Auteur/autrice : Info Cuba

  • Le navire, parti du Cuba officiellement avec une cargaison de marbre destinée à la Guinée-Bissau, avait été intercepté, dans les eaux internationales par un commando de 19 hommes de la Marine Nationale, selon le parquet.

    Les 14 personnes à son bord, onze philippins et trois marins d’origine sud-américaine, ont été mises en examen pour « exportation et trafic de stupéfiants en bande organisée ». Elles sont passibles d’une cour d’assises spéciale et risquent une trentaine d’années de réclusion criminelle.

    L’arraisonnement du navire s’est déroulé conformément à l’article 17 de la convention de Vienne sur la lutte contre les trafics internationaux qui donne compétence à la France pour intervenir quand l’Etat du pavillon du bateau renonce à sa compétence sur ce navire, a-t-on précisé de source judiciaire.

    Le « Master Endeavor » était arrivé samedi à Fort-de-France (Martinique) sous bonne garde et sa cargaison de cocaïne avait été détruite lundi.

    En septembre dernier les polices espagnole et française avaient arraisonné un voilier au large du Cap-Vert, en provenance de Cuba, à bord duquel se trouvaient trois tonnes de cocaïne, destinée au marché européen.

    Le voilier, parti de Cuba et en route vers le Maroc, avait été arraisonné près de l’archipel situé en face du Sénégal lors d’une opération menée avec le concours de la marine espagnole.

    Cuba occupe une place privilégiée dans la carte des routes du trafic de drogues, et la plus grande partie de la cocaïne en provenance de la Colombie et du Vénézuéla fait escale dans l’île avant de partir vers l’Europe et les Etats-Unis, selon « Conexión Habana », un livre écrit par les journalistes espagnols Santiago Botello et Mauricio Angulo.

    Les deux journalistes ont vécu une aventure d’une année, infiltrés dans les maffias du trafic de drogues, pour démontrer que « Cuba n’exporte pas de drogue, mais permet son trafic » a indiqué Botello.

    Il a souligné que « Il est impossible que dans un pays où tout est contrôlé, on puisse déplacer des quantités de cocaïne aussi importantes que celles que nous avons déplacées, sans que le gouvernement ou la police soient au courant » .

    « En exprimant à nos contacts, notre peur de négocier une quantité aussi importante de drogue, autour des huit kilos de cocaïne,ils nous ils ont assuré qu’il n’y avait aucun problème »

    L’implication du gouvernement cubain dans le trafic de drogue ne fait plus de doute depuis l’affaire Ochoa en 1989, où de hauts gradés de l’armée cubaine avaient été exécutés par un tribunal militaire après un simulacre de procès.
    De nombreux ouvrages ont depuis démontré qu’il s’agissait en fait d’empêcher la justice américaine d’enquêter plus en avant sur l’implication des frères Castro dans un important trafic de cocaine avec la Colombie.

  • Plus qu’un rapport, il s’agit d’une enquête réalisée par Benoit Hervieu sur l’état de la presse indépendante à Cuba, trois ans après la vague de répression du 18 mars 2003. RSF n’ayant pas obtenu l’autorisation de se rendre à Cuba, son représentant pour l’Amérique basé à Paris, a du se contenter d’une enquête téléphonique. Malgré cette limite, il brosse un tableau intéressant et très complet de l’état de la presse indépendante à Cuba, et de ses faibles moyens humains et matériels.

    Extraits du rapport de RSF sur la presse indépendante à Cuba

    Le 18 mars 2003, une vague de répression sans précédent s’abat sur la dissidence cubaine. Pendant trois jours, quatre-vingt dix opposants sont arrêtés sous prétexte d’être des « agents de l’ennemi américain ». Parmi eux figurent vingt-sept journalistes. Tous ou presque tombent sous le coup de la « loi 88 » de février 1999 qui protège « l’indépendance nationale et l’économie de Cuba » et écopent de peines comprises entre 14 et 27 ans de prison. Ce printemps noir porte un coup très dur à la presse indépendante, qui avait commencé à émerger dans l’île au tournant des années 90 avec la création de petites agences d’information. Les fondateurs et directeurs de ces dernières étant incarcérés, nombre de journalistes préfèrent renoncer à leur métier ou choisir la voie de l’exil. Le journalisme indépendant à Cuba est-il mort ce jour-là ? Trois ans après la vague de répression, Reporters sans frontières a voulu dresser un nouvel état des lieux. Faute de pouvoir se rendre sur place, l’organisation a contacté des journalistes encore présents sur l’île ou exilés, membres d’une agence ou indépendants, des familles de dissidents incarcérés et des médias – sites Internet, radios ou revues -, basés pour la plupart à Miami (deuxième ville cubaine du monde avec près de 3 millions de ressortissants), Puerto Rico et Madrid. Si le nombre exact de journalistes en activité à Cuba est difficile à établir aujourd’hui, et si leurs conditions de travail sont encore plus précaires, à l’aune d’une autre vague de répression qui traverse actuellement le pays, la presse non officielle cubaine n’a pas désarmé. Elle constitue même la première source d’information concernant la situation des droits de l’homme sur l’île. Néanmoins, sa clandestinité la condamne à être une presse « de l’intérieur pour l’extérieur », quasi inaccessible à ceux dont elle parle pourtant au quotidien.

    «De toute façon, les particuliers ne peuvent s’offrir
    un ordinateur, rappelle utilement Armando
    Betancourt, collaborateur indépendant de
    Nueva Prensa Cubana résidant à Camagüey. Il
    faut l’acheter pièce par pièce. Un moniteur
    coûte 200 pesos convertibles, soit l’équivalent
    en dollars. Un ordinateur complet vaut 600 dollars
    et une caméra numérique, 300 dollars. Du
    coup, je m’en fais prêter une. Quant aux imprimantes,
    elles sont interdites à la vente.» Pour
    Jaime Leygonier, ancien prisonnier politique et
    collaborateur indépendant de Cubanet : «cette
    absence de moyens de transmission pose aussi
    le problème de la dépendance, de plus en plus
    grande, vis-à-vis des supports extérieurs,
    notamment de Miami. Leur demande est forte,
    surtout en ce qui concerne l’information relative
    à la situation des droits de l’homme. Nous
    devons rendre notre copie plus vite et nous
    n’avons plus aucun moyen de contrôler notre
    propre travail.»

    Qui sont les journalistes de l’île, et combien
    sont-ils ? «Pas moins de cent»,
    assure Elizardo Sánchez qui
    prend en compte «treize agences,
    dont huit ou neuf nées
    après la vague de répression,
    mais inégalement actives en raison
    de la censure d’Internet». Un
    journaliste dissident évoque la participation à
    une Conférence sur la transition démocratique,
    le 23 février 2006 à La Havane, de «80 confrères
    indépendants». Fondateur du Grupo de Trabajo
    Decoro en 1997, Manuel Vázquez Portal, en exil
    depuis mai 2005 à Miami, se veut beaucoup
    plus prudent : «Le printemps noir de 2003 a
    découragé du monde. J’estime à une quarantaine
    ceux qui continuent vraiment à travailler.
    Les autres ont renoncé ou ont préféré s’exiler.»
    Quarante journalistes, c’est aussi l’estimation
    de Rosa Berre, vice-présidente de Cubanet, l’un
    des principaux relais extérieurs de la dissidence
    créé en 1994 à Miami

    Un nouveau printemps noir ?

    Et de fait, la répression a repris avec la lutte
    anticorruption que le gouvernement entend
    conduire et la presse indépendante est à nouveau
    en première ligne. Pour elle, le couperet du
    régime s’est même fait sentir avant le mois de
    novembre. D’abord, Cuba a continué de tenir
    son rang de deuxième prison du monde pour
    les journalistes en ajoutant, au cours de l’année
    2005, quatre nouveaux noms à
    la liste des vingt détenus depuis
    le printemps noir. Comme Oscar
    Mario González Pérez, Roberto
    de Jésus Guerra Pérez, collaborateur
    des sites Nueva Prensa
    Cubana, Payolibre et Radio Martí,
    est incarcéré sans jugement et sans charges
    précises par la Sécurité de l’Etat depuis le 13
    juillet 2005, et à la merci d’une condamnation à
    20 de prison pour «atteinte à l’indépendance
    nationale et à l’économie de Cuba».

    Rares sont les journalistes dans le monde à ne
    pouvoir travailler pour leur propre public et à
    produire une information accessible seulement
    à l’extérieur. La presse indépendante de l’île
    fonctionnera pourtant ainsi, tant que durera un
    pouvoir réfractaire au pluralisme d’opinions.
    Forçats de la correspondance, les journalistes
    cubains doivent endurer le soupçon d’être des
    «agents de l’étranger» que leur accole un gouvernement
    qui les a pourtant placés dans cette
    situation.
    Benoît Hervieu

  • Dans une lettre adressée à Willian Lara, le nouveau
    Ministre de la Communication et de l’Information du Venezuela, Reporters sans frontières s’inquiète des dérives autoritaires de la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chavez.

    Depuis son élection en 1998, Hugo Chavez a entrepris de réduire petit à petit l’indépendance des medias, par une série de lois et d’actions violentes contre les medias qui ne lui sont pas favorables. Reporters sans frontières a quelques raisons de s’inquieter puisque le modèle d’Hugo Chavez n’est autre que le Cuba de Fidel Castro, qui reste la plus grande prison du monde pour journalistes.


    Lette à l’attention de Monsieur Willian Lara
    Ministre de la Communication et de l’Information

    Monsieur le Ministre,

    A l’occasion de votre prise de fonctions, le 9 mars 2006, Reporters sans frontières souhaite revenir sur les récents échanges entre le gouvernement que vous représentez et notre organisation. Nous espérons ainsi poser les bases d’un véritable dialogue.

    En tant qu’association de défense de la liberté de la presse, nous avons dernièrement publié deux communiqués concernant des affaires, en cours de traitement judiciaire, qui suscitent une apparente controverse au sein de l’opinion publique et des médias vénézuéliens. Le premier, publié le 27 février, se présentait sous la forme d’une lettre ouverte à votre prédécesseur, M. Yuri Pimentel, l’interrogeant sur une procédure engagée contre plusieurs médias pour « outrage à la justice ». Le second communiqué portait sur la mise en détention, le 7 mars, de Gustavo Azócar Alcalá, présentateur d’une émission de la chaîne Televisora del Táchira, poursuivi pour « escroquerie » et « détournement de fonds ».

    Nous avons été à la fois étonnés et choqués par la violence des réactions que votre ministère a opposées à nos prises de position, dans deux déclarations datées des 1er et 9 mars. Nous avons d’ailleurs pris la peine de publier sur notre site Internet en version espagnole la réponse de M. Yuri Pimentel à la suite de la lettre ouverte que nous lui avions adressée.

    Choqués, car ces déclarations multipliaient les fausses accusations et les procès d’intention contre Reporters sans frontières. Notre organisation, « à la solde du gouvernement des Etats-Unis et de ses services secrets », aurait entrepris « le sabotage médiatique contre la Révolution bolivarienne ». Nous serions coupables, aux yeux du gouvernement de votre pays, de « diffamer le peuple vénézuélien, de mépriser le Venezuela, de faire preuve d’ingérence dans ses affaires internes ».
    Tout cela, « avec la complicité de l’opposition séditieuse et les médias privés, dans une nouvelle offensive médiatique qui fait partie des opérations de guerre psychologique de l’Empire – les Etats-Unis – pour justifier son agression contre la démocratie vénézuélienne » (communiqué du 9 mars).

    Dans un cas comme dans l’autre, nous n’avons fait qu’exprimer notre « préoccupation » sur des points juridiques précis, sans remettre en cause le principe des procédures instruites et sans dénigrer le moins du monde les autorités qui ont à charge de les conduire. Préoccupation ne signifie pas condamnation.

    Il est du rôle de toute organisation non gouvernementale d’interpeller les Etats sur les principes ou la cause qu’elle défend, et dont ces mêmes Etats démocratiques se revendiquent. Nous avons émis, c’est vrai, des critiques sur une partie de la loi de responsabilité sociale des médias audiovisuels et sur la loi de réforme du code pénal. Nous craignons que certaines dispositions de ces lois restreignent la liberté de la presse. En concluons-nous qu’il n’y aurait plus de liberté de la presse au Venezuela ? Non. La critique d’une loi ne signifie pas la condamnation d’un gouvernement.

    De là vient notre étonnement. D’une part, nous savons que la situation des journalistes est bien plus dramatique dans des pays où, à la différence du Venezuela, ils sont livrés aux représailles de groupes armées comme le Mexique ou la Colombie. D’autre part, nous avons également condamné l’incarcération, de juillet à septembre 2005, aux Etats-Unis, de Judith Miller, du New York Times, au seul motif que cette dernière avait refusé de révéler ses sources à la justice de son pays.

    Nous suivons avec la plus grande attention le cas de Sami al-Hajj, cameraman d’Al-Jazira, détenu depuis près de quatre ans sur la base militaire de Guantanamo, sans charges précises et dans des conditions contraires à toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme. Nous vous invitons à lire notre récent rapport, disponible sur notre site, et au titre on ne peut plus clair : « Camp Bucca et Guantanamo : quand l’Amérique emprisonne des journalistes ». Nous sommes prêts à vous en adresser un exemplaire.

    Nous ne méconnaissons pas – et nous l’avons soulignée en son temps – l’attitude de certains médias privés durant la période du coup d’Etat d’avril 2002. Nous comprenons alors d’autant moins que le gouvernement de votre pays soit le seul à ne pas supporter la moindre critique à son endroit.

    Enfin, nous recevons effectivement des fonds de la National Endowment for Democracy. Cet argent représente 2 % de notre budget (nos comptes sont publics) et, outre qu’il provient du Congrès américain et non de la Maison Blanche, il est dévolu à notre action en faveur des journalistes africains emprisonnés. Il ne concerne pas le continent américain.

    En espérant que vous entendrez notre appel, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

    Robert Ménard
    Secrétaire général de RSF

  • Après avoir entrepris une profonde réforme du secteur sucrier, le gouvernement cubain veut relancer son ancien moteur économique, pour profiter de l’augmentation des cours du sucre. En effet, Cuba autrefois premier exportateur mondial de sucre, ne parvient même plus à subvenir aux besoins de sa population, et doit importer d’importantes quantité de sucre en provenance de Colombie.

    Le dirigeant cubain, Fidel Castro a pris en main la relance de l’industrie sucrière et a donné des instructions pour augmenter la production.

    Castro a réuni les directeurs des entreprises du secteur sucrier et des hauts responsables du Parti Communiste pour leur demander leur collaboration dans cette stratégie, a informé hier le journal officiel « Granma ».

    Pendant la réunion « ont été adoptées des mesures organisatives, financières et d’assurance pour la recherche de solutions urgentes, pour fabriquer davantage de sucre au vu de la conjoncture favorable, des prix en hausse sur le marché mondial, et des engagements pris », a ajouté Granma.

    La relance du secteur pourrait donner de l’emploi a des milliers de travailleurs qui ont été affectés par la restructuration de l’industrie sucrière entamée en 2002, qui a entraîné la fermeture plus d’une centaine de centrales sucrières.

    La relance, permettrait de produire du sucre, des dérivés et biocombustibles comme l’éthanol.

    La nouvelle politique sucrière répond à la hausse des prix sur les marchés internationaux et à la facture importante que Cuba paye pour l’importation d’environ de 100.000 tonnes de sucre de la Colombie.

    Selon une note publiée récemment par la Mission économique française à Cuba « La récolte 2004-2005, n’a produit que 1,3 million de tonnes. Une restructuration a été
    engagée à partir de 2002, avec la fermeture de plus de la moitié des installations obsoletes (sur les 156 usines sucrieres) et la désactivation de 60% (900 000 ha) des surfaces cultivées de canne a sucre.

    Fidel Castro a annoncé en 2005 que la
    dépendance de l’économie cubaine vis a vis du sucre, relevait désormais ≪ du passe colonial et esclavagiste ≫ de l’Ile. Le
    secteur n’a, en effet, plus la capacite d’honorer ses contrats a l’exportation et Cuba a été obligé, de surcroit, d’importer du sucre du Bresil et de Colombie
    depuis deux ans pour satisfaire la consommation interieure estimée a 700.000
    tonnes. »

  • Les exportations européennes vers Cuba se sont situées l’année passée à 1.272 millions d’euros, entraînées par les ventes d’équipement électrique et d’instruments optiques, selon un rapport du Bureau de la Commission Européenne à La Havane.

    Cuba a destiné plus de 440 millions d’euros à l’achat de groupes electrogènes à des entreprises européennes, surtout des sociétés allemandes et espagnoles pour pallier la crise énergétique dont souffre le pays.

    En outre, Cuba a investi environ 140 million d’euros dans l’achat d’instruments optiques à des compagnies européennes, principalement allemandes, destinés à l « Opération Miracle  » initiée avec le Vénézuéla pour s’occuper de patients latino-americains avec de faibles ressources et ayant des problèmes de vue.

    Les importations des pays de l’Union Européenne à Cuba se sont approchées des 371 millions d’euros, et l’Espagne a été le principal exportateur vers l’île.

  • « La tension extrême entre Cuba et les Etats-Unis a créé un climat qui n’est pas du tout favorable à la liberté d’expression et à la liberté de réunion », a déclaré la magistrate française Christine Chanet.

    Dans un nouveau rapport pour le Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Mme Chanet a affirmé que sa principale source de préoccupation concernait le maintien en détention de dizaines de dissidents arrêtés en mars et avril 2003. Elle s’est dite « alarmée par les allégations de mauvais traitements en détention » rapportées par les familles de détenus.

    « L’alimentation et l’hygiène sont en-dessous des normes et les soins médicaux sont soit inexistants soit inadaptés », a jugé Mme Chanet, qui a été nommée à son poste en 2002.

    La magistrate, qui n’a toujours pas pu se rendre sur l’île, a affirmé que les arrestations pour délit d’opinion s’étaient multipliées au cours de l’année écoulée.

    Le gouvernement de Fidel Castro a notamment utilisé le soutien apporté par les Etats-Unis à l’opposition cubaine comme un prétexte pour lancer une importante campagne de répression en 2003 contre les dissidents.

  • Jugé pour «contrebande» et «corruption» pour avoir introduit à Cuba du matériel de réception de télévision par satellite,
    Carlos Valdes Gonzalez, 29 ans, aurait déjà effectué 120 déplacements entre les États-Unis et Cuba.

    Actuellement détenu à La Havane, il a été interpellé le 24 juin 2005 alors qu’il tentait d’écouler une trentaine de décodeurs de télévision équipés de leur carte, ainsi que des câbles de connexion et des télécommandes.

    «Affaire rondelette. Tout avait été acheté à très bas prix à Miami pour être vendu pour une belle somme à Cuba», commente le quotidien Granma, organe du parti communiste cubain.

    Sur l’île, seuls les hôtels touristiques et les résidents étrangers sont autorisés à recevoir des chaînes de télévision par satellite que le régime castriste considère comme un vecteur idéologique et une porte ouverte pour les programmes de la TV Marti, lancés sur les ondes par le gouvernement américain.

    Le quotidien cubain dénonce «la déformation de la réalité cubaine» à la quelle se livrent selon lui ces chaînes «sur la base de soi-disant distractions et d’une caquetante et hypocrite information libre».

    Carlos Valdes Gonzalez, qui se rendait à Cuba également depuis les îles Caïmans, le Mexique, la Jamaïque et les Bahamas, risque entre six mois et trois ans de prison pour «contrebande» et entre 2 et 20 ans de prison pour «corruption».

    Deux résidents cubains sont en outre poursuivis dans ce dossier, un agent de sécurité à l’aéroport de La Havane accusé de lui avoir facilité le passage et un receleur présumé des équipements électroniques.

  • Habanos, la fabrique de cigare cubain a présenté cette semaine le « Cohiba Behike », un cigare de grand luxe avec lequel la compagnie rend hommage à sa marque emblématique « Cohiba » pour son 40 e anniversaire, et qui sera vendu au prix astronomique de 375 euros l’unité.

    Le Behike, un nom emprunté aux sorciers des tribus de taínos qui se chargeaient des rites de la plante de tabac, sera vendu dans des humidificateurs de nacre, bois d’ébène noir, sicomore, cèdre et os de boeuf qui contiendront 40 cigares et pourront être achetés pour la modique somme de 15.000 euros.

    « Non seulement c’est le cigare le plus exclusif du monde mais probablement aussi le plus cher au monde », a indiqué Juan Girón, sous-directeur du marketing de Habanos.

    Par ailleurs la marque de rhum « Havana Club » a présenté jeudi un nouveau produit baptisé « Maximum ».

    « Maximum » est un rhum super âgé que l’on commercialisera à seulement cent bouteilles par an au prix de 1.200 dollars (1.000 euros environ) chacune.

    Décidement près à tout pour remplir les caisses de son état ruiné par 46 ans de totalitarisme communiste, Fidel Castro a réussi une performance de plus : produire un cigare qui représente 25 mois de salaire moyen de son peuple (environ 15 dollars par mois). Qui dit mieux ?