Washington ne croit pas en Hemingway

Washington ne croit pas en Hemingway

LES autorités nord-américaines, en ces temps d’Obama, « n’ont pas beaucoup changé » par rapport à Cuba. Cette phrase a été prononcée textuellement à La Havane par Jenny Phillips, la petite fille de Maxwell Perkins, l’éditeur d’Ernest Hemingway, devant le petit nombre de citoyens des Etats-Unis qui ont pris part au colloque international dédié à l’auteur du Vieil homme et la mer.


Economie de Cuba

Globalement, la reprise s’est ainsi confirmée dans tous les secteurs, hormis le sucre (dont la production a trouvé, avec environ 1,3 Mt, son plus bas niveau depuis près d’un siècle)

Face à cette situation, Cuba a cherché, avec succès, à diversifier ses partenaires commerciaux (développements des échanges avec la Chine, le Vietnam, le Venezuela, le Canada).

La nationalisation de l’économie cubaine

Une libéralisation lente
Ces dernières années le secteur privé s’est développé. En 2000, le secteur public représentait 77,5 % des emplois et le secteur privé 22,5 % alors qu’en 1981 le rapport était de 91,8 % et 8,2 %4. L’investissement est cependant toujours très réglementé et la plupart des prix sont fixés par les autorités publiques.
La fin de l’Union soviétique et du COMECON (donc la fin de la guerre froide) qui priva l’île de ses principaux partenaires commerciaux et l’embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l’économie cubaine, qui dépendait de l’aide et des débouchés du camp soviétique. L’URSS achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix.