Mois : novembre 2007

  • Ingrid BetancourtHugo Chavez affirme avoir la preuve que l’otage des FARC est toujours en vie. Une bonne nouvelle qui reste à confirmer. L’occasion aussi de se poser quelques questions sur le rôle assez ambigu du Venezuela et de son allié cubain dans la gestion de la crise des FARC

    Le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez avait été mandaté il y a deux mois par Bogota pour permettre l’échange de 500 guérilleros incarcérés contre un groupe de 45 otages, dont les trois Américains et Mme Betancourt, ex-candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002. Aujourd’hui Hugo Chavez affirme à la presse pouvoir apporter, lors de sa visite à Paris le 20 novembre, une preuve de vie de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guerilla des FARC depuis 2002.

    Or on sait maintenant que le régime de Fidel Castro a été un soutien et un allié de longue date de la guerilla marxiste en Colombie. Dans « Cuba Nostra » publié en 2005, Alain Ammar et Jacobo Machover écrivent :

    « Le chef d’Etat cubain, qui désire ouvrir un nouveau front antiaméricain en Amérique latine avec l’argent du Venezuela, arme et soutien les FARC de concert avec son homologue « bolivarien » (Hugo Chavez), d’une manière directe avec des armes légères mais également grâce à un appui financier et des hôpitaux de campagne installés, selon des médecins cubains exilés ayant fui le Venezuela, à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, et consacrés spécialement aux blessés des FARC « .

    Quel peut être dans ces conditions le rôle d’Hugo Chavez, et de quelle crédibilité peut-il disposer alors qu’il est en train d’installer chez lui une dictature marxiste, que les FARC tentent désespérément d’imposer à la Colombie ?

    « Nous essayons de mettre tout en place » pour trouver un accord, a déclaré M. Chavez à la télévision publique après son entretien avec Luciano Marin Arango, plus connu sous son nom de guerre d’Ivan Marquez.

    Ivan Marquez a affirmé qu’une rencontre entre Hugo Chavez et le commandant des FARC Manuel Marulanda serait nécessaire pour surmonter les obstacles à un échange humanitaire de prisonniers.

    Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a déclaré dans un communiqué attendre ces éléments « avec la plus grande des impatiences » et espère que la famille de l’otage « pourra la visionner dans les plus brefs délais » s’il s’agit d’une cassette vidéo comme précédemment. Le Comité de soutien organise une marche à Paris le dimanche 18 novembre pour appeler « les FARC comme le gouvernement colombien à négocier au plus vite » et exprimer le « soutien le plus total » à la médiation internationale.

  • Plus de 40 000 personnes ont été évacuées à la suite des pluies torrentielles tombées lors du passage de la tempête tropicale Noël dans la province voisine d’Holguin, où le fleuve Sagua est aussi sorti de son lit, ainsi que dans la province de Las Tunas, selon les médias gouvernementaux.

    Selon les témoins cités, ces inondations seraient les pires depuis le passage de l’ouragan Flora en 1963, qui avait provoqué la mort de 1126 personnes et détruit 11 103 habitations.

    A Santiago de Cuba, deuxième ville du pays, l’eau a été rétablie pour 250 000 personnes, ont indiqué les autorités lors de l’inspection des dommages effectuée par le vice-président Carlos Lage, qui a assuré que le chef de l’État, Fidel Castro, éloigné du pouvoir par la maladie, suivait la situation avec «une préoccupation constante», selon le quotidien officiel Granma.

    La tempête tropicale Noël, qui n’a pas fait de victime à Cuba, a laissé au moins 127 morts la semaine dernière en République dominicaine et en Haïti, avant de remonter vers le nord au large de la côte atlantique américaine.

    La récolte de canne à sucre touchée

    La tempête tropicale Noël a laissé des milliers d’hectares de canne à sucre sous l’eau dans l’est et le centre de Cuba.

    Des zones étendues de canne à sucre ont aussi été inondées à Santiago de Cuba et dans les provinces de Granma, ainsi que dans les provinces centrales de Camaguey et de Ciego de Avila.

    Des milliers de kilomètres de routes secondaires et de voies ferrées utilisées par l’industrie ont été détruites par la tempête tropicale Noël, tandis que les dégâts sur les routes et les voies ferrées principales ont laissé la plupart de ces régions sans moyens d’approvisionnement adéquats pour la nourriture et le carburant, d’après les reportages des médias de l’état.

    Des précipitations supérieures à la normale et de fortes chaleurs, combinées à des problèmes industriels et d’organisation vont sans doute conduire à l’une des pires récoltes de canne à sucre de Cuba pour 2007. La production a été estimée à près de 1,1 millions de tonnes de sucre, par rapport aux 1,5 voire 1,6 millions de tonnes qui étaient prévues.