Cuba d’un Castro l’autre : sans surprise c’est finalement le scénario « coréen » d’une succession familiale dans le clan le Castro qui est validé. Totalement absent du processus de décision, le peuple cubain spectateur de son histoire depuis un demi siècle, n’a plus qu’a attendre la suite d’un épisode somme toute habituel dans les dictatures communistes.
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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le référendum qui doit être organisé au Venezuela le 2 décembre n’est pas gagné d’avance. Cette nouvelle étape visant à faire d’Hugo Chavez un président plénipotentiaire et sans limite de temps, pourrait bien provoquer un rejet. A force de vouloir donner à sa dictature les apparences d’une démocratie populaire en recourant au suffrage à tout bout de champ, Chavez prend le risque de lasser son électorat.
La nouvelle constitution est un pas supplémentaire vers l’installation d’un régime bonapartiste et ne limiterait plus le nombre de mandats présidentiels, ce qui pourrait bien se retourner contre le président Hugo Chavez : pour la première fois, le résultat du plébiscite n’est pas connu d’avance puisqu’ un sondage donne le « non » aux réformes vainqueur, avec 49%, contre 39% en faveur du changement.
Ce sondage a été réalisé par Datanalisis, un institut de Caracas. Ses précédentes enquêtes avaient toujours été à l’avantage du président vénézuélien.
Les électeurs se prononceront le 2 décembre sur ce référendum, qui vise à faire approuver des réformes qui ne limiteraient plus le nombre de mandats présidentiels, prolongeraient les mandats de six à sept ans, et créeraient de nouveaux types de propriétés gérées notamment par des coopératives, parmi d’autres changements.
Ce sondage, publié dans le journal vénézuélien El Universal, a été réalisé auprès de 1.854 Vénézuéliens, du 14 au 20 novembre. La marge d’erreur est de 2,5 points.
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La visite d’Hugo Chavez à Paris s’est terminée sur un bilan conforme aux habitudes du président du Venezuela : beaucoup de bla bla et peu de résultats concrets.
Le président Hugo Chávez est arrivé à Paris « les mains vides », c’est-à-dire sans la preuve qu’Ingrid Bétancourt et les autres otages sont encore vivants. Un échec qui montre bien les limites de du bouillant chef de l’Etat vénézuelien, qui a su tirer les bénéfices médiatiques de sa visite en France sans rien apporter en échange.
La fréquentation des dictateurs, même lorsqu’elle a un but humanitaire
(sans parler des éventuels contrats pétroliers avec Total) est toujours une expérience risquée. La France en a fait l’amère expérience avec Fidel Castro et Cuba par le passé, mais semble ne pas avoir appris grand chose sur ce point.Toujours est-il que la mission d’Hugo Chávez risque de se compliquer avec le délai butoir fixé au 31 décembre par la présidence colombienne par négocier avec la guérilla des FARC un éventuel échange de prisonniers. Bogotá a de plus accepté le principe d’une rencontre entre le président du Venezuela et Manuel Marulanda, le chef de la guérilla marxiste.
Hugo Chávez a débarqué à Paris les mains vides, après avoir déclaré que les FARC lui avaient juré qu’il aurait des preuves que les otages étaient toujours en vie. Il s’est retrouvé avec à peine un message promettant qu’il aura les fameuses preuves d’ici la fin de l’année.
Après s’être dit persuadé qu’Ingrid Betancourt était toujours vivante et avoir insisté sur sa volonté de se réunir avec Manuel Marulanda, le chef des FARC, à Caguán, le président du Venezuela a révélé que son homologue colombien, Alvaro Uribe, était prêt à rencontrer Marulanda et même à négocier la paix avec la guérilla après la libération de tous les otages.
En fait une libération des otages sera sans doute impossible dans le délai fixé car le gouvernement colombien et les FARC campant sur des positions inchangées : les FARC demandent un retrait de l’armée pour négocier et Uribe veut négocier sans bouger ses troupes.
De fait cette « mission » confiée à Hugo Chavez n’a servi qu’à lui donner une fausse image humanitaire, loin de la réalité d’un autocrate qui entraîne son pays à grand pas vers la dictature marxiste.
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Les insultes et les excès de langage sont une sorte de tradition chez les dirigeants marxistes : en la matière Hugo Chavez n’a rien à envier à ses prédécesseurs, même s’il est encore loin d’égaler son maître à penser Fidel Castro.
Dernier exemple en date : le sommet ibéro-américain de Santiago qui a donné lieu à une vive altercation entre Hugo Chavez et la délégation espagnole. Dès le début de ce sommet, qui a réuni 22 chefs d’Etat et de gouvernements d’Amérique latine, d’Espagne et du Portugal, Hugo Chavez s’en est vivement pris à l’ancien président du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar en le qualifiant de «fasciste». En 2004 lorsque l’Union européenne avait imposé des sanctions à Cuba pour protester contre les arrestations et condamnations de 75 dissidents et journalistes, Fidel Castro avait pour sa part surnommé Aznar le « furercito » (le petit fuhrer, ou le petit Hitler).
L’assimilation des adversaires de Cuba avec des nazis fait d’ailleurs partie de l’arsenal habituel des dirigeants castristes qui qualifient régulièrement l’embargo américain de « blocus génocidaire » et le gouvernement Bush de « nazifascismo ».
L’Amérique latine apparaît aujourd’hui divisée entre les pays du bloc antilibéral (néo marxiste) conduit par le président vénézuélien et ses alliés, le Bolivien Evo Morales, le Cubain Fidel Castro, le Nicaraguayen Daniel Ortega et dans une moindre mesure l’Equatorien Rafael Correa, et le reste de l’Amérique latine.
La plupart des pays de la région mènent une politique économique libérale comme le Pérou, la Colombie ou le Mexique ou plus de centre gauche comme le Chili, l’Argentine et le Brésil.
Le Roi Juan Carlos, visiblement énervé a demandé à Chavez «pourquoi tu ne te tais pas ?», et on serait tenté de se poser la même question. Mais en vérité l’agression verbale et son fait partie des travers de Fidel Castro et Hugo Chavez dont les « conquêtes » sont d’ailleurs le plus souvent verbales.
Il a ajouté: «ce sommet ne sert à rien, le véritable sommet est le Sommet des peuples», le sommet alternatif qui a réuni quelque 5000 militants de gauche.
Toutefois, le bilan de ce XVIIe sommet ibéro-américain, consacré à la question de la «cohésion sociale», n’apparaît pas trop sombre. Les résolutions adoptées par les participants ont insisté sur le renforcement de la protection sociale, l’éducation, la santé, l’augmentation des impôts et l’instauration d’un Etat fort.
La «déclaration de Santiago» recommande aux pays membres de prendre en charge le développement social dans une région qui a enregistré en 2007 une croissance de plus de 5 % mais qui connaît aussi une pauvreté frappant 220 millions de personnes, soit 40 % de la population, selon la Banque Mondiale et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), organisme dépendant des Nations unies.
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Hugo Chavez affirme avoir la preuve que l’otage des FARC est toujours en vie. Une bonne nouvelle qui reste à confirmer. L’occasion aussi de se poser quelques questions sur le rôle assez ambigu du Venezuela et de son allié cubain dans la gestion de la crise des FARCLe dirigeant vénézuélien Hugo Chavez avait été mandaté il y a deux mois par Bogota pour permettre l’échange de 500 guérilleros incarcérés contre un groupe de 45 otages, dont les trois Américains et Mme Betancourt, ex-candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002. Aujourd’hui Hugo Chavez affirme à la presse pouvoir apporter, lors de sa visite à Paris le 20 novembre, une preuve de vie de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guerilla des FARC depuis 2002.
Or on sait maintenant que le régime de Fidel Castro a été un soutien et un allié de longue date de la guerilla marxiste en Colombie. Dans « Cuba Nostra » publié en 2005, Alain Ammar et Jacobo Machover écrivent :
« Le chef d’Etat cubain, qui désire ouvrir un nouveau front antiaméricain en Amérique latine avec l’argent du Venezuela, arme et soutien les FARC de concert avec son homologue « bolivarien » (Hugo Chavez), d’une manière directe avec des armes légères mais également grâce à un appui financier et des hôpitaux de campagne installés, selon des médecins cubains exilés ayant fui le Venezuela, à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, et consacrés spécialement aux blessés des FARC « .
Quel peut être dans ces conditions le rôle d’Hugo Chavez, et de quelle crédibilité peut-il disposer alors qu’il est en train d’installer chez lui une dictature marxiste, que les FARC tentent désespérément d’imposer à la Colombie ?
« Nous essayons de mettre tout en place » pour trouver un accord, a déclaré M. Chavez à la télévision publique après son entretien avec Luciano Marin Arango, plus connu sous son nom de guerre d’Ivan Marquez.
Ivan Marquez a affirmé qu’une rencontre entre Hugo Chavez et le commandant des FARC Manuel Marulanda serait nécessaire pour surmonter les obstacles à un échange humanitaire de prisonniers.
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a déclaré dans un communiqué attendre ces éléments « avec la plus grande des impatiences » et espère que la famille de l’otage « pourra la visionner dans les plus brefs délais » s’il s’agit d’une cassette vidéo comme précédemment. Le Comité de soutien organise une marche à Paris le dimanche 18 novembre pour appeler « les FARC comme le gouvernement colombien à négocier au plus vite » et exprimer le « soutien le plus total » à la médiation internationale.
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Plus de 40 000 personnes ont été évacuées à la suite des pluies torrentielles tombées lors du passage de la tempête tropicale Noël dans la province voisine d’Holguin, où le fleuve Sagua est aussi sorti de son lit, ainsi que dans la province de Las Tunas, selon les médias gouvernementaux.
Selon les témoins cités, ces inondations seraient les pires depuis le passage de l’ouragan Flora en 1963, qui avait provoqué la mort de 1126 personnes et détruit 11 103 habitations.
A Santiago de Cuba, deuxième ville du pays, l’eau a été rétablie pour 250 000 personnes, ont indiqué les autorités lors de l’inspection des dommages effectuée par le vice-président Carlos Lage, qui a assuré que le chef de l’État, Fidel Castro, éloigné du pouvoir par la maladie, suivait la situation avec «une préoccupation constante», selon le quotidien officiel Granma.
La tempête tropicale Noël, qui n’a pas fait de victime à Cuba, a laissé au moins 127 morts la semaine dernière en République dominicaine et en Haïti, avant de remonter vers le nord au large de la côte atlantique américaine.
La récolte de canne à sucre touchée
La tempête tropicale Noël a laissé des milliers d’hectares de canne à sucre sous l’eau dans l’est et le centre de Cuba.
Des zones étendues de canne à sucre ont aussi été inondées à Santiago de Cuba et dans les provinces de Granma, ainsi que dans les provinces centrales de Camaguey et de Ciego de Avila.
Des milliers de kilomètres de routes secondaires et de voies ferrées utilisées par l’industrie ont été détruites par la tempête tropicale Noël, tandis que les dégâts sur les routes et les voies ferrées principales ont laissé la plupart de ces régions sans moyens d’approvisionnement adéquats pour la nourriture et le carburant, d’après les reportages des médias de l’état.
Des précipitations supérieures à la normale et de fortes chaleurs, combinées à des problèmes industriels et d’organisation vont sans doute conduire à l’une des pires récoltes de canne à sucre de Cuba pour 2007. La production a été estimée à près de 1,1 millions de tonnes de sucre, par rapport aux 1,5 voire 1,6 millions de tonnes qui étaient prévues.
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La tempête tropicale Noël a quitté l’île d’Hispaniola et se situe entre le nord de Cuba et les Bahamas centrales.
Le Nord d’Haïti restait sous la menace des pluies diluviennes engendrées par la tempête Noël dans la nuit de lundi 29 à mardi 30. Des avis de tempête sont en cours pour les Bahamas centrales et du sud-est, pour la côte nord d’Haïti, de Gonaïves à la frontière nord avec la République dominicaine ainsi que pour les îles Turks & Caicos et pour les provinces de Guantanamo, Holguin, Camagüey et Las Tunas à Cuba.
En passant sur la République dominicaine, dimanche 28, la tempête a fait 11 morts et 13 disparus selon un bilan dévoilé lundi 29. En Haïti, la Protection civile a fait savoir qu’elle n’avait pas encore enregistré de pertes humaines. Toutefois, des maisons ont été détruites notamment dans le sud-est, le nord et le centre. L’alerte rouge a été déclenché et les aéroports ainsi que le trafic maritime a été suspendu au moins jusqu’à mardi 30.
A Cuba, les autorités sont en train de préparer des marchandises et des équipements médicaux en prévision d’une éventuelle évacuation dans les provinces de l’est. Cuba a été frappée en 2005 par l’ouragan Dennis, provoquant 16 morts et des pertes de 1.400 millions de dollars et par Wilma, qui a provoqué des inondations graves à La Havane, avec 704.2 millions de dollars de dégâts; et a reçu l’influence indirecte Rita et de Katrina.
Indirectement, Wilma a fait trois morts à Cuba, trois touristes tués dans l’accident de leur autobus qui a heurté une voiture alors qu’ils regagnaient La Havane dans le cadre des opérations d’évacuation.
Un total de 560.000 personnes, dont 250.000 dans la province occidentale de Pinar del Rio, ont été évacuées avant le passage de Wilma.
A chaque fois qu’un ouragan passe sur La Havane, des centaines d’immeubles et de maisons s’effondrent dans les quartiers populaires de Centro Havana et de la vieille Havane. Après 50 années de socialisme, la capitale cubaine est un champ de ruine, et les conséquence de la météo peuvent être très pénibles pour les Cubains qui subissent souvent des conditions de logement très précaires
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Selon Roger Noriega, les Etats-Unis seront prêts à soutenir des réformes économiques et politiques d’importance à Cuba une fois que Fidel Castro ne sera plus au pouvoir, «afin d’assurer que les vestiges du régime disparaissent».
Le responsable du département d’Etat a expliqué que la fragilité de l’état de santé de Fidel Castro, 78 ans, avait été démontrée par sa récente chute lors d’un discours à Cuba. Le chef d’Etat cubain s’était alors fracturé un genou et un bras. Les Cubains doivent d’ores et déjà réfléchir au fait que Fidel Castro est mortel et à leurs propres vies, selon Roger Noriega.
«La transition est en grande partie en marche aujourd’hui», a-t-il assuré lors d’un rassemblement à Washington parrainé par le Centre d’études stratégiques et internationales.Roger Noriega a exhorté les pays européens à s’engager auprès du peuple cubain et pas aux côtés du régime de Fidel Castro. «Faire des concessions à un régime comme celui-là, c’est vraiment aller dans le mauvais sens», a-t-il estimé.
Faisant référence aux récentes libérations de dissidents, il a ajouté qu’il était «cynique et vicieux» de la part du chef cubain de faire arrêter des personnes avant de les faire libérer en échanges de faveurs diplomatiques.
Les plans de Washington concernant Cuba sont exposés dans un rapport publié en mai dernier et supervisé par le secrétaire d’Etat de l’époque Colin Powell, qui conditionne l’aide américaine aux preuves que Cuba est sur le chemin de la démocratie et qu’elle a réellement besoin de cette assistance. AP