Cuba

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Drapeau
Image:cu-flag.png
Cuba en bref
CapitaleLa Havane
RégimeDictature communiste
MonnaiesPeso cubain (CUP), 1 $ = 25 pesos
Peso cubain convertible (CUC), 1$ = 1 CUC
Superficie 110 860 km²
Population11 224 321 (juillet 2002 est.)
LangueEspagnol
PIB /capita $3,800 (2005 est. du gouvernement cubain sur la base de 1$ = 1 peso)
croissance 11,8% (2005 est. du gouvernement cubain). 5 à 6% selon les organismes indépendants

La République de Cuba est un pays situé sur l'île de Cuba, dans les Antilles. Sa capitale est La Havane. Le pays est habité par environ 11,2 millions d'habitants (juillet 2002). La langue officielle est l'espagnol et deux monnaies sont utilisées, le peso cubain et le peso cubain convertible (CUC).

Cuba est une dictature communiste à parti unique dirigée par Fidel Castro depuis 1959. Cependant, depuis août 2006, Fidel Castro à transféré temporairement le pouvoir à son frère, Raul Castro, à la suite de graves ennuis de santé. En février 2008 Fidel Castro a offciellement cédé le pouvoir à son sucesseur désigné Raul Castro qui devient Président du conseil d'Etat.

Sommaire

Géographie

Carte de Cuba
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Carte de Cuba

La République de Cuba est située entre la mer des Caraïbes et l’Atlantique Nord, au sud de la Floride et des Bahamas. C’est un archipel composé de l’île de Cuba, longue de 1 220 km (qui fait d’elle la plus grande île des Antilles), de l’île des Pins (île de la Jeunesse) et d’environ 1600 îlots. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 77 km d’Haïti à l’est ; à 140 km de la Jamaïque, au sud-est ; à 180 km des États-Unis, au Nord-Est ; et à 210 km du Mexique, à l’ouest. La République comprend l’île entière ainsi que la Isla de la Juventud (Ile de la Jeunesse), mais la base de Guantanamo occupée depuis 1898 par les États-Unis était à l’origine louée depuis 1903 et une base navale a été installée (que les États-Unis maintiennent malgré l’opposition du gouvernement cubain).

Chronologie

Article détaillé : Chronologie de Cuba

1492 découverte de Cuba par Christophe Colomb

1868-1878 première guerre d'indépendance

1895-1898 deuxième guerre d'indépendance, intervention américaine et défaite des espagnols

1953 échec de l'attaque de la caserne de la Moncada par Fidel Castro et ses hommes. Fidel Castro est arrêté et condamné. (26 juillet)

1 janvier 1959 Batista s'enfuit, victoire de Fidel Castro, l'armée rebelle entre à La Havane.

1962 Crise des fusées entre Cuba et les Etats Unis

1980 130 000 cubains s'enfuient par le port de Mariel. Ouvertures des marchés libres paysans.

1989 Affaire Ochoa : procès et exécution du général Ochoa et d'Antonio de la Guardia.

1990 début de la "période spéciale en temps de paix"

1994 crise des balseros : 30000 cubains quittent l'île sur des radeaux de fortune. Réouverture des marchés libres paysans.

1998 visite du Pape. Échec de la "zafra" : 3,2 millions de tonnes.

2003 mars - La répression s'accentue à Cuba : 75 dissidents et journalistes sont condamnés à de lourdes peines de prison.

2006 juillet - Fidel Castro hospitalisé est remplacé par son frère Raul Castro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Cuba

Fidel Castro et Che Guevara en 1959
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Fidel Castro et Che Guevara en 1959
C'est peu dire que l'histoire de Cuba est riche en épisodes violents et conflictuels : rarement la colonisation et la décolonisation d'un pays auront suscité autant de batailles et d'amertume de part et d'autre. Des épisodes sanglants opposent d'abord les conquistadores Espagnols aux indiens qui seront presque totalement exterminés, puis les espagnols aux nationalistes cubains. Cuba est la dernière colonie espagnole de la région des Caraïbes à obtenir, non sans mal, son indépendance en 1898. Le départ des espagnols coïncida alors avec le débarquement des Américains, éphémères alliés avant de transformer à leur tour en puissance occupante.

La révolution de 1959 mettra certes un terme à l'hégémonie américaine, mais sans pour autant donner à Cuba sa véritable indépendance. A peine débarrassé de Batista, Castro se tourne vers le camp socialiste et transforme son île en satellite soviétique. Cuba devient un pion dans la guerre des nerfs que se livrent les deux super grands et il collectivise son économie à grand renfort de subventions accordées par le grand frère russe.

Economie

Article détaillé : Economie de Cuba

En 1990 avec l'effondrement du bloc socialiste tout change du jour au lendemain et Cuba encaisse le choc le plus rude de son histoire  : la disparition du grand frère soviétique provoque une longue descente aux enfers, une période de restrictions sans précédent baptisée officiellement "période spéciale en temps de paix". Pendant quatre années de suite, le PIB diminue jusqu'à amputer la population cubaine de près de 40% de ses revenus en 1993

 La pénurie fait partie du quotidien à Cuba
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La pénurie fait partie du quotidien à Cuba
Pour faire face à cette situation qui menace l'île d'implosion, le pouvoir entame une série de réformes qui bouleversent la société cubaine : légalisation du dollar, ouverture aux capitaux étrangers, développement rapide du tourisme, relance sectorielle de l'initiative privée.

Mais le peuple cubain n'y croit plus : au fil des années il s'est lassé des radotages et des imprécations de son "comandante" : le caudillo vieillissant a réagi trop peu et trop tard. Le réflexe de survie d'un pouvoir affaibli l'a emporté sur les réformes de fond et la timide reprise de l'économie n'a pas mis fin aux pénuries incessantes et au rationnement omniprésent. La propagande officielle cache de plus en plus mal les performances calamiteuses de l'économie cubaine alors que "le comandante" succombe depuis quelques années à une véritable fièvre d'affairisme. Pendant de temps les Cubains survivent grâce aux dollars des touristes et aux envois d'argent des familles de Miami.

L'embargo américain, qui empêche Cuba de commercer avec les Etats-Unis, ne suffit pas à expliquer le retard économique accumulé par Cuba pendant près d'un demi-siècle de socialisme. D'une façon générale l'économie planifiée et étatisée avec son système de double devise (peso cubain et peso convertible), se prête mal à toute évaluation. Les statistiques du PIB données par le gouvernement cubain sont souvent partielles et contradictoires.

Politique

Article détaillé : Politique de Cuba

Emblème de Cuba
Emblème de Cuba
Il n’y a pas si longtemps, évoquer Cuba c’était d’abord faire référence à un pays et une révolution quasi mythique avec ses grandes figures romantiques : Che Guevara, Camillo Cienfuegos et bien sûr, l’inébranlable Fidel Castro. À ce dernier, on a beaucoup pardonné parce qu’il a au commencement incarné un épisode révolutionnaire bienvenu dans cette région, et surtout parce qu’il a su tenir tête aux Américains.

Aujourd’hui l’heure des comptes a sonné pour la révolution cubaine et la réalité est bien loin du rêve utopique de la "fête cubaine": Cuba est maintenant une dictature communiste comme les autres avec ses prisons pleines à craquer, ses dissidents et journalistes emprisonnés pour avoir osé critiquer le régime.

Culture

Article détaillé : Culture de Cuba

La faillite de l'État et l'échec du socialisme a paradoxalement permis aux Cubains de prendre conscience d'eux mêmes : l'Église, les artistes, les jeunes ont mis à profit la déroute du Leviathan pour s'octroyer des minuscules portions de territoires laissés en friche par le pouvoir. La spiritualité, la musique, la danse sont autant de refuges contre la grisaille quotidienne qui prospèrent dans une semi clandestinité tolérée par les autorités. La littérature tente de survivre dans cet univers kafkaïen d'auteurs ballottés entre une semi existence officielle et l'excommunication de l'exil. Pendant ce temps la presse au service du pouvoir continue son monologue populiste et démagogique, singeant une phraséologie autrefois révolutionnaire et aujourd'hui vide de sens.

Société

Article détaillé : La société cubaine

 Un slogan révolutionnaire à La Havane
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Un slogan révolutionnaire à La Havane
En apparence rien n'a changé à La Havane : la jeunesse cubaine donne toujours cette image bon enfant peaufinée par le régime , une jeunesse propre et alphabétisée à 100% qui fait la queue pour manger des glaces et s'entasser dans les cinémas du centre ville à deux pesos.

Mais ce vernis socialiste si agréable à regarder pour le voyageur de passage se craquelle de partout. La gravité de la crise économique a déchiré un tissu social dont la cohésion et la solidité avaient jusque ici servi de rempart au développement des tares qui frappent si durement les pays sous développés : criminalité, prostitution, incivisme ont fait une apparition brutale à la Havane, même s'ils restent encore dans des proportions bien mois importantes que dans le reste de l'Amérique latine.

Religions

Article détaillé : Les religions et croyances à Cuba

Parmi les composantes de la société cubaine qui sont amenées à jouer un rôle important dans les prochaines années figure sans nul doute l'Église cubaine. Depuis le début des années 90 la place de l'Église dans la société cubaine n'a cessé de croître et elle constitue aujourd'hui le principal, sinon le seul, espace de liberté et de débat en dehors des structures ultra contrôlées de l'État et du parti. Certaines paroisses disposent même d'une presse indépendante dont le contenu va bien au delà des simples débats oecuméniques. La revue "Vitral" de la paroisse de Pinar del Rio est un épais fascicule ronéoté dans lequel on aborde toutes sortes de sujets, à l'exception évidemment de ceux qui ont un contenu directement politique.

Voyager

Article détaillé : Voyager à Cuba

Si vous avez l'intention de partir en voyage à Cuba, Cubantrip vous déconseille l'achat d'un voyage organisé : vous risquez de passer completement à coté de la réalité cubaine et de vous retrouver dans des hôtels ou le service est souvent de mauvaise qualité. Avec en plus la désagreable impression de financer directement la dictature castriste (l'Etat cubain est propriétaire au minimum à 50% de tous les hotels de Cuba, même ceux construits par des investisseurs étrangers).

Bibliographie