pas Fidel Castro ni le peuple cubain, mais la très influente communauté cubaine en exil à Miami.

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Castro et Bush, les meilleurs ennemis du monde

Comment qualifier les joutes oratoires qui opposent régulièrement le président des Etats Unis et Fidel Castro ? En 2007, la guerre froide est terminée depuis presque 20 ans, mais de chaque coté du détroit de Floride on rejoue inlassablement la même comédie à l’intention des médias et de l’opinion publique. Avec Georges W. Bush, Fidel Castro aura usé son 10e président des États-Unis : le moins que l’on puisse dire, c’est que l’embargo américain contre Cuba n’a pas provoqué les résultats escomptés.

En vérité l’un comme l’autre ont renoncé depuis longtemps à un minimum de sérieux sur la question des relations entre deux pays séparés d’à peine 90 miles (150 kilomètres environ). Fidel Castro continue de parler de “blocus génocide” au sujet de l’embargo américain, alors que celui-ci n’est plus qu’un symbole dérisoire destiné à flatter l’électorat de la Floride.

Peut-on encore parler d’embargo ou de « blocus » comme le font les Cubains, alors que les Etats-Unis sont devenus le premier fournisseur de Cuba en denrées agro alimentaires ? Les chiffres sont parlant : en 2006 le commerce avec les Etats-Unis devrait dépasser les 400 millions de $, soit plus de 50% de part de marché, devant La France et l’Espagne. Depuis la première brèche ouverte dans l’embargo par Bill Clinton en 2001, le montant total des importations américaines depasse le milliard de dollars.

Récemment le président américain George W. Bush a annoncé la création d’ un Fonds international pour la liberté à Cuba et demandé au Congrès de maintenir l’embargo en vigueur contre l’île communiste.

Ce Fonds aura pour but “de soutenir les Cubains et la reconstruction de leur pays quand il y aura (sur l’île) un gouvernement qui respectera les libertés fondamentales”, a précisé le responsable américain.

Fidel Castro a aussitôt saisi l’occasion pour répondre avec le talent et la modération qu’on lui connait depuis longtemps (trop longtemps pensent certains) en accusant Bush de préparer une nouvelle tentative de conquête de Cuba.

Dans un bref essai, intitulé “Bush, la famine et la mort”, Castro prédit que le président américain “adoptera de nouvelles mesures pour accélérer la ‘période de transition’ dans notre pays, équivalente à une nouvelle conquête de Cuba par la force”.

Le président américain demande en outre aux membres du Congrès de “maintenir notre embargo jusqu’à ce qu’il y ait des changements fondamentaux à Cuba”. Toute cette gesticulation est parfaitement inutile puisque les conditions de levée de l’embargo sont déjà précisées avec force détails dans la fameuse loi Helms Burton de 1996.

Pourtant celui-ci a démontré son manque total d’efficacité, et sert surtout d’excuse à Fidel Castro pour justifier les pénuries dont il est le premier responsable.

L’embargo américain est toujours qualifié de « bloqueo » (blocus) par le gouvernement cubain, c’est à dire de blocus : les sanctions américaines restant son principal argument pour justifier les pénuries et la répression contre les dissidents. Pourtant il semble un peu excessif de qualifier de « blocus » une mesure qui permet de commercer librement avec plus de 120 pays et accueillir plus de 2 millions de touristes dont 120000 cubano-américains et près de 80 000 citoyens américains.

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Georges Bush optimiste pour Cuba

Le président George W. Bush a déclaré que le communisme ne survivrait pas à la mort de Fidel Castro, en préalable à un voyage en Amérique latine. Il s’est envolé jeudi pour cette région pour dire aux dirigeants des pays latino américains que leur intérêt est dans la démocratie, le libre échange et la coopération avec les Etats-Unis, et pour les détourner des “fausses promesses” du populisme.

“Il y a beaucoup de fausses promesses aujourd’hui” en Amérique latine, a dit le conseiller de M. Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, faisant clairement référence au président vénézuélien Hugo Chavez, considéré acomme hostile par les Etats-Unis, mais pas seulement à lui.

Après Cuba, le Venezuela et la Bolivie, les Etats-Unis ont vu avec inquiétude se renforcer en 2006, avec les présidentielles en Equateur et au Nicaragua (retour de Daniel Ortega au pouvoir), le camp de ceux qui, dans le sillage de M. Chavez, contestent ce qu’ils considèrent comme l’impérialisme américain.

Face aux “fausses promesses”, M. Bush a annoncé des mesures concrètes, comme l’envoi en juin d’un navire militaire médical pour soigner des dizaines de milliers de pauvres sud-américains, ainsi que des initiatives en direction des jeunes et des défavorisés pour les aider à apprendre l’anglais et accéder à un logement décent.

M. Bush consacrera aussi une partie de son programme à l’énergie. Il devrait signer au Brésil, l’autre grand producteur d’éthanol avec les Etats-Unis, un accord pour favoriser la production et la consommation de ce carburant.

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Bush veut liberer Cuba

Selon Roger Noriega, les Etats-Unis seront prêts à soutenir des réformes économiques et politiques d’importance à Cuba une fois que Fidel Castro ne sera plus au pouvoir, «afin d’assurer que les vestiges du régime disparaissent».
Le responsable du département d’Etat a expliqué que la fragilité de l’état de santé de Fidel Castro, 78 ans, avait été démontrée par sa récente chute lors d’un discours à Cuba. Le chef d’Etat cubain s’était alors fracturé un genou et un bras. Les Cubains doivent d’ores et déjà réfléchir au fait que Fidel Castro est mortel et à leurs propres vies, selon Roger Noriega.
«La transition est en grande partie en marche aujourd’hui», a-t-il assuré lors d’un rassemblement à Washington parrainé par le Centre d’études stratégiques et internationales.

Roger Noriega a exhorté les pays européens à s’engager auprès du peuple cubain et pas aux côtés du régime de Fidel Castro. «Faire des concessions à un régime comme celui-là, c’est vraiment aller dans le mauvais sens», a-t-il estimé.
Faisant référence aux récentes libérations de dissidents, il a ajouté qu’il était «cynique et vicieux» de la part du chef cubain de faire arrêter des personnes avant de les faire libérer en échanges de faveurs diplomatiques.
Les plans de Washington concernant Cuba sont exposés dans un rapport publié en mai dernier et supervisé par le secrétaire d’Etat de l’époque Colin Powell, qui conditionne l’aide américaine aux preuves que Cuba est sur le chemin de la démocratie et qu’elle a réellement besoin de cette assistance. AP

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