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Cuba mobilise ses milices dans la crainte de troubles

Raul Castro a t-il eu peur de manifestations spontanées de mécontentement comme en 1994 ? A l’époque la famine a Cuba avait provoqué un soulevement dans les quartiers les plus pauvres de La Havane, et seule l’envoi des milices du Parti Communiste et l’arrivée de Fidel Catro lui meme avait permis de rétablir le calme.

Nul doute que dans la situation actuelle, une apparition de Raul Castro n’aurait pas le meme impact sur un éventuel soulevement populaire.

Détaillant la mobilisation du régime après l’annonce de l’opération de Fidel Castro, Raul Catro qui est aussi le ministre de la Défense et le chef de la police a révélé: « A trois heures du matin le premier août, en application des plans approuvés (…), j’ai décidé d’élever de manière substantielle notre capacité et notre dispositif de combat, en appliquant pour cela les mesures prévues, parmi lesquelles la mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de réservistes et de miliciens ».

« Toutes les mesures ont été prises pour empêcher une quelconque tentative d’agression. Le peuple fait une démonstration formidable de confiance en lui-même », a-t-il ajouté, soulignant qu’à ses yeux, « il règne une absolue tranquillité dans le pays ».

Cette tranquillité est en effet le but véritable de cette mobilisation : une victoire pour la dictature cubaine, non pas sur une menace extérieure, mais sur le peuple cubain lui meme, condamné au silence depuis 47 ans par le clan Castro.

Selon Raul Castro, « certains faucons de l’empire (américain) ont pensé le 31 juillet dernier que le moment était venu de détruire la révolution. On ne pouvait pas écarter le risque que quelqu’un devienne fou, ou plus fou encore, à l’intérieur du gouvernement américain », a-t-il dit.

Réagissant ainsi aux propos de Raul Castro, un porte-parole du département d’Etat, Eric Watnik, a réaffirmé vendredi que « les Etats-Unis n’ont aucun projet d’envahir Cuba ».

Dès le 4 août, la Maison Blanche avait qualifié d' »absurde » les craintes cubaines d’une invasion américaine de l’île, tandis que le président George W. Bush avait souligné que « ce sont les gens sur l’île de Cuba qui doivent décider » de leur avenir.

Une opinion que ne partage sans doute pas Raul Castro, bien decidé a mettre en place une succession de type nord-coréenne a Cuba. Ceci pour préserver le systeme de captation de devises mis en place depuis 1995 par le clan Castro avec l’aide des investisseurs européens.

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