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Hugo Chavez achète 100.000 kalchnikovs à la Russie

Prix total : 54 millions de dollars (42 millions d’euros). L’accord prévoit également la construction d’usines au Venezuela pour la fabrication de kalachnikovs sous licence.

Membre du comité d’état-major interarmes américain et directeur adjoint pour les affaires politico-militaires, le général Frederick Rudesheim estime que « lorsqu’un gouvernement fait un achat aussi important et aussi disproportionné par rapport à ses besoins, le résultat ne peut être qu’une déstabilisation de la région ».

Pour sa part, le président Hugo Chávez affirme que « le Venezuela ne menace personne », mais que « personne ne doit s’y tromper : nous sommes prêts à tout pour défendre notre souveraineté ».

Caracas a également acheté au moins quinze hélicoptères à la Russie et négocie la livraison de chasseurs Sukhoï.

Accueillant en janvier dernier le Forum social mondial, Chavez développait son projet en parodiant le style de Che Guevara et affrimant son souhait de « créer une, deux, trois Bolivies en Amérique latine, dans les Caraïbes ». Che Guevara avait pour sa part exprimé le souhait en 1965 de créer « un, deux trois Vietnam en Amérique latine. »

Hugo Chavez a cependant un avantage de taille sur le célèbre révolutionnaire cubano-argentin : le pétrole. Il s’en sert comme d’une véritable arme politique comme en ce moment au Nicaragua, où il appuie la candidature du sandiniste Daniel Ortega à la présidentielle de novembre, en livrant du pétrole à des prix avantageux à la cinquantaine de villes administrées par le parti sandiniste.

Mais récemment il a encaissé une défaite avec l’élection d’Alan Garcia au Perou, contre le candidat populiste soutenu par Chavez.
Le Pérou aurait pu être le quatrième membre de « l’axe chaviste », après la Bolivie et Cuba. Mais les électeurs en ont décidé autrement en accordant 53% de leurs suffrages à Alan Garcia face à Ollanta Humala, nationaliste de gauche dont Chavez soutenait la candidature.

Hugo Chavez semble avoir trouvé au Pérou les limites de sa révolution bolivarienne pour l’Amérique latine. Malgré tous ses efforts et ses pétrodollars, le dirigeant populiste vénézuélien n’a pu faire élire son poulain Ollanta Humala qui, comme lui et le bolivien Evo Morales, s’était fait le chantre de l’«anti-impérialisme» radical.

Avec pour modèle le «Libertador» Simon Bolivar, Chavez prétend libérer l’Amérique latine de l’impérialisme nord-américain. La nationalisation des hydrocarbures annoncée le 1er mai en Bolivie par Evo Morales a été une première extension du «modèle» chaviste hors des frontières du Venezuela.

Mais en frappant les compagnies pétrolières internationales, la nationalisation a surtout pénalisé la Pétrobras brésilienne, suscitant les réserves du président Lula, jusque-là en bons termes avec Chavez.

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