Manquer la direction

Fernando Savater a été un bon ami Guillermo Cabrera Infante et est fidèle à sa mémoire. Il est par cette fidélité que Savater écrit un article dans le journal espagnol El País où il dénonce que le gouvernement cubain essaye de dégager pour elle la figure Guillermo Cabrera Infante, et que les derniers bureaucrates du régime « feignent une reconnaissance tardive à leurs mérites en ensalzando ses réalisations créatives pour mieux estomper son opposition au régime, qui est évité comme quelque chose circonstancielle et plus petite ». Le fait que – non maintenant mais depuis des années le régime de La Havane s’est transformé un desenterrador à destiempo de cadavres exquis bien mérite un responso, et en ce sens Savater il trouve. Dans ce qu’il se trompe il est d’ériger comme exemple un livre récemment publié de deux jeunes journalistes cubains résidants dans l’île, Sur les pas du chroniqueur : le travail intellectuel Guillermo Cabrera Infante au Cuba jusqu’à 1965, et commet ici le péché commun au journaliste mais impardonnable pour le philosophe : écrire sur ce qu’il ne sait pas. De l’article de Savater on détache que l’étude sur les premières années de Cabrera Fantassin comme auteur fait partie d’une conspiración castrista pour kidnapper l’oeuvre dont elle a été un des intellectuels les plus critiques au système. Il nage plus loin de la réalité. Le livre apparaît suite à certains espaces ouverts à travers les années et on profite plus de d’une usure idéologique dans le pays qui d’un piège ouvert aux auteurs exilés. Il est certain que La Havane a besoin de contrôler tant la lecture comme l’écriture. Mais dans les deux aspects on a produit des avances au Cuba, bien qu’au-delà de cas spécifiques, types et moments historiques, encore le régime et les intellectuels qu’il…

More here:
Manquer la direction