Étiquette : Fidel Castro

  • Au vu de des images diffusées avec parcimonie par les medias cubains, il semble maintenant évident que Fidel Castro ne pourra revenir diriger Cuba comme il le faisait avant son opération. Le chancelier cubain Felipe Pérez Roque a affirmé lundi dans une entrevue à l’AP que le président retournera aux affaires quand il aura pleinement récupéré et pas nécessairement au début de décembre comme il l’avait suggéré au début de sa convalescence. Malgré ses apparitions télévisuelles, Fidel Castro ne s’est pas encore présenté en public et son dossier médical reste toujours un secret d’Etat. Mais ses collaborateurs font preuve d’un optimisme prudent « Je vois qu’avance sa récupération et que sa convalescence est satisfaisante », a déclaré récemment Felipe Pérez Roque.

    Jusqu’ à présent aucune protestation dans l’île ne s’est produite comme le prévoyaient les dirigeants anticastristes de la Floride ; et aucune « transition » vers un changement de régime n’est envisagée. La transmission du pouvoir à Raul Castro, s’est faite apparemment sans heurts, et s’est accompagné de la mise en place d’une équipe de remplacement constituée des six autres hommes du Parti Communiste et du pouvoir : José Ramón Balaguer, José Ramón Machado Ventura, Esteban Lazo, Carlos Lage, Francisco Soberón et le chancelier Felipe Pérez Roque. Il s’agit d’une direction associée, plusieurs fois annoncée comme possible « héritière » du pouvoir dans l’île, où la figure de Fidel Castro par son poids historique paraissait irremplaçable.

    Selon Paulo Paranagua, journaliste au Monde (voir l’article « Cuba après Castro, l’armée en position d’arbitre » 2/11/2006). »Tous les observateurs jugent que les militaires tiennent la clé de l’évolution à Cuba. Mais des divergences semblent inévitables entre les généraux qui gèrent l’économie, ceux qui s’accrochent à leur commandement et les jeunes officiers…/…. Mais l’opacité d’un régime de parti unique, qui verrouille l’information et où rien ne filtre des luttes de tendances, autorise toutes les spéculations. »

    Cependant, la présence épisodique d’un Fidel moribond risque de ne pas suffire pour assurer la survie du régime castriste en l’état. La personnalité même de Raul Castro pose problème : récemment un groupe de Cubains en exil a publié un texte sous forme de pétition, affirmant que :

    « La communauté internationale ne peut accepter ce successeur illégitime qu’est Raúl Castro, un homme aussi cruel que son frère aîné, désigné par le Parti communiste et par une Constitution résolument antidémocratique, qui est responsable des premières exécutions massives à Cuba, coupable de l’assassinat de dizaines d’opposants et est aussi le chef des forces répressives et militaires qui ont semé la destruction et la mort aux quatre coins du globe sous prétexte de « solidarité internationaliste ».
    L’ouverture à Cuba ne peut venir ni de lui ni des hommes qui sont autour de lui. Tous ont un passé de complicité dans l’oppression des Cubains, de même que les militaires, qui ont toujours appuyé la répression et qui aujourd’hui contrôlent l’économie dévastée du pays. »

    Pour pouvoir mener à bien pacifiquement la passation de pouvoir, les nouveaux maîtres de Cuba auront besoin de normaliser les relations avec les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, avec l’Union Européenne. Or pour les États Unis, Raul Castro n’est pas un partenaire acceptable. Pour atteindre cet objectif, qui inclue la levée de l’embargo, les héritiers de Castro, sont disposés à offrir trois récompenses à Washington : le contrôle de l’émigration clandestine, la surveillance sur le trafic de drogues, et une diminution du rôle de Cuba comme étendard de la lutte anticapitaliste et antiaméricaine. Mais pour atteindre cet objectif, il faudra forcément faire les comptes et le ménage dans la direction collective qui assume en ce moment la direction de Cuba.

  • « Je plaide, comme je l’ai toujours fait, pour un changement de régime, pas pour une succession monarchique », a déclaré M. Arias à la télévision costaricienne.

    Les accusations de Cuba selon lesquelles « je suis un laquais de l’impérialisme yankee, ne me touchent pas », a-t-il ajouté.

    Selon la presse locale, M. Arias aurait reçu lundi une lettre du vice-président cubain Carlos Lage lui reprochant son « arrogance » et le fait de partager la vision des Etats-Unis au sujet de Cuba.

    Le Costa Rica n’a pas de relations diplomatiques avec Cuba depuis 1962 et San José a fait savoir mardi qu’il n’envisageait pas d’en établir.

    Oscar Arias Sánchez, né le 13 septembre 1940 à Heredia, est un ancien président costa-ricain, du 8 mai 1986 au 8 mai 1990 et depuis le 8 mai 2006. Il reçut le Prix Nobel de la Paix en 1987.

    Né d’une famille de riches exploitants du café, Oscar Arias Sánchez fait ses études au Costa Rica, au collège de San José, avant de partir à Boston puis à Londres.
    Ayant adhéré au Parti de Libération Nationale (PLN) dans les années 70, il fut nommé ministre de la planification nationale et des politiques économiques du président José Figueres, élu en 1972, avant de devenir secrétaire général du PLN en 1979. Il est élu président du Costa Rica en 1986, sur un programme libéral.

    Sur le plan économique, Arias Sánchez, relança l’économie et fit baisser le chômage. Mais ce sont ses efforts pour la paix qui marquèrent sa présidence : essayant de mettre fin aux guerres qui déchirait l’Amérique centrale et de développer la démocratie, il proposa, pour relancer le plan Contadora, son propre traité de paix, qui fut signé par le Salvador, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua le 7 août 1987. Cet effort pour la paix lui valut le prix Nobel la même année. Ce fut le premier latino-américain à le recevoir.

    Le 5 février 2006, il se représente à l’élection présidentielle qu’il remporte avec 40,5 % des voix. Il est rentré en fonction le 8 mai succédant à Abel Pacheco.

  • « Ce serait bien de faire un grand gâteau et de et l’envoyer au « grand-père sage », a déclaré Morales aux indigènes aymaras d’Escoma, un petit village d’accès difficile situé dans les montagnes andines, à quelque 50 kilomètres de La Paz. Avec l’aide du Venezuela, la Bolivie se propose d’industrialiser la feuille de coca, un arbuste andin d’attributs nutritifs vérifiés qui sert aussi de base pour la fabrication de cocaïne.

    Morales entend ainsi remercier Fidel Castro, président de Cuba, pour la donation d’un hôpital ophtalmologique a ce village bolivien isolé. Pendant une rencontre avec la presse étrangère , Morales a fait une vibrante éloge des quelques 700 médecins cubains, qui soignent gratuitement les pauvres, principalement dans le secteur rural bolivien.

    « Jusqu’à présent, 500.000 personnes ont été examinées et « l’Opération Miracle » a gratuitement opéré plus de 10.000 Boliviens dans les dernières semaines », malgré l’opposition tenace des organisations de médecins boliviens, a aussi indiqué Morales.

  • Selon le palmarès 2006 de Forbes, la fortune de Fidel Castro, la première des chefs d’Etat en exercice hormis celle des monarques, et la septième en incluant ces derniers, est évaluée à 900 millions de dollars.

    Elle s’appuierait sur un réseau formé d’institutions comme le Palais des conventions, la corporation d’Etat CIMEX, qui a le monopole des importations et exportations, et Medicuba, qui vend les vaccins et d’autres produits pharmaceutiques cubains.

    « Je leur offre, je leur fait cadeau de tout ce qu’ils ont recherché. Ils ont voulu m’éliminer, ils n’ont pas pu, ils ont voulu me faire abandonner la révolution, je les mets au défi de prouver ce qu’ils ont dit. Et s’ils le prouvent, pas besoin qu’ils préparent plus de plans, ni de transition ni de bêtises de ce genre », a ajouté Fidel Castro, apparement irrité.

    Pour répondre à ce qu’il a qualifié de « manoeuvre américaine », le chef de l’Etat avait convoqué une émission spéciale en soirée à laquelle ont participé le président de la Banque centrale (BCC) Francisco Soberon, le ministre de la Culture Abel Prieto et d’autres responsables cubains, qui ont assuré tour à tour sa défense après lui.

    Fidel Castro a salué la présence parmi les invités de « personnages aussi illustres » que le directeur du mensuel français Le Monde diplomatique, M. Ignacio Ramonet, proche du président cubain.

    « Je ne suis pas né totalement pauvre. Mon père possédait des milliers d’hectares de terre. A la victoire de la révolution, toutes ces terres ont été remises aux paysans », a-t-il rappelé.

    Pour sa part, le président de la Banque centrale, évoquant « une action des services de renseignements américain », a déclaré: « Avec une autorité morale absolue et en regardant en face notre peuple et l’opinion publique, nous affirmons que son plus haut dirigeant constitue un exemple de dignité et de netteté ».

    « Dans notre économie planifiée centralement et avec le système bancaire central qui gère la totalité des devises, il est totalement impossible que quelqu’un de la plus haute direction puisse disposer de comptes à l’étranger », a encore assuré le président de la BCC.

    L’an dernier, Forbes avait estimé la fortune personnelle du président cubains à 550 millions de dollars, et à 150 millions en 2004.