Rhétorique de la réaction

Il s’avère curieux que tandis que La Havane encore maintient un discours révolutionnaire face à l’extérieur, dans le langage visant à la population il souligne des thèses reaccionarias, dans sa tentative d’inspirer crainte devant le changement qui n’est pas ralenti, à long terme et sous un contrôle ferré. Nous assistons alors à une confrontation qui est fondamentalement définie par ce qui est rhétoriques de l’intransigencia, selon Albert O. Hirschman (The Rhetoric of Reaction), où presque jamais on n’écoute les voix d’une pensée adverse plus avancée, qui est libérée du stigmate de de être considéré une partie du passé au lieu de promoteur du futur. Trois sont les ressources fondamentales que souligne cet académicien de Princeton: La thèse de la perversidad, où on soutient que toute action délibérée pour améliorer l’ordre social, politique et économique sert seulement à accentuer la situation à laquelle on souhaite remédier. La tentative de pousser à une société dans une certaine direction aura comme résultat qui se déplace effectivement, mais dans la direction opposée. La thèse de la futilidad, laquelle fait valoir que les tentatives pour mener à bien des réformes sociales seront nulles ou de portée limitée étant donné leur friabilité théorique. Tout prétendu changement est, a été ou sera dans une grande mesure de surface, de façade, cosmétique, et par conséquent illusoire, parce que les structures « profondes » de la société restent intactes. La thèse du risque, qui affirme que le coût politique et social des réformes proposées seulement sert à mettre en danger les réalisations précédentes. Le changement proposé, bien que peut-être désirable en lui-même, implique des coûts ou des conséquences inacceptables. Ce qui est curieux dans le cas cubain est que ces trois arguments ont été utilisés à la fois par le gouvernement de La Havane et leurs adversaires. Dans ce…

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Ce qui est rhétorique de la réaction