Auteur/autrice : Info Cuba

  • Rivero, poète et journaliste internationalement reconnu, pense
    voyager en Espagne avec sa famille et retourner à La Havane au bout d’un an, a déclaré
    Ricardo Trotti, ami de Rivero et directeur du
    Département de Presse Libre de l’Association Interaméricaine de
    Presse, établie à Miami.

    Rivero est un des 75 dissidents arrêtés en
    mars de 2003. Tous ont été condamné à de longues peines et accusés de collaborer avec les Etats-Unis
    pour miner le régime communiste de Fidel Castro. Rivero a été
    condamné à 20 années de prison.

    13 autres dissidents ont été mis en liberté conditionnelle
    en 2004 pour  »raisons de santé, mais’ils peuvent être
    remis en prison à tout moment où cas où ils feraient ou diraient
    quelque chose illégal.

    On espère aussi que deux autres dissidents récemment libérés, Manuel
    Vázquez Portal et Jorge Olivera, sortent de l’île prochainement.

    Les experts dans les affaires cubaines estiment que le gouvernement a libéré des prisonniers pour améliorer ses
    relations avec l’Union Européenne, qui avait invité des
    dissidents à ses réceptions à La Havane. Les dissidents ne sont désormais plus invités aux réceptions.

    Ricardo Trotti a indiqué avoir parlé avec Rivero mercredi.  »Il est
    ‘optimiste… et pense qu’ on lui permettra de sortir de Cuba au début de février, avec la condition qu’il retourne après une année ‘.

    Peu après son élargissement le premier décembre, Rivero avait déclaré vouloir
    prendre des vacances parce qu’il
    n’était pas sorti du pays depuis 15 ans.

    Rivero, ancien journaliste de la presse gouvernementale, a publiquement
    rompu avec le gouvernement après avoir signé une lettre en 1991
    demandant la liberation des prisonniers politiques. Rivero a reçu une
    invitation de la ville de Grenade pour y passer une année
    pour terminer deux livres. L’invitation inclut un traitement, une maison
    et des visas pour ses parents proche, y compris sa mère malade, a
    précisé Trotti.

    Mais Rivero et sa famille n’ont pas encore obtenu de passeports
    cubains, ni de visas espagnols et, plus important, l’autorisation du
    gouvernement cubain pour sortir de l’île. La Havane a souvent
    rejeté les autorisations de sortie aux dissidents, à moins qu’ils ne s’
    engagent à ne pas rentrer

  • Selon « Reporters sans frontières » le journaliste emprisonné Normando Hernández González, souffrirait de la tuberculose.

    « Nous tenons les autorités cubaines pour responsables de l’état de santé du journaliste. Nous les exhortons à lui dispenser tous les soins nécessaires à une guérison rapide », a déclaré Reporters sans frontières. L’organisation a réitéré sa demande de libération. Elle a appelé l’Union européenne à maintenir sa pression sur les autorités cubaines pour obtenir la libération de l’ensemble des journalistes emprisonnés sur l’île.

    Malgré la libération de sept journalistes en 2004, dont celle du célèbre poète et dissident Raúl Rivero, la situation de la liberté de la presse à Cuba reste catastrophique. Avec 22 journalistes toujours détenus, le pays de Fidel Castro est la deuxième prison du monde pour la profession, après la Chine (26). Sur l’île, seule la presse officielle, placée « au service exclusif du peuple travailleur », est autorisée.

    Le 5 janvier 2005, Normando Hernández González, directeur de l’agence indépendante Colegio de Periodistas Independientes de Camagüey, a été transféré à l’hôpital provincial de Pinar del Río, pour y recevoir un traitement contre la tuberculose. Yaraí Reyes Marín, son épouse, a été informée de ce transfert par la femme d’un autre prisonnier politique. Lorsqu’elle a contacté l’hôpital, elle n’a pas été autorisée à parler à son mari.

    Celui-ci souffre également d’un ulcère, de douleurs abdominales aiguës et de difficultés pour ingérer aliments et médicaments, ce qui rend son traitement difficile. Normando Hernández González avait été placé en cellule d’isolement de mai à septembre 2004 pour avoir exigé que son statut de prisonnier politique soit reconnu. Depuis le 10 septembre dernier, il était incarcéré avec des détenus de droit commun, dont plusieurs seraient atteints de tuberculose.

    A Cuba, les journalistes emprisonnés ne reçoivent pas toujours les soins que requiert leur état de santé. En novembre dernier, Pablo Pacheco Avila, de l’agence indépendante CAPI, a rapporté que les autorités refusaient de lui remettre les médicaments donnés par sa famille pour traiter son hypertension artérielle et ses problèmes cardiaques.

    Normando Hernández González avait été arrêté le 24 mars 2003 avec 74 autres dissidents, dont 26 journalistes, puis condamné pour ses articles à 25 ans de prison, le 4 avril 2003. Des 75 dissidents et journalistes arrêtés, 14 ont depuis été libérés.

  • « Cuba a pris la décision de rétablir les contacts officiels avec les ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Italie, d’Autriche, de Grèce, du Portugal et de Suède », a déclaré M. Pérez Roque au cours d’une brève conférence de presse.

    La décision a été prise, a-t-il ajouté, « à partir de la décision prise par le COLAT (Comité pour l’Amérique latine de l’UE) le 14 décembre à Bruxelles de renoncer à inviter aux réceptions de leurs pays les mercenaires payés et dirigés par les Etats-Unis ».

    Les « mercenaires » désignent dans le langage officiel cubain les dissidents, dont 75 d’entre eux ont été condamnés en avril 2003 à des peines de six à 28 ans de prison, en même temps que trois Cubains qui cherchaient à fuir le pays étaient passés par les armes.

    En réaction à ces condamnations, l’UE avait adopté en juin 2003 des sanctions politiques contre Cuba et décidé d’inviter systématiquement les opposants en liberté aux fêtes nationales organisées dans les ambassades.

    Cuba avait répliqué en « congelant » leurs personnels diplomatiques, privés de tout contact avec les responsables cubains.

    La diplomatie espagnole a pris la tête du mouvement en faveur d’un assouplissement des sanctions et son ambassade à La Havane a été la première « décongelée » le 25 novembre.

    Cinq jours après, le plus célèbre des 75 dissidents cubains emprisonnés, Raul Rivero, était libéré. En tout, six dissidents ont été remis en liberté en une semaine, s’ajoutant aux huit déjà libérés depuis avril cette année, une série de gestes interprétés comme visant à encourager la position espagnole au sein de l’UE.

    Réunis à Bruxelles le 14 décembre, les responsables chargés de la politique cubaine des 25 Etats membres de l’UE ont préconisé un rapprochement avec La Havane, tout en recommandant d’ »intensifier les contacts avec la dissidence » et de modifier le format des invitations aux fêtes européennes dans la capitale cubaine.

    Jusqu’en juin ni les officiels cubains ni les dissidents ne devraient être invités à ces fêtes.

    Ces propositions doivent être examinées pour éventuel accord par les chefs de la diplomatie de l’UE lorsqu’ils se réuniront le 30 janvier prochain, a ajouté le porte-parole.

    Toutefois, a souligné le chef de la diplomatie cubaine, la normalisation « ne se fait pas avec tous les pays de l’Union européenne, mais avec un groupe » d’entre eux.

    Le ministre cubain faisait allusion à l’existence d’une forte opposition de la part des Pays-Bas, de la Pologne et de la République tchèque à un assouplissement des sanctions.

    Les mesures cubaines de « gel » des ambassades de l’UE ne concernent que celles présentes à La Havane, soit 14 des 25 pays-membres, 15 avec la représentation propre de l’UE.

    Sur ces 14 pays, deux –la Belgique et la Hongrie– n’ont pas été « congelées » pour n’avoir pas organisé de fêtes nationales, et donc pas invité de dissidents.

  • « Ces 2 millions de visiteurs représentent une augmentation de 8 pour cent au-dessus de l’année dernière et sont une démonstration que Cuba n’est pas isolé » selon Manuel Marrero

    La plupart des citoyens des ETATS-UNIS sont interdits par leur gouvernement de déplacement à Cuba, et les visites des Cubain-Americans sont également limitées à une tous les trois ans (au lieu de 1 par an précedemment). Néanmoins, 200.000 personnes sont venues l’année dernière des Etats-Unis, dont 130.000 qui étaient d’origine cubaine.

    Le nombre de citoyens des ETATS-UNIS voyageant au Cuba a été réduit de plus de 50 % depuis juin (30% selon d’autres sources), quand le Président Bush a éliminé la plupart des échappatoires permettant de visiter Cuba avec une licence spéciale.

    Le tourisme et les activités relatives ont representé des revenus de $2.1 milliards de 2003, en augmentation de 15 % pour 2004, ce qui porterait les revenus bruts du tourisme à 2,4 milliards de $, selon le ministre de l’économie, José Luis Rodriguez.

    Cuba s’est tourné vers le tourisme après que l’effondrement du communisme européen ait plongé l’ économie socialiste dans la crise en 1990.

    « l’industrie de tourisme representait 4 % des revenus en devises étrangères en 1990, contre 41 % cette année, » a indiqué Manuel Marrero, ministre du tourisme.

    « le nombre de chambres d’hôtel était de 13.000 en 1990, et aujourd’hui il est de 41.000, dont 40 % quatre ou cinq étoiles » a t-il précisé.

    Les chaînes étrangères d’hôtel, telles qu’Accor et Sol Melia de la France et de l’Espagne, contrôlent la majorité des hôtels de luxe à Cuba.

  • Cependant, a précisé le ministre, ce chiffre de 5% est établi en incluant les dépenses sociales, ce qui « n’est pas pris en compte dans les autres économies ».

    Pour calculer l’évolution du produit intérieur brut (PIB), les autorités de l’île communiste prennent en compte les investissements réalisés dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité sociale.

    Autant de dépenses qui ne sont jamais prise en compte dans l’évaluation du PIB des autres pays. Par ailleurs, selon les normes de la comptabilité cubaine, ces dépenses effectuées en pesos, sont comptabilisées comme des dollars, soit 25 fois plsu que leur réelle valeur.

    Selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, organisme de l’Onu basé à Santiago du Chili, l’économie cubaine a connu une croissance de 3% ces 12 derniers mois.

    Selon M. Rodriguez, « à prix constants » le PIB s’est élevé à 36,453 milliards de dollars en 2004, mais il n’a pas donné le chiffre de 2003.

    Cette croissance économique s’est produite dans « une année de difficultés extraordinaires de différente nature, auxquelles nous avons fait face à un coût élevé », a-t-il dit.

    L’île a été touchée en 2004 par deux ouragans, Charley et Yvan, et par la plus forte sécheresse depuis 40 ans. Par ailleurs, en juin le président américain George W. Bush a renforcé l’embargo.

    La sécheresse a provoqué des pertes d’un montant de 834 millions de dollars, l’ouragan Charley des dégâts pour 1,223 milliard et Yvan 923 millions, a précisé le ministre.

    Les pénuries d’électricité depuis le milieu de l’année, avec des coupures constantes et des mesures de rationnement, sont venues s’ajouter aux difficultés.

    De nombreuses industries ont dû interrompre leur production et dans le secteur de la métallurgie, « 120.000 tonnes d’acier n’ont pas été produites, obligeant à réaliser des importations coûteuses », a expliqué M. Rdodriguez.

    Cependant, a-t-il ajouté, le tourisme, l’un des secteurs moteurs de l’économie cubaine, a connu une croissance de 7,6% du nombre de visiteurs, dépassant pour la première fois le chiffre de deux millions de touristes sur un an.

    Les 2,05 millions de touristes qui ont visité Cuba ont dépensé 15% de plus qu’en 2003, selon le ministre qui n’a cependant pas donné les chiffres précis.

    En ce qui concerne le commerce extérieur, les exportations ont augmenté de 32,5% avec des revenus « de plus de 2 milliards de dollars », alors que les importations ont connu une hausse de 14,3%, a-t-il dit.

    Par ailleurs on a appris que 70% des sols cultivables de Cuba souffrent de dégradation, en raison notamment de la déforestation ou des problèmes de pollution, selon un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture cité mercredi par la presse officielle.

    Abilio Fernandez, directeur des sols du ministère de l’Agriculture, a révélé l’état préoccupant des sols cultivables dans l’île communiste à la commission chargée de l’environnement à l’Assemblée nationale, qui s’est réunie avant la dernière session du parlement jeudi.

    Selon M. Fernandez, les principales causes sont la déforestation, la pollution, le non-respect des normes de protection de l’environnement, l’irrigation avec des eaux polluées et l’absence de rotation des cultures.

    Même s’il existe des programmes pour réhabiliter 475.000 hectares, cela prendra du temps, a-t-il averti.
    Selon les données officielles, le pays compte 10,5 millions d’ha, dont 5,5 millions appartiennent à l’Etat communiste.

  • J’avais droit à vingt-cinq minutes de téléphone par semaine, et Blanca Reyes, ma femme, me faisait des synthèses de ce qui se passait. Et, tous les trois mois, pendant les deux heures de visite auxquelles nous avions droit, elle m’informait aussi, me disait que telle personne avait écrit tel article. Tout cela m’aidait à garder ma sérénité mentale. Car la première année a été très dure en prison : j’étais dans une cellule d’isolement, dans des conditions humiliantes. Je passais quatre heures à écrire, et autant à lire : comme une journée de travail. C’est ce que je m’étais fixé. Mais parfois, vu les conditions difficiles, ce rythme était bouleversé. Par exemple, il n’y avait de l’eau que quinze minutes par jour. Il fallait alors vite remplir les bouteilles, se laver rapidement. On nous sortait aussi quarante-cinq minutes au soleil, menottés, dans une cellule de mêmes dimensions (6 m2) mais sans toit. L’insomnie aussi pouvait influer sur ce programme : il y avait dans la cellule des grenouilles qui me sautaient dessus au milieu de la nuit et me réveillaient en sursaut, des grillons qui s’installaient dans un coin et m’empêchaient de dormir.

    Il faut se constituer une sorte de forteresse spirituelle pour s’en sortir. Ces nouvelles que me transmettait Blanca étaient très importantes. Savoir qu’un ami en Espagne avait écrit un article, que Gallimard avait publié un de mes livres (je mourais d’envie de voir la couverture ! C’est le genre de choses importantes pour un écrivain…). Savoir qu’il y avait des personnes que j’aime beaucoup, et qui ont été très impliquées, comme Zoé Valdés, et d’autres que j’admire sans les connaître. Je ne m’attendais pas à une telle réaction, de la même façon que le gouvernement cubain ne s’y attendait pas.

    Aviez-vous accès à des livres, à des journaux ?

    Ma femme pouvait m’apporter des livres, et j’avais aussi un petit poste de radio, qui transmettait les informations cubaines. Mais pas de télévision, et, seulement de façon sporadique, Granma (quotidien officiel du Parti communiste cubain, ndlr), rien de plus. Mais j’ai pu recevoir des livres de poésie, des romans, un dictionnaire de la langue espagnole, qui m’a aidé pour écrire mes poésies. La poésie a été un refuge ; j’ai même écrit un livre de poèmes en prison.

    C’était plus compliqué pour sortir les textes de la prison. La police avait fixé un thème : ce ne devait être que des poèmes d’amour. Alors je les donnais à un officier de la police politique et les poèmes «approuvés» étaient transmis à mon épouse. Ce livre, qui est donc passé par les yeux attentifs de la police, va bientôt sortir en Espagne. Ceux qui n’étaient pas approuvés m’étaient rendus, et il y en avait d’autres que je ne soumettais pas à la lecture, parce qu’ils touchaient à d’autres thèmes : l’expérience en prison, les histoires de détenus, des petits événements. Par exemple, un jour, un papillon est passé devant la fenêtre grillagée de la cellule, et j’ai passé toute la journée à attendre qu’il repasse. Il n’est pas revenu, alors je l’ai imaginé et j’ai écrit un texte.

    Dans une cellule d’isolement, la vie s’arrête, on reste seul avec ses souvenirs. ça a été une étape très sombre, j’avais une condamnation très lourde (vingt ans de prison, ndlr), j’avais déjà 57 ans au moment de mon arrestation, je ne savais pas quand j’allais sortir de là… parfois je me sentais étouffé, par l’éloignement de ma famille, de ma mère, très âgée, de mes filles.

    extrait d’une ITV de Jean Baret pour Libération

  • Trente et un députés français parrainant des prisonniers politiques cubains ont recommandé aux autorités espagnoles « une extrême vigilance » et « la plus grande fermeté » dans leurs relations avec le gouvernement cubain pour obtenir de nouvelles libérations, a-t-on appris lundi auprès du député du Bas-Rhin Yves Bur (UMP), à l’origine de l’initiative.

    Les élus français s’inquiètent de rester « sans nouvelles des prisonniers qu’ils parrainent » après la libération de 13 des 75 dissidents condamnés en avril 2003 à de lourdes peines de prison. « Ayant eu connaissance de l’implication de l’Espagne quant à ces récentes libérations, le groupe de parlementaires souhaite donc connaître la position exacte du gouvernement espagnol », a indiqué lundi un communiqué des députés.

    Dans ce but, ils ont adressé un courrier à M. Francisco Villar y Ortiz de Urbina, ambassadeur d’Espagne en France dans lequel ils s’affirment « certains que la poursuite du dialogue engagé avec les autorités cubaines pourrait déboucher sur de nouvelles libérations » tout en recommandant « une extrême vigilance doublée de la plus grande fermeté ». « Toujours mobilisés, les trente et un députés continueront à poursuivre leur engagement en faveur de leurs +filleuls+ jusqu’à leur libération », conclut le communiqué. Les parlementaires signataires sont associés à la campagne de parrainage lancée par le Collectif Solidarité Cuba Libre après une vague de répression sans précédent au printemps 2003 contre la dissidence cubaine, marquée par la condamnation de 75 opposants à des peines pouvant aller jusqu’à 28 ans de prison.

  • Jorge Olivera Castillo, qui travaillait avant sa détention pour le magazine « De Cuba » et collaborait avec des agences de presse étrangères, souffre du colon. Il a été libéré après avoir subi un examen médical complet.

    Agé de 43 ans, il avait été condamné à 18 ans de prison à la suite d’un vaste coup de filet dans les milieux dissidents, qui avait conduit à l’arrestation de 75 personnes en mars 2003. L’ensemble de ces opposants ont été accusé d’intelligence avec les Etats-Unis dans le but de faire tomber le régime de Fidel Castro.

    Dans un entretien avec des journalistes à son domicile, peu après sa libération, Olivera a réaffirmé son opposition politique au régime castriste et a confié qu’il envisageait de s’exiler aux Etats-Unis, un visa lui ayant été accordé avant son arrestation.

    « La dissidence ne devrait pas être considérée comme un acte criminel », a-t-il fait valoir, tout en se disant convaincu que d’autres libérations devraient suivre prochainement. « J’ai le sentiment que le gouvernement réfléchit au bien-être du pays », a-t-il commenté.

    A la surprise générale, Cuba avait remis en liberté la semaine dernière six des 75 activistes appréhendés l’an dernier. Trois avaient été libérés lundi dernier pour motifs médicaux, deux autres le lendemain, dont l’écrivain Raul Rivero, puis le journaliste indépendant Edel Jose Garcia Diaz vendredi. Avec la libération de Jorge Olivera Castillo, le total des dissidents du groupe de 75 relâchés par le régime cubain depuis cet été s’élève à 14, tous ayant retrouvé la liberté pour raisons médicales. Bon nombre des 61 autres ont été transférés à La Havane pour y subir des examens médicaux avant d’être renvoyés dans leurs prisons de province. AP