Cuba ennemi de l’internet

Le régime craint davantage les blogueurs que les dissidents traditionnels et a décidé d’étendre sa présence en ligne pour les contrer. L’arrivée dans l’île du câble vénézuélien à fibre optique donne désormais au régime les moyens d’améliorer la vitesse de la connexion et d’en diminuer les coûts. Les excuses pour le maintien de la censure et la mise à l’écart de la population du Web ne tiennent plus. Assiste-t-on aux prémices d’un Printemps du Web, alors que les journalistes victimes du Printemps noir de mars 2003 ont tous été libérés ?

La fibre optique à Cuba : un potentiel de développement inédit ?

Près de 10 % de la population cubaine est connectée, si l’on en croit les autorités. Cela ne veut pas pour autant dire qu’elle a accès au World Wide Web. Deux réseaux parallèles coexistent sur l’île. Le réseau international et un intranet cubain très contrôlé qui se résume à une encyclopédie, des adresses email se terminant par .cu utilisées par les universités et les membres du gouvernement, un Wikipedia cubain et des sites d’informations du gouvernement, comme Granma, etc.

Picture: Camilla Davidsson

A l’extérieur des hôtels, seuls quelques privilégiés disposent d’une autorisation spéciale pour se connecter au réseau international.

Ce dernier n’échappe pas à la censure qui vise principalement les publications des dissidents sur des sites étrangers. Une censure qui s’est, il est vrai, quelque peu relâchée depuis début février 2011.

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