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  • Selon l’Institut de Météorologie de Cuba, cette température a été
    atteinte vers 14H30 (18H30 GMT), en franchissant le
    précédent record de 36 degrés, établi le 21 juin le 2004.

     »Je ne veux pas voir quand arrivera août », est le commentaire le plus
    habituel dans les rues de La Havane, entre les habitans en sueur,
    qui essayent de fuir l’expososition directe des rayons solaires.

    Cette hausse remarquable de la température a obéi à la
    présence d’un flux d’air humide et chaud du sud, en provenance de la mer Des
    Caraïbes, en combinaison avec la faiblesse des vents et la radiation
    solaire intense de ce début de mois de juin, ont expliqué les spécialistes au journal
    du parti communiste cubain, Granma.

    Les prévisions quotidiennes de cette institution prévoient des
    records de 35 degrés pour la zone est du pays, la plus chaude de
    l’île, et pour les territoires intérieurs, où les hautes
    températures ne sont pas allégées par la présence de la mer.

    La sensation de chaleur est rendue plus grande par les hauts niveaux
    d’humidité dans l’atmosphère, autour de 90%, ainsi que par les
    coupures électriques fréquentes qui dans ces jours affectent l’île,
    et qui rendent impossibles de recourir à certains moments aux ventilateurs et aux appareils d’air conditionné.

     »Le temps continuera chaud avec des températures maximales dans
    l’après-midi entre les 32 et 35 degrés Celsius. Dans la nuit ils
    oscilleront entre les 26 et 29 degrés Celsius », a indiqué l’Institut de
    Météorologie dans ses prévisions.

    La Havane s’est aussi reveillée sous des averses torrentielles, qui ont
    empêché beaucoup de personnes d’aller à leurs centres de travail
    et ont provoqué des problèmes dans le transit de véhicules, étant
    donné les inondations de certaines rues.

  • L’île est affectée depuis une décennie par une sécheresse
    persistante qui a été en recrudescence à partir de 2003,
    avec d’importantes pertes dans l’agriculture.

    Dans la zone est de l’île, la plus touchée par le manque de pluies,
    les dommages pour la période 2003-04 ont été évalués à 834
    millions de dollars, selon des estimations officielles.

    Le communiqué indique que  »la gravité de la situation se reflète dans
    l’ampleur du déficit accumulé des pluies dans tout le pays de mai
    à octobre 2004.

    Il ajoute que pour le trimestre en cours, l’Institut de Météorologie
    attend des totaux de pluie proches de la normale dans la
    région occidentale et normale dans les
    régions centrales et orientales du pays, prévisions qui n’apportent pas de
    bonnes nouvelles, étant donné le déficit accumulé.

    Durant les deux dernières années Cuba a perdu presque un milliard de
    dollars étant donné la sécheresse intense. La région orientale de Cuba souffre d’un
    sécheresse la plus grave depuis 1961.