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Les enfants de Tchernobyl se soignent encore à Cuba

La peau et les os sous le soleil des Caraïbes, Mikhaïl, 16 ans, lutte à Cuba, loin de son Ukraine natale, contre le mal qui le ronge depuis sa naissance quatre ans après la catastrophe de Tchernobyl.

Il est l’une des 22.000 personnes, parmi lesquelles 18.546 enfants d’Ukraine, du Bélarus et de Russie, traités depuis le 29 mars 1990 à l’hôpital pédiatrique de Tarara, à 20 km à l’est de La Havane, pour des pathologies associées à la radioactivité.

Tous les matins, depuis qu’il est arrivé à Cuba le 9 décembre, son crâne chauve badigeonné de pilotrophine, un produit cubain dérivé du placenta, est passé durant un quart d’heure sous une lampe à rayons infra-rouge pour traiter son alopécie, la maladie de la chute des cheveux.

Tous souffrent de cancers de la thyroïde, de leucémies, de vitiligo, de psoriasis –autre maladie de la peau– de scolioses, d’atrophies musculaires ou de maladies neurologiques, traitées en 45 jours pour les moins graves, en trois mois pour les affections de la peau, ou en six mois ou un an pour ceux dont la vie est menacée.

« Nous pensons que les malformations génétiques vont commencer à apparaître. Vingt ans ont passé et on ne connaît toujours pas les conséquences. Mais on lutte, avec effort et dévouement », déclare la pédiatre Maria Teresa Oliva, 51 ans, sous-directrice technique de l’hôpital.

« Il y a plusieurs programmes d’aide à ces enfants, mais aucun n’est aussi systématique ni aussi important que celui de Cuba. Plus de la moitié (des enfants) ont recouvré la santé et un tiers d’entre eux va mieux », a déclaré le ministre ukrainien de la Santé Youri Poliachenko, lors d’une visite à La Havane début avril.

Le ministre a renouvelé l’accord selon lequel l’Ukraine finance le voyage des enfants, tous les frais de traitement étant couverts par le gouvernement cubain.

Chaque année, accompagnés par leurs parents, tuteurs ou des guides, quelque 800 enfants de Tchernobyl viennent à Tarara.

Ils suivent des cours dans une école « russe » installée dans le complexe, dont ils ne sortent que pour des traitements dans d’autres cliniques spécialisées ou des excursions à La Havane, accompagnés d’un médecin ou d’un infirmier.

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