Cuba aurait enregistré une croissance de 5% en 2004.

Cependant, a précisé le ministre, ce chiffre de 5% est établi en incluant les dépenses sociales, ce qui « n’est pas pris en compte dans les autres économies ».

Pour calculer l’évolution du produit intérieur brut (PIB), les autorités de l’île communiste prennent en compte les investissements réalisés dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité sociale.

Autant de dépenses qui ne sont jamais prise en compte dans l’évaluation du PIB des autres pays. Par ailleurs, selon les normes de la comptabilité cubaine, ces dépenses effectuées en pesos, sont comptabilisées comme des dollars, soit 25 fois plsu que leur réelle valeur.

Selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, organisme de l’Onu basé à Santiago du Chili, l’économie cubaine a connu une croissance de 3% ces 12 derniers mois.

Selon M. Rodriguez, « à prix constants » le PIB s’est élevé à 36,453 milliards de dollars en 2004, mais il n’a pas donné le chiffre de 2003.

Cette croissance économique s’est produite dans « une année de difficultés extraordinaires de différente nature, auxquelles nous avons fait face à un coût élevé », a-t-il dit.

L’île a été touchée en 2004 par deux ouragans, Charley et Yvan, et par la plus forte sécheresse depuis 40 ans. Par ailleurs, en juin le président américain George W. Bush a renforcé l’embargo.

La sécheresse a provoqué des pertes d’un montant de 834 millions de dollars, l’ouragan Charley des dégâts pour 1,223 milliard et Yvan 923 millions, a précisé le ministre.

Les pénuries d’électricité depuis le milieu de l’année, avec des coupures constantes et des mesures de rationnement, sont venues s’ajouter aux difficultés.

De nombreuses industries ont dû interrompre leur production et dans le secteur de la métallurgie, « 120.000 tonnes d’acier n’ont pas été produites, obligeant à réaliser des importations coûteuses », a expliqué M. Rdodriguez.

Cependant, a-t-il ajouté, le tourisme, l’un des secteurs moteurs de l’économie cubaine, a connu une croissance de 7,6% du nombre de visiteurs, dépassant pour la première fois le chiffre de deux millions de touristes sur un an.

Les 2,05 millions de touristes qui ont visité Cuba ont dépensé 15% de plus qu’en 2003, selon le ministre qui n’a cependant pas donné les chiffres précis.

En ce qui concerne le commerce extérieur, les exportations ont augmenté de 32,5% avec des revenus « de plus de 2 milliards de dollars », alors que les importations ont connu une hausse de 14,3%, a-t-il dit.

Par ailleurs on a appris que 70% des sols cultivables de Cuba souffrent de dégradation, en raison notamment de la déforestation ou des problèmes de pollution, selon un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture cité mercredi par la presse officielle.

Abilio Fernandez, directeur des sols du ministère de l’Agriculture, a révélé l’état préoccupant des sols cultivables dans l’île communiste à la commission chargée de l’environnement à l’Assemblée nationale, qui s’est réunie avant la dernière session du parlement jeudi.

Selon M. Fernandez, les principales causes sont la déforestation, la pollution, le non-respect des normes de protection de l’environnement, l’irrigation avec des eaux polluées et l’absence de rotation des cultures.

Même s’il existe des programmes pour réhabiliter 475.000 hectares, cela prendra du temps, a-t-il averti.
Selon les données officielles, le pays compte 10,5 millions d’ha, dont 5,5 millions appartiennent à l’Etat communiste.

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