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Fidel Castro propose de démissioner

Selon le palmarès 2006 de Forbes, la fortune de Fidel Castro, la première des chefs d’Etat en exercice hormis celle des monarques, et la septième en incluant ces derniers, est évaluée à 900 millions de dollars.

Elle s’appuierait sur un réseau formé d’institutions comme le Palais des conventions, la corporation d’Etat CIMEX, qui a le monopole des importations et exportations, et Medicuba, qui vend les vaccins et d’autres produits pharmaceutiques cubains.

« Je leur offre, je leur fait cadeau de tout ce qu’ils ont recherché. Ils ont voulu m’éliminer, ils n’ont pas pu, ils ont voulu me faire abandonner la révolution, je les mets au défi de prouver ce qu’ils ont dit. Et s’ils le prouvent, pas besoin qu’ils préparent plus de plans, ni de transition ni de bêtises de ce genre », a ajouté Fidel Castro, apparement irrité.

Pour répondre à ce qu’il a qualifié de « manoeuvre américaine », le chef de l’Etat avait convoqué une émission spéciale en soirée à laquelle ont participé le président de la Banque centrale (BCC) Francisco Soberon, le ministre de la Culture Abel Prieto et d’autres responsables cubains, qui ont assuré tour à tour sa défense après lui.

Fidel Castro a salué la présence parmi les invités de « personnages aussi illustres » que le directeur du mensuel français Le Monde diplomatique, M. Ignacio Ramonet, proche du président cubain.

« Je ne suis pas né totalement pauvre. Mon père possédait des milliers d’hectares de terre. A la victoire de la révolution, toutes ces terres ont été remises aux paysans », a-t-il rappelé.

Pour sa part, le président de la Banque centrale, évoquant « une action des services de renseignements américain », a déclaré: « Avec une autorité morale absolue et en regardant en face notre peuple et l’opinion publique, nous affirmons que son plus haut dirigeant constitue un exemple de dignité et de netteté ».

« Dans notre économie planifiée centralement et avec le système bancaire central qui gère la totalité des devises, il est totalement impossible que quelqu’un de la plus haute direction puisse disposer de comptes à l’étranger », a encore assuré le président de la BCC.

L’an dernier, Forbes avait estimé la fortune personnelle du président cubains à 550 millions de dollars, et à 150 millions en 2004.

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