Cuba et le Bélarus récompensés par l’ONU

Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a en effet décidé de barrer Cuba et la Biélorussie de la  » liste noire  » des pays dont la situation était analysée par cette instance. Il a ainsi éliminé le poste de rapporteur spécial pour Cuba.

Selon Felipe Perez Roque, le ministre des affaires étrangères de Cuba « Le gouvernement cubain considère que c’est une victoire retentissante, incontestable et historique de la diplomatie cubaine ».

Comme d’habitude on a pas le triomphe très modeste à La Havane, mais pour une fois il faut reconnaître que le gouvernement cubain a raison. L’absolution de Cuba par l’ONU de tous ses crimes et violations des droits de l’homme est bien une victoire des bourreaux de Fidel Castro su ses dizaines de milliers de victimes.

Pour sa part l’organisation de défense des journalistes Repoters sans frontières(26 journalistes sont encore emprisonnés à Cuba pour des peines allant jusqu’à 28 ans de prison) constate que :

Comme la défunte commission, le Conseil des droits de l’homme se heurte aux manoeuvres des Etats les plus liberticides. Les mandats des rapporteurs spéciaux sur Cuba et le Belarus, deux des pires prédateurs de la liberté de la presse dans le monde, n’ont pas été renouvelés. C’est extrêmement inquiétant et révélateur de l’état d’esprit dans lequel le Conseil des droits de l’homme fonctionne depuis sa création, il y a un an.

Le mandat sur le Belarus n’a pas été renouvelé alors même que ce pays n’a pas été élu comme membre du Conseil, en mai dernier, en raison de son bilan catastrophique en matière de droits de l’homme. Cette situation paradoxale illustre toute la difficulté qu’ont les vrais défenseurs des droits de l’homme présents au sein du Conseil, à faire leur travail. Par ailleurs, il est à craindre que l’abandon de ces deux mandats ouvre en fait la voie à la fin des rapports par pays, comme l’avaient exigé d’abord les intéressés avec le soutien actif de l’Iran, de la Chine et d’autres pays liberticides.