Auteur/autrice : Info Cuba

  • A vrai dire ce n’est pas une nouveauté. Les premières traces d’exploitation de ce nickel remontent aux toutes premières années du XXe siècle. La première usine fut construite en 1944 par les Américains.

    Il y a quinze ans, la production de nickel s’était effondrée au moment du départ des Soviétiques. Pendant près de trente ans ceux-ci avaient porté l’économie cubaine à bout de bras. Une fois les grands frères partis, il a presque fallu repartir de zéro. Aujourd’hui, Cuba a une capacité de production de 78 000 tonnes de nickel. «D’ici deux ans, affirme un spécialiste, l’île devrait atteindre les 100 000 tonnes».

    Avec le tourisme, le nickel est devenu la première source de devises étrangères pour Cuba. L’an dernier, les exportations de ce métal ont rapporté environ 800 millions de dollars. Le pays a profité à plein de l’envolée des cours mondiaux et ce n’est pas fini.

    C’est trois fois plus que ce qu’a rapporté le sucre. Car le temps est révolu où Cuba comptait avant tout sur sa production de sucre et où Castro mobilisait la population toute entière pour aller dans les champs, machette à la main. Une seule difficulté pour les exportations de nickel: l’embargo américain interdit l’utilisation de nickel cubain jusqu’au troisième stade de transformation. C’est à dire qu’une petite cuillère fabriquée en Europe avec de l’acier inoxydable contenant quelques grammes de nickel cubain ne pourra être importée aux Etats-Unis.

    Cela explique une certaine discrétion du côté des exportateurs cubains quant à leurs clients, une discrétion qui va parfois même jusqu’à l’absence de documents de vente écrits.

  • Le dollar a vécu lundi son dernier jour à Cuba comme moyen de transaction, onze ans après sa réapparition dans l’île communiste, la monnaie américaine laissant la place au peso convertible au terme d’une opération qualifiée par les autorités de « nouvelle victoire contre l’impérialisme ».

    Magasins, hôtels, restaurants, loueurs de voitures et autres établissements commerciaux qui « travaillaient » avec le dollar n’acceptent plus que le « peso convertible », sous forme de billets colorés surnommés « chavitos », ou « billets de monopoly » par la population.
    En dépit d’inquiétudes sur l’avenir de cette monnaie, les Cubains ont réagi dans l’ensemble avec calme et discipline. « Les gens ont été bien informés et, jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de problèmes.

    Le président Fidel Castro en personne avait annoncé cette mesure le 25 octobre, donnant quinze jours à une population prise par surprise pour changer ses dollars contre des pesos convertibles, au taux de un pour un, avant l’application d’une taxe de 10% qui doit commencer le 15 novembre.
    Selon le président cubain, l’opération est destinée à « répliquer » aux mesures de durcissement de l’embargo américain contre Cuba, qui faisaient peser des menaces sur les transactions commerciales de l’île et sur ses dépôts en dollars à l’étranger.

    Dans un branle-bas de combat bancaire général, 1.663 points de vente ont été ouverts deux jours après dans toute l’île, dont 403 dans la capitale où, par milliers, les habitants ont ouvert des comptes d’épargne en dollars. Seules sont visées en effet les transactions en espèces. Les opérations de change, la détention de dollars et de comptes en billets verts demeurent autorisées, de même que les virements sur ces comptes, y compris par chèque.

    En 1993, à contre-coeur, le président cubain avait légalisé la monnaie américaine devant l’effondrement économique du pays à la suite de la disparition du bloc communiste européen. Depuis, l’économie cubaine reposait sur trois monnaies : le dollar, de loin la plus appréciée, mais accessible seulement à une partie de la population, le peso cubain ordinaire, le plus répandu, et le peso convertible, généralement dédaigné.

    Selon banquiers et experts occidentaux, l’opération doit permettre aux autorités de récupérer des dizaines, voire des centaines de millions de dollars en circulation. Cuba, exclu des organismes monétaires internationaux, est chroniquement à court de devises et emprunte au marché à court terme, sans pouvoir honorer sa dette qui s’élève à quelque 11 milliards de dollars. Jeudi, la BCC a repoussé d’une semaine, jusqu’au 15 novembre, l’échéance pour les opérations de change ou d’ouverture de comptes d’épargne en dollars. La presse officielle a qualifié l’opération de « nouvelle victoire contre l’impérialisme », affirmant que Cuba récupérait ainsi sa « souveraineté monétaire ».
    Les touristes, principaux pourvoyeurs de devises de Cuba, de même que les résidents étrangers, devront eux aussi utiliser désormais le peso convertible.

  • Ces chiffres ont été communiqué par la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, illégale), dirigée par Elizardo Sanchez.

    « Le nombre de prisonniers de conscience dans les prisons du gouvernement cubain est le plus élevé au monde. Des 84 adoptés par Amnesty International, 70 sont maintenus dans des prisons de haute sécurité dans des conditions inhumaines et 14 ont reçu une autorisation extra-pénale l’année passée », déclare la CCDHRN dans son rapport annuel.

    Les « autorisation extra-pénales » équivalent à la mise en liberté conditionnelle.

    « Au-delà du nombre de prisonniers adoptés formellement jusqu’à aujourd’hui, nous sommes convaincus que cette catégorie de prisonniers, dans le cas de Cuba, dépasse largement la centaine », indiqué la CCDHRN, présidée par le dissident Elizardo Sanchez, .

    Fin 2004, le nombre de prisonniers politiques s’est maintenu autour de 300: ils étaient 317 enregistrés à la fin du premier trimestre l’an dernier, un chiffre qui s’est réduit à 294 en décembre, selon l’organisation, qui publie la liste des 294 et celle des 84 adoptés par Amnysty International.

    2004 aura vu « au moins 21 nouvelles incarcérations pour motif politique », ajoute la CCDHRN, précisant que ce chiffre ne comprend par « un nombre indéterminé d’opposants détenus durant quelques heures ou quelques jours ».

    Cuba, d’autre part, « continue à refuser la coopération offerte par la Croix-Rouge internationale, la Commission des droits de l’homme de l’ONU et d’autre organisation » pour améliorer son « immense système carcéral » et moderniser ses lois et son code pénal, accuse encore la CCDHRN.

    L’unique visite de la Croix-rouge internationale dans les prisons cubaines remonte à 1988.

    En mai l’an dernier, la CCDHRN avait fait connaître sa première étude sur l’évolution du système carcéral cubain. Selon elle, le régime castriste s’est doté en 45 ans d’un véritable « goulag tropical », avec plus de 100.000 détenus aujourd’hui contre moins de 4.000 avant l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro en 1959.

    Si le chiffre de 100,000 détenus était confirmé (le gouvernement cubain ne donne aucun chiffre sur les prisons) les taux de détention serait de 888 pour 100,000 personnes à Cuba, loin devant les Etats Unis (un des pays les plus répressif en matière de détention) qui affichent un taux de 701 détenus pour 100,000.

    Au total, entre 0,7% et 0,9% de la population cubaine est sous les verrous, « un chiffre gigantesque » selon Elizardo Sanchez, vétéran de la dissidence.

    La population cubaine a doublé depuis 1949, passant de 5,5 millions à plus de 11 millions aujourd’hui.

    Sur les 200 prisons que compte le pays, 45 sont des établissements de haute sécurité –contre un seul avant 1959– autour desquels gravitent des dizaines de camps de travail et de centres d’internement secondaires, selon ce rapport.

  • Odlanier Solis Fuente a battu le Russe Roman Romanchuk, aux points :un combat décisif pour désigner le pays dominateur de ces Mondiaux. Cuba a terminé en tête au tableau des médailles (8 au total), juste devant la Russie (5), à l’issue d’une finale à suspense entre Romanchuk et Odlanier Solis.

    Le Cubain, 25 ans, champion olympique en 2004 et du monde en 2003, en moins de 91 kg, a été compté dans les deux premières reprises avant de se reprendre dans la 3e et de battre Romanchuk de sept points.

    Grâce aux victoires de Guillermo Rigondeaux Ortiz (54 kg), Yordanis Ugas Hernandez (60 kg) et Eristlandi Lara Santoya (69 kg), en plus de celle de Solis, Cuba termine avec quatre titres.

    Les Cubains auraient pu faire mieux encore si Andry Laffita Hernandez – vainqueur du vice-champion olympique français Jérôme Thomas au tour préliminaire – n’avait pas perdu en finale contre le Sud-Coréen Lee Ok Sung (51 kg).

    Cuba et Russie ont devancé le Kazakhstan, avec deux médailles d’or à Serik Sapiyev (64 kg) et Yerdos Dzhanabergenov (81 kg), ainsi que la Chine (Zhou Shi Ming, 48 kg) et la Corée du sud, un titre chacun.

    Entre tous les sports, c´est la Boxe qui a rapporté le plus de titres mondiaux et olympiques a Cuba. Un total de 32 médailles d´or, 15 d´argent, et 8 de bronze ont été obtenues au cours des 25 jeux olympiques organisés depuis ceux d’Athènes en 1896 et jusqu’à 2004.

    Alcides Sagarra, fondateur depuis 1960 de l´école cubaine de Boxe, a entraîné des hommes comme Teófilo Stevenson, Félix Savón et Maikro Romero pour accéder a de nombreux tournois nationaux et internationaux où Cuba remporta quelques unes des victoires parmi les plus célèbres du monde de la Boxe.

    Les victoires de Stevenson, tout au long de sa carrière sportive, nous montrent un homme totalement préoccupé par l´envie de gagner: trois fois champion olympique en 1972, 1976, et 1980:trois fois champion du monde en 1974, 1978, et 1986 toujours en catégorie poids lourds.

    Félix Savón, pour sa part,a été six fois champion du monde dans la division des 91Kg: en 1986,1989,1991,1993,1995,et 1997. De nouveaux boxeurs ont remportés des victoires significatives en rencontres internationales, par exemple: Maikro Romero, champion olympique et mondial, Ariel Hernández, Héctor Vinent, qui élimina sur son parcours cinq adversaires,dont le champion mondial turc Suleymanoglu,et lors du combat pour la médaille d´or,remporta par 20-13 son match contre l´allemand Oktay Urical,afin de devenir également bi champion olympique.

    À Athènes 2004 un autre géant nommé Mario Kindelán remporta son troisième titre olympique, un exploit seulement égalé avant par trois autres boxeurs.