le combat continue 11 ans après sa mort

le combat continue 11 ans après sa mort

La Havane Cuba. — Aujourd’hui, vendredi, marque le 11e anniversaire de la mort, à l’hôpital « Calixto García » de cette capitale, et dans des circonstances très suspectes, de la grande dirigeante et fondatrice des dignes Dames en blanc, Laura Pollán Toledo. Ce triste anniversaire est propice pour rappeler non seulement la vie fructueuse de cette Cubaine exemplaire, mais aussi pour faire un bilan serré de l’activité de l’admirable mouvement des femmes qu’elle a dirigé depuis sa fondation.

L’émergence des Dames en blanc sert de démonstration irréfutable de la façon dont les plans ourdis par les ennemis de la liberté conduisent à l’échec en raison de la fermeté et de l’inventivité de ceux qui les affrontent avec détermination. Et comme un exemple supplémentaire du rôle pertinent que les femmes cubaines ont toujours joué dans la lutte contre l’oppression.

Au printemps fatidique de 2003, l’attention de l’opinion publique mondiale s’est focalisée sur les événements de l’Irak de Saddam Hussein. Le pays asiatique, transformé en une sorte de paria international en raison du rejet général provoqué par les atrocités et les outrages perpétrés par son dictateur, était voué à une confrontation guerrière avec les États-Unis.

Dans ces circonstances, le fondateur de la dynastie Castro a estimé que le moment était venu de lancer une attaque générale contre l’opposition interne pacifique cubaine. Tandis que les organes de presse transmettaient la nouvelle du début du bombardement de l’Irak, les parenthèses au service du régime entamaient la vague d’arrestations de ce qu’on allait appeler en toute justice le Printemps Noir.

Je me souviens qu’à cette époque, cet écrivain jeûnait pour la liberté du Dr Oscar Elías Biscet et des autres prisonniers politiques de l’île. Mes amis et moi étions installés dans la maison qui avait appartenu au défunt défenseur des droits humains et Jesús Yanes Pelletier, militant pro-démocratie, décédé peu de temps auparavant.

J’étais accompagné dans cette entreprise par mes trois frères dans la cause qui ont signé La Patria es de Todos : Félix Bonne Carcassés (aujourd’hui décédé), Martha Beatriz Roque et Vladimiro Roca. Aussi Nelson Aguiar, son homonyme Nelson Molinet et quelqu’un que je mentionne en dernier pour souligner l’importance de ses actions dans cette étape de la lutte pacifique de Cuba pour la liberté : qui après quelques années de prison deviendrait un martyr éminent de cette lutte, Orlando Zapata Tamayo.

Au cours des derniers jours de notre jeûne, nous avons entendu sur Radio Martí et d’autres médias basés à l’étranger la nouvelle de l’arrestation de divers militants pro-démocratie. Bien sûr, les médias à Cuba eux-mêmes n’ont pas fait état de la vague d’arrestations perpétrées sur notre propre sol ! Encore une merveille du communisme !

Enfin, à l’aube du 20, nous avons reçu la visite des compagnies d’assurances. Je n’oublierai jamais les slogans que, tandis que se déroulait l’opération répressive, l’inoubliable Zapata criait : « Vive les droits de l’homme ! Alors que chacun de nous était conduit dans une voiture de patrouille différente (pour cela nous avons bien les moyens et le carburant dans notre pauvre Cubita !), mes pensées étaient tournées vers la perspective d’une nouvelle saison de séjour dans l’une des îles du  » Archipel DGP”…

Traduit de l’espagnol à partir de :

Source link