La Chine et Cuba toujours en tête des prisons pour journalistes

2006 a été la plus meurtrière depuis 1994 pour les professionnels des médias. 82 journalistes et 32 collaborateurs des médias sont morts dans l’exercice de leur fonction.

En tête du « palmarès », l’Irak. Pour la quatrième année consécutive, les journalistes et collaborateurs des médias continuent de mourir dans ce pays à un rythme effrayant. En 2006, 64 d’entre eux y ont trouvé la mort. Ils avaient été 29 en 2005, 32 en 2004 et 15 en 2003.

Avec neuf journalistes tués, le Mexique est devenu le pays le plus meurtrier du continent américain, devançant la Colombie.

Quant aux Philippines, la situation n’est guère plus réjouissante. Six journalistes ont été assassinés en 2006.

En Russie, trois journalistes ont été tués au cours de l’année (soit, au total, 21 depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en mars 2000). L’assassinat, en octobre, d’Anna Politkovskaïa, reporter de l’hebdomadaire Novaïa Gazeta et spécialiste de la Tchétchénie, est venu rappeler que même les journalistes les plus connus et les plus soutenus par la communauté internationale ne sont pas à l’abri de telles violences meurtrières.

Quant aux journalistes emprisonnés, la Chine est le pays où il y en a le plus, avec 31, suivi par Cuba, avec 26, l’Ethiopie, avec 15 et Erythrée, avec 13. La Chine est le pays qui réprime le plus les cyber dissidents avec 50 emprisonnés, suivie de très de loin par le Vietnam avec sept. L’Ethiopie, la Gambie et la Russie dirigent la liste de pays dans lesquels la liberté d’expression s’est le plus détériorée durant les dernières cinq années. Ils sont suivi par la République du Congo, Cuba, Pakistan, l’Egypte, l’Azerbaidjan, le Maroc et la Thaïlande.

On remarque la position très médiocre de la France, qui se classe seulement en 35e position.