Auteur/autrice : Info Cuba

  • « Bonjour, mon nom est Rodriguez et voici le camarade Segura : nous venons installer les microphones ».
    C’est en prononcant cette phrase, plutôt surprenante que se présentent les deux fonctionnaires de la Sécurité de l’État qui frappent à la porte de Nicanor ÓDonell (Luis Alberto Garcia).

    Pendant 15 minutes, Nicanor essayera de comprendre la nouvelle politique dans laquelle on lui demande que continuer à dire du mal du gouvernement, mais dorénavant dans la chambre dans laquelle va installer les microphones.

    Tout ceci assaisonné avec beaucoup de la « cotidianidad cubana », depuis les jerricans d’essence volée qui trainent chez Nicanor, jusqu’à l’offre de l’un des agents de la Sécurité de lui vendre en douce une antenne parabolique (installation interdite à Cuba).

    « Notre mission est d’installer des microphones dans ta maison pour écouter directement tes commentaires antigouvernementaux », explique un des agents à Nicanor ÓDonell qui au début, n’en croit pas ses oreilles.

    Nicanor passe de la surprise à l’indignation, en affirmant à propos des agents de la Sécurité « ils ne prennent même plus la peine de se cacher » .
    Ce à quoi l’agent répond de façon très professionnelle et un peu à la manière d’un fonctionnaire dépité « Les clients, personne de les comprend : avant ils se plaignaient de ne jamais nous voir en face ».

    Un des fonctionnaires lui demande sur un ton très professionnel « Où vous parlez généralement mal du gouvernement, dans quelle partie de la maison? » et Nicanor répond « dans toutes les parties, ici, dans la chambre, dans la cuisine, dans la cuisine! ».

    Les agents racontent à Nicanor qu’il a été choisi parce que ses critiques sont « réellement sagaces » et en outre parce que sa maison est près de leurs bureaux et qu’ils n’avaient pas d’automobile disponible.

    Le court métrage bascule ensuite dans l’absurde, au moment ou Nicanor se scandalise de n’avoir droit qu’à deux microphones, sur le mode des Cubains qui se plaignent sans arret des pénuries incessantes.

    Comme tous les Cubains, il proteste contre le manque de moyens de l’Etat….. même quand il s’agit de l’espionner à des fins politiques : une façon de montrer que cette attitude ne choque plus personne à Cuba, ou le respect de a vie privée n’existe pas.
    Les deux agents expliquent qu’il doit s’estimer content, « Vous vivez seul et l’État vous assigne deux microphones » dit le fonctionnaire Rodriguez et il ajoute qu’il y a des familles de dix personnes qui n’ont eu droit à aucun microphone.

    Quand ils lui demanderont de faire un essai de son, le fonctionnaire Segura lui suggère qu’il dise « quelque chose de subversif, pour s’echauffer » et ÓDonell crie : « J’adorerais avoir une antenne parabolique ».

    À la fin un des agents lui offre de lui vendre une de ces antennes de télévision satellitaire interdites à Cuba « mais ca reste entre nousmoi reste entre nous parce que ce type est un peu borné », ajoute t-il, en se référant à l’autre policier.

    Ce court métrage parcourt Cuba sous forme de CD-ROM et est vu sur des ordinateurs particuliers, la plupart d’entre eux clandestins aussi, puisqu’à Cuba la vente de PC est interdite aux particuliers.

    télécharger « Monte Rouge » au format Windoows Media Player

  • L’année dernière, la production de sucre avait atteint les 2.5 millions de tonnes, selon des estimations officielles.

    Il est possible que l’actuelle récolte sucrière  »n’arrive pas à 1.7, peut-être 1.5 million de tonnes », a déclaré Fidel Castro, en se référant dans son discours le plus récent à l’impact de la sécheresse dans l’agriculture sucrière.

    Cette situation, indiquent les experts, pourrait compliquer les engagements contractuels de Cuba, dont la production doit garantir une consommation nationale de 700.000 tonnes et une quantité additionnelle pour remplir ses engagements avec l’extérieur, dont la quantité n’est pas publiquement connue.

    Cuba doit faire face aux effets accumulés de 10 années consécutives de sécheresse persistante, avec une recrudescence spéciale en 2003-2004 avec des pertes prévues officiellement de $834 millions, dans l’ensemble du secteur agricole.

    la sécheresse n’affecte pas seulement Cuba, mais d’autres pays
    sucriers comme l’Inde, la Thaïlande, l’Australie et l’Afrique du Sud
    qui enregistreront cette année des diminutions sensibles dans leurs
    productions par le manque de pluies.

    Des maisons de courtage internationales prévoient que pour la première fois
    depuis de nombreuses années la production mondiale restera sous la
    consommation, ce qui provoque déjà une hausse des prix
    du sucre, en dépit des grandes réserves existantes.

    Le Cuba, qui jusqu’en 1990 a été un grand exportateur de sucre, cherche maintenant à devenir un producteur efficace,
    avec des coûts rabaissés.

    Cuba a commencé en 2002 une restructuration de son industrie
    sucrière. Des 155 usines existantes alors, quelques 70 ont été démantelées et 62% de
    la terre consacrée à cette culture est passée à d’autres cultures,
    comme la production agro-alimentaire et forestière.

    Quelque 120.000 travailleurs du secteur ont été reclassés dans
    d’autres secteurs de l’agriculture ou ont été envoyés à des cours
    de requalification, sans perdre leur droit au salaire.

  • Le président vénézuélien est convaincu que les Américains veulent l’éliminer à tout prix : «S’il m’arrive quelque chose, on saura qui est le responsable : le président des Etats-Unis, dont le gouvernement a démontré à quel point il était dénué de scrupules. Si George W. Bush parvenait à ses fins, il s’en repentirait aussi vite car le cours du pétrole dépasserait alors les 100 dollars», a-t-il prévenu hier.

    Voici le compte rendu de sa « conférence de presse » par Jacobo Machover, écrivain et journaliste cubain en exil.

    Il est arrivé avec une heure et demie de retard, sans s’excuser (l’exactitude n’est plus la politesse des rois, mais celle des tyrans), entouré d’un nombre invraisemblable de gardes de sécurité, la plupart cubains, membres des services secrets castristes, qui trônaient à leurs aises sur la scène du studio 104 de la Maison de la Radio, avec leurs petites valises, contenant une mitraillette ou un bouclier pare-balles, bien en vue.

    Tout autour des quelques dizaines de journalistes convoqués (oui, oui, convoqués, dixit la responsable de presse) pour l’occasion, autant de sbires, sinon plus, tous bien visibles, prêts à sortir manu militari l’impudent qui aurait osé poser une question gênante pour le « citoyen-président ».

    Mais il y avait peu de chances que cela n’arrive. En effet, seules cinq questions étaient permises. Selon les dires de la responsable, les médias avaient été tirés au sort. Parmi les heureux élus (quel hasard !), il y avait tout de même le journaliste de L’Humanité.

    Drôle de conférence de presse, qui tenait davantage du meeting, avec applaudissements « spontanés » de la claque installée aux premiers rangs. Dehors, des sympathisants chavistas s’évertuaient à soutenir leur leader et le mentor de celui-ci, Castro, avec force drapeaux cubains. Plus loin, relégués hors de la vue du soudard en costume-cravate, quelques contre-manifestants (insuffisamment), qui sauvaient tout de même l’honneur de l’opposition à cette visite en France, qui tenait à la fois de la propagande et du business, avec une forte odeur de pétrole.

    À l’intérieur de la salle, un groupe de journalistes, pour la plupart vénézuéliens et d’autres nationalités latino-américaines, avaient rédigé un communiqué protestant contre les conditions de toute évidence anti-démocratiques de cette conférence de presse inédite dans sa forme. Mais ils ne purent le lire, dissuadés par les menaces à peine voilées du service d’ordre castro-chavista. La seule chose qu’ils purent faire, ce fut de se lever et de quitter ostensiblement la salle (seule réaction démocratique encore possible) à la fin de la première intervention, interminable, de l’ancien putschiste, qui accusait, sans la moindre preuve, Bush de vouloir le tuer, ce qui était destiné sans doute à justifier son imposant appareil de protection et, surtout, d’intimidation.

    Toujours est-il que la peur est là. On peut la toucher du doigt, comme à Cuba. Le Venezuela est désormais (pour combien de temps ? : espérons que ce ne soit pas pour l’éternité) sous coupe réglée, sous la domination d’un caudillo ridicule mais redoutable, qui agitait un petit livre bleu contenant sa Constitution « bolivarienne », comme autrefois les Chinois, contraints et forcés, brandissaient le Petit livre rouge du président Mao. Hugo Chávez n’a rien d’un Libertador, il est l’exemple même de l’apprenti-dictateur.

    Jacobo Machover

  • Contrairement à d’autres régimes qui ont utilisé la force pour contrôler leurs citoyens, le gouvernement de Cuba utilise la peur et les punitions — depuis l’ostracisme jusqu’à l’emprisonnement — pour maintenir l’ordre, a déclaré Payá.

     »Ce régime gouverne à travers la peur des gens, c’est une culture de peur. C’est comme un système de paralysie anticipée, dans lequel la personne n’est pas capable de s’exprimer, ou d’avoir une attitude contestataire » a expliqué Paya a un journaliste du Nuevo Herald.

    « Ceux qui osent parler contre le gouvernement peuvent perdre leurs emplois, ou terminer en prison » a soutenu Payá. « Leurs enfants peuvent faire face à l’exclusion et à la discrimination dans les écoles, et ensuite, dans leur travail »

    Beaucoup des militants qui ont pris part au Projet Varela de Payá — une pétition pour demander des réformes démocratiques et qui a engendré une reconnaissance internationale pour Paya (prix Sakharov de la liberté) — sont maintenant emprisonnés.

    Payá soutient qu’environ 50 des 75 dissidents arrêtés et condamnés à de longues peines de prison en mars 2003 étaient des responsables du Projet Varela. Les autorités ont libéré 15 de ces 75 pour motifs de santé, mais seulement deux d’entre eux ont pris part au projet, il a précisé Paya.

    Le gouvernement cubain prétend que les personnes comme Payá sont
     »contre revolutionaires », et insiste sur le fait que le système permet d’exprimer les voix dissidentes pourvu qu’elles n’attaquent pas directement la révolution socialiste de l’île ou ses dirigeants.

  • Reporters sans frontières a décidé de dire haut et fort que la libération de cinq journalistes, pour calmer les esprits critiques et rassurer la communauté internationale, ne la satisfait pas et que l’organisation continuera à dénoncer ce qui se passe à Cuba. Aujourd’hui, toute expression critique à l’égard du régime de Fidel Castro est considérée comme criminelle.

    C’est pourquoi nous nous mobilisons en lançant une grande campagne au cinéma, à la radio, en affichage grâce au réseau Insert à partir du 21 mars prochain, et en presse écrite .

    La campagne cinéma, un film de 30 secondes réalisé par l’agence Saatchi et Saatchi, montre les deux visages de l’île : une destination touristique prisée et une prison politique. Cette campagne sera diffusée gracieusement pendant trois semaines à partir du 16 mars grâce au réseau Médiavision et Screenvision.

    Nous sollicitons actuellement les radios afin qu’elles acceptent de diffuser un spot de 30 secondes qui rappelle qu’il y a « une voix que le régime cubain sait parfaitement étouffer : celle des 21 journalistes actuellement emprisonnés pour avoir voulu faire leur métier ».

    La campagne presse et cartes postales est construite sur le principe du jeu pour enfant « Où est Charlie ? » qui consiste à chercher un personnage au maillot rayé rouge et blanc au milieu d’une foule de personnages affairés, dans un décor coloré.

    Le visuel montre une scène de la vie quotidienne à la Havane et pose la question : « Où sont les journalistes ? » La réponse est en bas de l’annonce, inscrite à l’envers : « Ne cherchez pas, à Cuba, ils sont en prison ».

  • Alors que le 8 mars, le monde célèbre la Journée internationale de la femme, une reporter française est actuellement prise en otage en Irak et quatre autres sont emprisonnées. Cinq femmes journalistes ont été tuées dans l’exercice de leur métier depuis le 8 mars 2004.

    Reporters sans frontières rend hommage aux femmes journalistes, cyberdissentes et internautes qui, au péril de leur vie et de leur liberté, ont accompli, pour nous, leur travail d’information. « Nous demandons à la communauté internationale de se mobiliser pour obtenir la libération des femmes retenues en Irak, au Rwanda, aux Maldives, en Turquie et en Iran. Dans la plupart des cas de journalistes assassinées, l’impunité règne. Les gouvernements doivent se mobiliser pour que justice soit faite. »

    Trente-huit des 636 journalistes tués dans l’exercice de leur fonction depuis 1992 étaient des femmes.

    Une femme prise en otage en Irak

    Florence Aubenas (photo), 43 ans, grand reporter pour le journal français Libération, a été enlevée le 5 janvier 2005 avec son assistant irakien, Hussein Hanoun Al-Saadi. Elle était arrivée à Bagdad le 16 décembre 2004. Journaliste chevronnée, Florence Aubenas a couvert depuis 1986 pour ce quotidien français les conflits au Rwanda, au Kosovo, en Algérie et en Afghanistan.

    Trois journalistes privées de leur liberté

    La jeune journaliste autrichienne Sandra Bakutz (photo) a été arrêtée par la police turque le 10 février 2005 à Istanbul. Elle est accusée d’ « appartenance à une organisation illégale » et risque 10 à 15 ans de prison. Elle venait en Turquie pour couvrir le procès d’une centaine de militants d’extrême gauche.

    Fathimath Nisreen (photo), 25 ans, est privée de sa liberté depuis janvier 2002 pour avoir collaboré à Sandhaanu, un bulletin d’informations diffusé par e-mail qui dénonçait les atteintes aux droits de l’homme aux Maldives. Accusée de « diffamation », elle a écopé de 10 ans d’emprisonnement. Elle est exilée sur l’île de Feeail où elle purge une peine réduite à cinq ans de bannissement.

    En Iran, la police a arrêté, le 2 mars 2005, Najmeh Oumidparvar, webloggeuse (http://www.faryadebeseda.persianblog.com – L’aube de la liberté) et épouse du weblogger Mohamad Reza Nasab Abdolahi, également emprisonné. Enceinte de trois mois, elle pourrait passer plus de dix jours en prison. Quelques jours avant son interpellation, elle avait publié sur son weblog un message écrit par son mari peu avant son interpellation. Dans ce texte, il clamait son droit à s’exprimer librement et disait « attendre les menottes de la police ».

    Au Rwanda, Tatiana Mukakibibi, animatrice et productrice de programmes de divertissement à Radio Rwanda, est emprisonnée depuis octobre 1996. Collaboratrice de l’abbé André Sibomana, ancien directeur du plus vieux journal rwandais, Kinyamateka, elle est détenue dans des conditions très pénibles à Ntenyo (Gitarama). Elle est accusée de meurtre mais Reporters sans frontières a pu démontrer qu’il n’existait aucune preuve solide contre elle.

    Au cours des derniers mois, une dizaine de femmes journalistes ont été interpellées dans le monde. Ainsi, la cyberjournaliste Mahboubeh Abbasgholizadeh a passé un mois dans une prison iranienne pour avoir collaboré à des sites Internet réformateurs. Sa consoeur, Fereshteh Ghazi a été détenue du 28 octobre au 7 décembre 2004 pour ses écrits en Iran. Elle est sortie de prison physiquement et mentalement très affaiblie.

    Des journalistes femmes tuées en Somalie, au Bélarus, au Nicaragua et en Irak

    Kate Peyton (photo), 39 ans, envoyée spéciale de la British Broadcasting Corporation (BBC) en Somalie, a été mortellement blessée, le 9 février 2005, par des inconnus qui ont tiré une balle de pistolet dans son dos, alors qu’elle entrait dans un hôtel de Mogadiscio pour rencontrer le président du Parlement de transition, Sharif Hassan Sheikh Aden.

    Dans le nord de l’Irak, à Mossoul, la journaliste irakienne Raeda Mohammed Wageh Wazzan a été retrouvée morte, le 25 février 2005, cinq jours après avoir été enlevée par des hommes masqués. La présentatrice de la chaîne de télévision publique régionale Iraqiya, âgée de 40 ans, a été tuée d’une balle dans la tête. L’assassinat de Raeda Wazzan a été revendiqué sur Internet par un groupe armé irakien affilé à Al-Qaïda, sans que l’on puisse vérifier l’authenticité de cette affirmation.

    La journaliste Véronika Cherkasova a été retrouvée assassinée à son domicile de Minsk le 20 octobre 2004, alors qu’elle enquêtait sur des ventes d’armes de son pays à l’Irak de Saddam Hussein. Malgré les preuves, la police s’obstine à privilégier la piste passionnelle. L’enquêteur harcèle le fils de 15 ans de la journaliste.

    Au Nicaragua, María José Bravo, âgée de 26 ans, a été tuée, en novembre 2004, alors qu’elle couvrait des affrontements à proximité d’un centre de décompte de votes.

    En Iran, la justice fait toujours obstruction pour empêcher que les auteurs du meurtre de la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi (photo), âgée de 54 ans, soient jugés. Elle est décédée le 11 juillet 2003 à Téhéran, des suites de coups violents portés au crâne par les officiels qui l’interrogaient dans une prison de Téhéran.

    Des femmes journalistes harcelées pour leurs enquêtes

    La reporter Anna Politkovskaïa du quotidien russe Novaya Gazeta a fait l’objet de multiples menaces et entraves lors de ses enquêtes, notamment sur la Tchétchénie. En septembre 2004, elle a été intoxiquée, probablement par les services secrets russes, alors qu’elle tentait de se rendre à Beslan où venait de se produire un massacre dans une école.

    Aux Etats-Unis, la reporter du New York Times Judith Miller risque d’être incarcérée pour « outrage à la cour », après avoir refusé de révéler ses sources à la justice. Elle encourt une peine de 18 mois de prison pour avoir révélé une manipulation de la Maison Blanche.

    La journaliste indépendante colombienne Claudia Julieta Duque est victime depuis septembre 2004 de menaces de mort qui font suite à ses enquêtes sur l’assassinat du journaliste et humoriste Jaime Garzón.

    Des femmes qui se battent pour leurs maris emprisonnés ou disparus

    A Cuba, les Dames en blanc, les épouses des 75 prisonniers politiques cubains arrêtés en mars 2003, manifestent, tous les dimanches, dans les rues de La Havane, en silence, pour demander la libération de leurs maris.

    En Chine et en Birmanie, malgré les pressions des autorités, les épouses de journalistes emprisonnés rendent visite à leurs époux pour leur apporter la nourriture et les médicaments que les autorités leur refusent. En témoignant auprès de la presse internationale, elles s’exposent à des représailles. L’épouse du cyberdissident Huang Qi a perdu son travail et son logement suite aux pressions de la police.

    En Sierra Leone, Isatou Kamara, dont le mari croupit dans une prison de Freetown depuis octobre 2004, ne cesse d’alerter et de documenter les organisations internationales sur la situation du journaliste.

    En France, Osange Kieffer et Fabienne Nérac, dont les époux ont respectivement disparu en Côte d’Ivoire et en Irak, se battent pour les retrouver. « Tout le monde a tendance à me faire croire qu’il a été tué, je ne suis pas d’accord, il faut continuer à se battre, j’ai besoin de preuves, mes enfants aussi », a affirmé récemment l’épouse de Fred Nérac, disparu en mars 2003 près de Bassorah.

    source : www.rsf.org

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    Fidel est tombé, mais Castro est toujours aux commandesFidel est tombé, mais Castro est toujours aux commandes  27.10.04
    Sportif infatigable, lecteur insomniaque et curieux de tout, le président cubain Fidel Castro entretient soigneusement sa réputation d’homme à la vitalité à toute épreuve, mais tout ce qui touche à sa santé est couvert par une sorte de secret d’Etat. RSS Cuba
       
    Cuba annonce son bilan contre le trafic de drogueCuba annonce son bilan contre le trafic de drogue 

    04.10.04

    Cuba a rendu public pour la première fois le bilan de ses opérations antidrogue lancées il y a 18 mois, dans le souci manifeste de souligner que l’île communiste, au carrefour de la route des stupéfiants entre Amérique du sud et Etats-Unis, entend rester « propre ». RSS Cuba
       
    Cuba, l'économie passe du sucre au nickelCuba, l’économie passe du sucre au nickel  05.03.04
    A La Havane, au ministère de l’Economie, les dirigeants cubains consultent tous les jours l’évolution des cours mondiaux du nickel. Les collines de la région de Guantanamo, à proximité de la base américaine où sont détenus les prisonniers d’Al-Qaida, contiennent en effet d’énormes gisements de nickel. RSS Cuba
       
    Le poète et écrivain Raul Rivero condamné à 20 ans de prisonLe poète et écrivain Raul Rivero condamné à 20 ans de prison  07.04.03
    L’écrivain et poète cubain Raul Rivero, directeur de l’agence indépendante Cuba Press, accusé d’attenter à la sécurité de l’Etat a été condamné lundi 7 avril à 20 ans de prison. RSS Cuba
       
    Cuba atteint les 2 millions de visiteurs en 2004Cuba atteint les 2 millions de visiteurs en 2004  27.12.04
    Le ministre du tourisme de Cuba a indiqué que 2 millions de personnes ont visité l’île des Caraïbes depuis le début de l’année. RSS Cuba
       
    Cuba aurait enregistré une croissance de 5% en 2004.Cuba aurait enregistré une croissance de 5% en 2004. 

    24.12.04

    L’économie cubaine a connu en 2004 une croissance de 5% malgré « une année de difficultés extraordinaires », a indiqué jeudi le ministre de l’Economie José Luis Rodriguez devant l’Assemblée nationale. RSS Cuba
       
    Raul Rivero raconte ses conditions de détentionRaul Rivero raconte ses conditions de détention  22.12.04
    Le journaliste et poète cubain Raúl Rivero, emprisonné depuis mars 2003, avec 74 autres dissidents, a été libéré le 30 novembre 2004. Il a répondu aux questions de Libération (extraits choisis par Cubantrip). RSS Cuba
       
    31 députés français interpellent l'Espagne à propos de Cuba31 députés français interpellent l’Espagne à propos de Cuba  20.12.04
    Trente et un députés français parrainant des prisonniers politiques cubains ont recommandé aux autorités espagnoles « une extrême vigilance » et « la plus grande fermeté » dans leurs relations avec le gouvernement cubain. RSS Cuba
       
    Septième libération d'un dissident en une semaine à CubaSeptième libération d’un dissident en une semaine à Cuba  07.12.04
    Le journaliste indépendant et dissident cubain Jorge Olivera Castillo a été libéré de prison lundi pour raisons de santé, portant à sept le nombre des prisonniers politiques libérés par le régime communiste en l’espace d’une semaine. RSS Cuba
       
    Raúl Rivero prefiere vivir en Cuba y expresar libremente sus opinionesRaúl Rivero prefiere vivir en Cuba y expresar libremente sus opiniones  05.12.04
    Tras haber recuperado su libertad, el escritor disidente Raúl Rivero espera poder caminar por esta ciudad sin prisas y sin rumbo, escribir un par de libros y vivir en Cuba sin dejar de emitir sus opiniones, que a veces son contrarias al gobierno. RSS Cuba
       
    Bush veut liberer CubaBush veut liberer Cuba  04.12.04
    Le président américain George W. Bush va s’atteler lors de son deuxième mandat à la «libération de Cuba» en renforçant le soutien politique et moral de Washington au peuple cubain, a annoncé vendredi le chef du bureau pour l’Amérique latine du département d’Etat. RSS Cuba
       
    Raul Rivero enfin libreRaul Rivero enfin libre  01.12.04
    L’écrivain et journaliste cubain Raul Rivero, 58 ans, a été libéré mardi 30 novembre par les autorités de La Havane après avoir passé vingt mois en prison. RSS Cuba
       
    Libération d'au moins six dissidents du groupe des 75 arrêtés en 2003Libération d’au moins six dissidents du groupe des 75 arrêtés en 2003  29.11.04
    LA HAVANE (AFP) – Six dissidents cubains, faisant partie du groupe des 75 condamnés à de lourdes peines de prison en avril 2003, ont été libérés lundi, a annoncé à l’AFP l’opposant Elizardo Sanchez Santa Cruz. RSS Cuba
       
    Cuba et la Chine, championnes du monde de la repression contre les journalistesCuba et la Chine, championnes du monde de la repression contre les journalistes  25.11.04
    Actuellement, 128 journalistes et 70 cyberdissidents sont emprisonnés à travers le monde. Des chiffres sans précédent (voir le détail sur www.rsf.org). Les plus grandes prisons de l’information sont la Chine (26 journalistes et 62 cyberdissidents), Cuba (26 journalistes) RSS Cuba
       
    A Cuba, Castro le dogmatique reçoit Hu Jintao le pragmatiqueA Cuba, Castro le dogmatique reçoit Hu Jintao le pragmatique  24.11.04
    Le président chinois Hu Jintao a fait une escale de deux jours à Cuba, à l’invitation de Fidel Castro. En dépit de leurs évolutions politiques, et surtout économiques divergentes, les deux pays communistes ont resserré leurs liens commerciaux, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial de l’île ces dernières années. RSS Cuba
       
    Le dollar disparait des transactions à CubaLe dollar disparait des transactions à Cuba  08.11.04
    Le dollar a vécu lundi son dernier jour à Cuba comme moyen de transaction, onze ans après sa réapparition dans l’ile communiste. RSS Cuba
  • Le « règlement pour les Relations avec le Personnel Étranger dans le Système de Tourisme », signé par le ministre Manuel Marrero, règle les relations entre le personnel cubain et les étrangers en se référant aux « principes éthiques, moraux et professionnels ».

    Les travailleurs  »limiteront  » leurs relations avec des étrangers  »à celles strictement nécessaires », et doivent être guidés par  »la fidélité à la patrie, à la légalité socialiste et à la politique du gouvernement », informe le nouveau règlement.

    Ils doivent aussi  »maintenir une surveillance permanente contre tout fait ou attitude préjudiciable aux intérêts de l’Etat  » et « communiquer immédiatement au niveau correspondant, les actions ou faits qui pourraient porter atteinte à la dignité, la sécurité et aux principes de notre Révolution « .

    Le travailleur cubain doit  »être discret et rationnel dans la transmission d’informations à sa portée  » et, pendant un processus de négociation ou collaboration avec des étrangers, doit acquérir  » l’information requise sur les personnes qui souhaitent collaborer avec Cuba ‘.

    En outre, ` »Ils doivent s’abstenir de diffuser, de propager ou d’émettre des opinions contraires au prestige du pays « .

    Depuis l’entrée en vigueur du règlement, le 19 février, les employés doivent informer leur supérireur hiérarchique, dans un délai maximum de 72 heures,  »de tout contact  » qui prétendrait aller à l’encontre de « son prestige et la morale révolutionnaires ».

    Dans la même ligne, la résolution ordonne que les réunions d’affaires avec des étrangers soient menées à bien en présence d’un témoin, et qu’elles n’aient pas lieu dans des hôtels ou des installations payées par des étrangers.

    Les invitations à des repas et à d’autres activités seront seulement acceptées quand elles seront en rapport avec le travail et doivent préalablement être autorisées.

    Le texte demande aux cubains de « pratiquer l’austérité, ne pas abuser du pouvoir ni de faire usage illégal des ressources « .

    source : el nuevo herald et agence EFE