Internet trop cher et étroitement contrôlé

Bien que l’internet ait prospéré de façon importante à Cuba, côté officiel et gouvernemental (le gouvernement a développé plus 200 sites de propagande politique et de promotion du tourisme), son utilisation par la population est une des plus faibles dans l’Hémisphère Occidental.

« A Cuba, il y a une crainte pratiquement pathologique de l’accès à l’information », a déclaré Oscar Visiedo, qui a travaillé dans le bureau gouvernemental chargé de l’internet à Cuba. Il travaille aujourd’hui à l’ administration de systèmes d’information à l’Université Carlos Albizu de Miami.

Bien que Cuba affirme qu’il y a des ordinateurs dans toutes les écoles, un rapport sur le Développement Humain des Nations Unies (ONU) a indiqué que seulement 9 Cubains sur 1.000 (0,9%) utilisent l’internet, comparés avec 288 au Costa Rica et 44 au Honduras. Jusqu’à Haïti où il a 500.000 utilisateurs, est plus avancé que Cuba. D’autres rapports calculent que le chiffre d’utilisateurs au Cuba est plus proche de 150.000.

Le citoyen ordinaire à Cuba n’a pas le droit d’acheter un ordinateur légalement, ni de s’abonner à un service d’accès à internet sans autorisation du gouvernement, qu’il est presque impossible d’obtenir. Les 335.000 ordinateurs présents à Cuba appartiennent presque tous au gouvernement, à des entreprises étatiques et à quelques personnes « de confiance » comme des médecins, ou des chercheurs universitaires.

Les cybercafés pour étrangers perçoivent jusqu’à 15 dollars pour une heure de connexion,l’ équivalent d’un mois de salaire à Cuba. Mais il est apparu un marché noir de mots de passe illégaux.

Le gouvernement cubain assure que ses problèmes sont causés par les USA. Dans une conférence sur l’internet effectuée en Tunisie le mois dernier, le Cuba a déclaré que l’embargo non seulement lui empêche d’acquérir des programmes, mais aussi des câbles de fibre optique qui leur permettraient d’être reliés avec l’internet à une plus grande vitesse et à moindre coût.

La délégation cubaine et d’autres ont essayé de casser le monopole américain des adresses dans internet :
»Notre pays dispose accès par l’intermédiaire de satellite comme seule connexion à l’internet, a indiqué Ignacio González Plates, ministre d’information de Cuba. » Nous n’avons pas pu mettre en oeuvre des plans d’utiliser des câbles de fibre optique pour connexions internationales principalement étant donné le manque des autorisations requises par le gouvernement américain ».

Mais les fonctionnaires des USA et d’autres experts considèrent que l’embargo est un rideau de fumée du gouvernement cubain pour couvrir les véritables problèmes de Cuba.

Selon les experts, l’internet dans l’île est plutôt comme une sorte d’  »intranet », un réseau interne de plus de 200 emplacements électroniques gouvernementaux et avec accès contrôlé à l’extérieur.

Le gouvernement cubain reconnait qu’il bloque tous les sites à caractère terroristes, subversifs, ou pornographiques. En fait, cette censure est étendue à la plupart des sites de l’opposition cubaine qui sont installés aux Etats Unis ou en Europe.Quand quelqu’un essaye d’obtenir l’ accès aux sites bloqués, comme celui de la Fondation Nationale cubano Américain (FNCA), ou encore Cubanet (presse indépendante à Cuba), il obtient le message suivant « cette page n’est pas visible »‘.

Pour contourner les contrôles, il existe un marché d’ordinateurs assemblés à la maison avec des pièces obtenues au marché noir, et des employés du gouvernement avec accès légal à l’internet qui revendent des mots de passe et des heures d’accès sur le marché noir.

La Section d’Intérêts des Etats Unis à La Havane dispose de 46 terminaux disponibles pour les dissidents, étudiants et activistes qui sont inscrit préalablement, un service que le gouvernement cubain décrit comme « un acte illégal ».

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