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Contrairement au précédent sommet au Canada, le président des Etats-Unis s’est gardé du moindre coup d’éclat à Biarritz, et a même paru faire des concessions sur l’Iran ou encore la Chine.
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Le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade, précisant juste que « les éléments qui [lui] ont été transmis » étaient « en cours d’analyse et de recoupement ».
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Une désignation sans surprise. Les députés de Assemblée nationale cubaine ont annoncé jeudi 19 avril qu’ils confirmaient, avec 99,83% des suffrages, Miguel Diaz-Canel, seul candidat en lice, comme successeur de Raul Castro à la présidence du pays. Ce dernier est élu pour un mandat renouvelable de cinq ans. Ancien vice-président des Conseils d’État et des ministres depuis 2013, Miguel Diaz-Canel est âgé de 57 ans. Il devient ainsi le premier président cubain né après la révolution de 1959. C’est aussi la première fois depuis près de six décennies que l’île ne sera donc plus dirigée par un Castro.
Néanmoins, Raul Castro ne quitte pas la vie politique. Le président sortant de Cuba Raul Castro a confirmé qu’il ne quitterait qu’en 2021 son poste de secrétaire général du Parti communiste de Cuba (PCC), qu’il laissera à son successeur à la présidence Miguel Diaz-Canel.
Raul Castro, 86 ans, qui a succédé à son frère Fidel il y a dix ans, a d’ailleurs choisi une date symbolique de l’histoire politique cubaine pour son départ, puisqu’il coïncide avec anniversaire de l’échec du débarquement anticastriste de la baie des Cochons, soutenu par la CIA.
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Le 19 avril, Raul Castro passe la main au nouveau président de Cuba, Miguel Diaz-Canel. Une succession qui marque la fin de l’ère Castro, qui aura duré soixante ans. (suite…)
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Les rencontres du cinéma latino-américain, Cinélatino, qui se tiennent à Toulouse du 16 au 25 mars, évoquent l’année 1968 en Amérique latine. Le cinquantenaire de ce millésime fertile risque d’être trop hexagonal, plombé par les souvenirs attendris ou aigris des anciens « soixante-huitards », alors que 1968 fut une prodigieuse séquence internationale. Le Brésil et le Mexique occupent une place importante dans cette suite d’événements.
Le documentaire brésilien de João Moreira Salles, No Intenso Agora (« Dans l’intense instant », 2017), revient sur cette longue année qui ne s’est jamais terminée, tant ses répliques ont été prolongées (O ano que não terminou, titre d’un ouvrage de Zuenir Ventura, 1988, non traduit). Tout en utilisant uniquement des images d’archives, le réalisateur adopte un point de vue subjectif, capable de dérouter les spectateurs qui chercheraient un récit historique.
La démarche est d’ailleurs largement autobiographique, dans la foulée du chef-d’œuvre de João Moreira Salles, Santiago (2007), même si l’auteur portait des culottes courtes en Mai 68, comme il le rappelle lui-même. Lors d’une première projection, au Centre Georges-Pompidou, dans le cadre du festival Cinéma du réel, No Intenso Agora a provoqué une vive controverse. Ni l’utilisation du matériel d’autrui ni le subjectivisme assumé du réalisateur n’étaient en phase avec le public. Les gardiens du temple documentaire et les nostalgiques du cinéma militant n’étaient pas prêts à entendre la réflexion proposée.
Les Toulousains fêtent les trente ans des Rencontres de cinéma, nées de la solidarité avec l’Amérique latine. Autant dire que la réception du film de João Moreira Salles à la Cinémathèque de Toulouse permettra de mesurer à quel point la fibre cinéphile fait bon ménage avec l’engagement.
Car la réflexion du réalisateur brésilien ne porte pas uniquement sur les événements, mais avant tout sur les images elles-mêmes, sur ce qu’elles…
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« Souvenirs, souvenirs… » En août 1981, le premier président socialiste de la Ve République fait une irruption fracassante sur la scène politique latino-américaine. La déclaration franco-mexicaine sur le conflit armé au Salvador suscite un tollé dans les capitales de la région. La France se mêle des affaires de l’arrière-cour des Etats-Unis, alors que l’Amérique centrale avait été jusqu’alors le cadet des soucis du Quai d’Orsay. La reconnaissance de la guérilla et de l’opposition salvadoriennes, comme un acteur politique avec lequel il faudrait chercher une solution négociée, est perçue comme une ingérence dangereuse, car elle pourrait devenir un précédent dans d’autres litiges.
Bientôt les commentateurs désignent le coupable : Régis Debray, ancien théoricien de la guérilla, emprisonné en Bolivie pour ses contacts avec Ernesto Che Guevara, avait été nommé conseiller à l’Elysée. Cependant, François Mitterrand étaye son propos lors d’un discours à Mexico, le 20 octobre 1981, où il salue « l’Amérique latine fraternelle et souveraine » : « Aux fils de la Révolution mexicaine, j’apporte le salut fraternel des fils de la Révolution française ». En 1985, le chef de l’Etat effectuera un deuxième voyage officiel au Brésil et en Colombie. Enfin, en 1987, il se rendra en Argentine.
Cette inflexion de la diplomatie française a été souvent comparée aux fameux voyages de Charles de Gaulle, en 1964. Le général avait déjà réservé sa première visite au Mexique, où il a promis à ses interlocuteurs de garder « la mano en la mano ». Ensuite, il a effectué une tournée triomphale de trois semaines en Amérique du Sud. Malgré l’écho du déplacement, il est resté sans lendemains, puisque aussi bien Georges Pompidou que Valéry Giscard d’Estaing sont restés concentrés sur l’Europe et le pré carré africain.
La revue Le genre humain, aux éditions du Seuil, vient de publier un volume consacré à François Mitterrand et l’Amérique…[ad_2]
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Donald Trump sort les gants de boxe. Devant les dirigeants du monde, réunis mardi 19 septembre à New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le président des Etats-Unis n’a pas mâché ses mots à l’encontre d’une poignée de pays. Dans son viseur : la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela, la Syrie et Cuba. Franceinfo vous résume ses principales attaques.
Il menace de « détruire la Corée du Nord » si Pyongyang lance une attaque
La crise avec la Corée du Nord est toujours vivace. Et Donald Trump a affiché sa fermeté. Le président américain a menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord, un « régime vicieux » et « corrompu », si les Etats-Unis ou leurs alliés étaient confrontés à une attaque de Pyongyang.
Les « Etats-voyous » sont une menace « pour les autres nations et pour leurs propres peuples avec les armes les plus destructrices » au monde, a lancé le président américain lors de son premier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, de nouveau qualifié « d’homme-fusée » (ou de « monsieur Missile ») en raison de ses ambitions nucléaires, est embarqué dans « une mission-suicide, pour…
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Le 9 octobre 1967, il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était exécuté sommairement en Bolivie. A cette occasion, nous republions un article paru dans Le Monde le 1er octobre 2004.
LE MESSIANISME a la vie dure. Malgré l’échec des révolutions et les ravages des nationalismes tout au long du XXe siècle, l’illusion persiste sous forme de mythologies qui semblent survivre à tous les aléas. Personnalité en incessante évolution, Ernesto Che Guevara (1928-1967) reste un mythe inoxydable, inséparable d’une aspiration récurrente à la rédemption ou à l’utopie.
Loin de réduire sa portée, les revers répétés de Guevara sur tous les terrains où il a exercé son action alimentent le culte romantique et christique du sacrifice. Faute de pouvoir défendre ses idées, pas plus que ses faits et gestes, la transmission de l’héritage est désormais véhiculée au nom de valeurs humanistes ou morales. Carnets de voyage, le beau film de Walter Salles [2004], s’inscrit dans cette logique d’autant mieux qu’il évoque le jeune Argentin d’avant l’engagement politique, débarrassé de tout ce qui prête matière à controverse.Avant d’accumuler les défaites, le prestige du « Comandante » découlait d’une victoire, la révolution cubaine de 1959. Pourtant, indépendamment de son rôle dans la bataille de Santa Clara, le seul stratège de la Sierra Maestra a été sans conteste Fidel Castro, qui s’est appliqué à élargir le front anti-Batista en entretenant les ambiguïtés politiques, ce que le Che acceptait mal.
Même pour ceux qui l’ont tant aimé, que reste-t-il de ce triomphe, quarante-cinq ans plus tard ? L’épopée s’est muée en sauve-qui-peut. La faillite du socialisme castriste rejaillit inévitablement sur l’ensemble du processus. Ses étapes successives, l’imparable descente aux enfers ne dispensent point d’une interrogation sur l’origine de la dictature.
PRÊT-À-PENSER
Sur le plan militaire, Guevara s’est fait lui-même, par ses propres écrits, le propagandiste des enseignements de la guérilla, tout en persistant à la dépouiller d’une…
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