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Cuba : sept et dix ans de prison requis contre deux artistes dissidents

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Luis Manuel Otero Alcantara est l’un des meneurs du mouvement d’opposition San Isidro, lancé en 2018. Maykel Castillo, dit « Osorbo », est, lui, un rappeur dont la chanson « Patria y Vida » est devenue un hymne contestataire.

« Ils sont innocents et ne devraient pas passer une minute de plus en prison », a écrit, sur son compte Twitter, la militante cubaine d’opposition Anamely Ramos Gonzalez, en réaction aux réquisitions prononcées à l’encontre des artistes dissidents Luis Manuel Otero Alcantara et Maykel Castillo, emprisonnés depuis plusieurs mois.

« Un mois environ après l’ouverture de la procédure orale, les demandes de peine contre Maykel et Luis ont été dévoilées. On demande dix ans contre Maykel et sept ans contre Luis », a fait savoir, jeudi 7 avril, le compte Facebook de Maykel Castillo, dit « Osorbo », l’un des deux opposants. Ce rappeur de 39 ans est le coauteur de la chanson controversée Patria y Vida, devenue un hymne des contestataires et considérée comme polémique pour sa référence au célèbre « La patrie ou la mort », lancé par Fidel Castro.

Luis Manuel Otero Alcantara, 34 ans, arrêté le 11 juillet 2021 quand des milliers de Cubains ont déferlé dans les rues de l’île aux cris de « Nous avons faim ! » et « Liberté ! », est un des meneurs du mouvement contestataire San Isidro, lancé en 2018 en réponse à un décret officiel controversé réglementant le travail des artistes. Il a été désigné parmi les 100 personnalités de 2021 par le magazine Time, et prisonnier de conscience par Amnesty International.

La Havane ne le considère pas comme un artiste, mais comme un agent au service des Etats-Unis qui tenterait de déstabiliser le gouvernement cubain. La justice lui reproche divers délits, dont une incitation à commettre un délit, un outrage aggravé et un désordre public, tous antérieurs au 11 juillet 2021.

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Cuba : un référendum sur le mariage homosexuel organisé en septembre

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Le mariage homosexuel, que Cuba avait renoncé à inclure dans sa nouvelle Constitution en 2018, fera l’objet d’un référendum le 25 septembre. La gestation pour autrui et d’autres dispositions du code des familles seront également soumises au vote.

A Cuba, un référendum sur le nouveau code des familles, qui prévoit de légaliser le mariage entre personnes de même sexe et la gestation pour autrui, aura lieu le 25 septembre, a annoncé, vendredi 22 juillet, le Parlement cubain, qui espère que ce texte « inclusif et démocratique » sera, enfin, approuvé.

En décembre 2018, Cuba avait renoncé à inscrire dans sa nouvelle Constitution des changements ouvrant la voie au mariage homosexuel, en raison de l’opposition d’une majorité de citoyens ayant été consultés sur ce sujet. Face à cette levée de boucliers, l’Assemblée nationale avait alors décidé que cette question relèverait du code de la famille, qui ferait l’objet d’« une consultation populaire et d’un référendum dans un délai de deux ans ». Ce code a fait l’objet d’une large consultation populaire entre janvier et avril, qui a conduit à la modification de près de 48 % de son texte, selon les médias officiels.

Homero Acosta, secrétaire du Conseil d’Etat, a précisé que les Cubains devront répondre à une seule question lors du référendum : « Etes-vous d’accord avec le code de la famille ? » La loi sera approuvée si elle obtient « plus de 50 % des votes valides exprimés dans les urnes ». Il a ajouté qu’« il appartiendra au peuple souverain de prendre la décision finale » et s’est dit « convaincu que, le moment venu, la majorité du peuple cubain approuvera ce code révolutionnaire, inclusif et démocratique ».

Dans un pays encore marqué par le machisme et l’homophobie, le code des familles, qui renouvellera la loi en vigueur depuis quarante-sept ans, prévoit l’introduction du mariage homosexuel, ainsi que la reconnaissance de plusieurs pères et mères, en plus des pères et mères biologiques, ainsi que la « gestation solidaire » ou maternité de substitution. « C’est un moment très excitant pour tout notre peuple, attaché aux idées les plus avancées », a déclaré la députée Mariela Castro, fille de l’ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), qui promeut la lutte pour les droits de la communauté LGBT+ depuis plus de trois décennies.

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Le cigare de Fidel Castro, arme de séduction massive

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Les dictatures, elles aussi, ont droit à leur « soft power ». Pour Cuba, cela fut et demeure le cigare. Fidel Castro (1926-2016) a payé de sa personne pour assurer la promotion d’une spécialité mondialement appréciée, vitale pour une économie chancelante et vecteur d’exportation du romantisme révolutionnaire latino-américain.

Tout a pourtant mal commencé. L’île de Cuba est la Mecque du cigare – en y débarquant, les compagnons de Christophe Colomb voient les Taïnos tirer sur des feuilles de tabac roulées –, mais le départ en exil des exploitants après la révolution de 1959 désorganise la production. L’embargo décrété par les Etats-Unis nuit aux débouchés commerciaux, mais lorsque la figure charismatique du nouveau régime allume l’un de ses Cohiba Coronas Especiales, c’est comme s’il levait le poing. Des années durant, il ne sera de photo de Castro sans un havane aux lèvres.

Le cigare de Fidel a un nom. Dérivé du terme indien désignant les feuilles de tabac, Cohiba va devenir une marque. C’est le chef de la révolution lui-même qui a demandé que soit produit ce havane garanti artisanal et certifié révolutionnaire. D’abord réservés à la nomenklatura, aux diplomates ou aux dirigeants des pays amis, les Cohiba sont exportés à partir de 1982, et on se les arrache.

L’appétence de Castro pour les barreaux de chaise (son modèle préféré mesure 15,5 centimètres) inspire de sombres mais vains projets à la CIA, qui envisagera d’empoisonner ses cigares, de les charger d’explosifs ou de les imprégner de LSD. Face à ces menaces, la fabrique Cohiba prend des allures de Fort Knox.

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Cuba : au moins vingt-deux morts en raison d’une explosion dans un célèbre hôtel de La Havane

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Plusieurs dizaines de personnes sont également blessées. Selon la présidence cubaine, les premières constatations révèlent « que l’explosion a été provoquée par une fuite de gaz ».

Au moins vingt-deux personnes ont été tuées, vendredi 6 mai, en raison de la forte explosion, sans doute due à une fuite de gaz, qui a partiellement détruit l’hôtel Saratoga, dans le centre de La Havane, à Cuba. Quatre cadavres ont été sortis des décombres en début de soirée, a rapporté le journal télévisé, une heure après l’annonce d’un bilan officiel faisant état de dix-huit morts, dont un enfant, et de plus de cinquante blessés.

Les autorités ont affirmé que des survivants se trouvaient sous les décombres et ont envoyé une brigade canine pour les chercher, notamment une femme avec laquelle les secouristes ont été en contact. « Jusqu’à présent, il y a soixante-quatorze blessés, dont malheureusement dix-huit sont morts », a déclaré lors d’une conférence de presse Julio Guerra, chef des services hospitaliers du ministère de la santé.

La présidence cubaine a évoqué un bilan de soixante-quatre blessés et dix-huit morts. Un peu plus tôt, Miguel Garcia, le directeur de l’hôpital Calixto-Garcia, où une partie des blessés sont soignés, avait signalé que onze d’entre eux se trouvaient « dans un état extrêmement grave ».

« Un enfant de 2 ans est en train d’être opéré d’une fracture du crâne », avait expliqué Miguel Hernan Estévez, directeur de l’hôpital Hermanos-Ameijeiras. De son côté, le premier secrétaire du Parti communiste à La Havane, Luis Antonio Torres Iribar, avait précisé à la mi-journée que « treize personnes [étaient] portées disparues » et estimé qu’il était « possible que d’autres personnes soient coincées » sous les décombres. Aucun étranger ne figure apparemment parmi les victimes, selon les autorités.

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