Les gardes-côtes américains ont arrêté 2 866 Cubains en mer en 2005, presque deux fois plus que l’année précédente et le chiffre le plus élevé depuis 1994. Plus que 200 émigrants sont morts en mer alors qu’ils se rendaient aux Etats-Unis durant les cinq dernières années.
Le 20 février dernier, 14 Cubains ont tenté de passer un groupe d’enfants et de femmes depuis la plage de Guajaibon, dans la région de La Havane, avec un bateau qui a sombré quelque part entre Cuba et la Floride, aux Etats-Unis. Les autorités ont retrouvé le corps d’une femme sur le rivage et ont arrêté un homme et une femme impliqués dans cette affaire.
Selon les autorités cubaines, des femmes et des enfants se trouvaient dans l’embarcation de type Escorpion, folio FL1186EY, de couleur blanche et bleue, avec une bâche blanche et deux moteurs Mercury de 250 chevaux chacun. Sur la rive côtière on a retrouvé le cadavre abandonné d’une femme dont on ignore jusqu’à présent les causes de la mort.
Une embarcation de garde-côtes a poursuivi la vedette rapide jusqu’à ce que celle-ci s’éloigne cap au Nord à une vitesse de 20 nœuds par heure. Le service de garde-côtes de Miami et la liaison de garde-côtes de La Havane ont été prévenus.
A 16 heures 53, la liaison a annoncé qu’un bateau du service de garde-côtes avait intercepté la vedette à 53 kilomètres au Nord de Mariel. 14 personnes s’y trouvaient à bord.
Sur la rive de Cuba où a débarqué la vedette nord-américaine ont été arrêtés un homme et une femme impliqués dans les faits, qui n’ont pas pu monter à bord. Lors des derniers temps le nombre de bateaux pirates venant de la Floride qui se consacrent au trafic de personnes a augmenté.
Granma, le journal officiel du Parti Communiste Cubain (seul les organismes du parti communiste ont le droit de publier des informations à Cuba) a rendu public le commentaire suivant
Cuba a dénoncé les provocations de ce gouvernement génocide (NDLR : il s’agit du gouvernement des Etat Unis) pour empêcher la vente d’aliments à Cuba, réduire en miettes les accordes migratoires et rompre les liens diplomatiques tenus qui existent encore à grand peine.
Chaque jour qui passe démontre d’une manière irréfutable que la morale et la politique de ce gouvernement sont de plus en plus basses, et que son discrédit augmente de plus en plus. Cuba, imperturbable et sereine, méprise le comportement de l’empire et n’a pas le moindre doute que, après 50 ans d’échecs pour détruire la révolution cubaine, il ne reste plus aux infâmes auteurs du blocus qu’à mordre la poussière humiliante de la défaite.