» Moderniser la musique cubaine, c’est ma bataille. » a déclaré Raul Paz qui a conservé intact le feeling pop et les rythmes latino qui avaient fait le succès de son précédent album (« Mulata », sorti chez Naive en 2003).
« Cuba est une carte postale avec des vieux qui fument le cigare sur une plage. On nous a figés dans un style folklorique des années 1950 », regrette ce musicien qui vit en France depuis trois ans.

Pas facile de revenir quand on a sorti avant un album aussi réussi que « Mulata ». Mais il faut reconnaître que Raul Paz s’en sort plutôt bien : il a su garder l’essentiel avec des mélodies simples mais accrocheuses et un style bien a lui, mélange de pop latino et de salsa.
Cette fois d’ailleurs, c’est plus le coté « trova » qui l’emporte sur le fond afro cubain qui dominait le précédent album.
« Revolucion » et « Buena suerte »sont des titres taillés pour cartonner et qui devrait logiquement se retrouver au top dans pas longtemps.
Son dernier album « Revolucion », a failli s’appeler Paz, tout simplement. Paz comme « paix », en espagnol. Paz comme Raul, car c’est son vrai nom.
Revolución est le titre de l’une de ses douze nouvelles chansons. À propos, Raul, pourquoi Revolución ? « Parce que c’est sans doute le mot que j’ai le plus entendu depuis que je suis né, partout, tout le temps » répond Raul.
Raul Paz est né en 1969 dans la province de Pinar del Rio, à l’ouest de Cuba et fait des études musicales très poussées, pendant dix ans, à l’Institut supérieur des arts de La Havane : violon, solfège, harmonie, chant, contrepoint, et même un peu de direction d’orchestre.
Une formation très classique, en somme. Mais le jeune Raul se débrouille pour pimenter tout ça. Le rock est interdit sur les radios d’Etat ? « On magouillait pour se brancher sur les radios américaines, se souvient-il. C’est comme ça que j’ai découvert Deep Purple, Led Zeppelin ou Bob Marley ».