Mois : janvier 2007

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    Nouvelles arrestations de journalistes à CubaNouvelles arrestations de journalistes à Cuba  07.12.06
    Reporters sans frontières demande la libération immédiate et sans condition d’Ahmed Rodríguez Albacia, de l’agence de presse indépendante Jóvenes sin Censura, arrêté et écroué à La Havane, le 4 décembre 2006, par la Sécurité de l’État. RSS Cuba
       
    Une vingtaine d'organisations exilées veut réduire les sanctions contre CubaUne vingtaine d’organisations exilées veut réduire les sanctions contre Cuba 

    05.12.06

    Une vingtaine d’organisations exilées, regroupées dans la coalition « Consensus cubain » (Consenso Cubano) ont demandé de réduire les restrictions de voyage à Cuba pour les cubano-americains et l’envoi d’aide humanitaire à Cuba. RSS Cuba
       
    La victoire d'Hugo Chavez renforce CubaLa victoire d’Hugo Chavez renforce Cuba  04.12.06
    Le principal allié de Cuba, Hugo Chavez, a été reconduit à la tête du Vénézuela pour un nouveau mandat de six ans. RSS Cuba
       
    Danielle Mitterrand aux côtés des frères CastroDanielle Mitterrand aux côtés des frères Castro  03.12.06
    Danielle Mitterrand, la veuve de François Mitterrand et la présidente de la fondation France Libertés, s’est rendue à Cuba pour assister aux cérémonies en faveur de Fidel Castro. RSS Cuba
       
    Raul Castro propose aux Etats Unis de négocierRaul Castro propose aux Etats Unis de négocier 

    02.12.06

    Raul Castro a offert aux Etats-Unis de « résoudre à la table de négociations » le contentieux historique avec Cuba. RSS Cuba
       
    Cuba reste la deuxième prison du monde pour la presseCuba reste la deuxième prison du monde pour la presse  01.12.06
    Le 1er décembre 2006 à Paris, Reporters sans frontières a manifesté publiquement sa solidarité à l’égard des 23 journalistes toujours emprisonnés à Cuba. RSS Cuba
       
    Cuba : l'heure du bilan ?Cuba : l’heure du bilan ?  30.11.06
    Le règne de Castro touche à sa fin, et, l’heure du bilan approche. Il réserve quelques surprises inattendues RSS Cuba
       
    Fidel Castro, le grand absentFidel Castro, le grand absent 

    29.11.06

    A Cuba les festivités prévues pour le 80e anniversaire du dirigeant cubain, ont commencé en son absence. RSS Cuba
       
    Victoire du candidat pro-Cuba en EquateurVictoire du candidat pro-Cuba en Equateur  27.11.06
    Le nationaliste de gauche anti-américain, pro-cubain, Rafael Correa, a largement remporté l’élection présidentielle en Equateur avec 56,9% des voix, selon les premières estimations RSS Cuba
       
    Libération d'Oscar Mario González, journaliste à CubaLibération d’Oscar Mario González, journaliste à Cuba  22.11.06
    Reporters sans frontières annonce la libération, d’Oscar Mario González Pérez, cofondateur de l’agence de presse indépendante Grupo de Trabajo Decoro. RSS Cuba
       
    Nouvelles rumeurs sur la santé de Fidel CastroNouvelles rumeurs sur la santé de Fidel Castro 

    13.11.06

    Depuis son opération à la fin du mois de juillet, Fidel Castro n’a pas donné de signes évidents de récupération. Sa santé toujours secret d’Etat, alimente toutes les spéculations. RSS Cuba
       
    Cuba : 100 jours sans Fidel CastroCuba : 100 jours sans Fidel Castro  09.11.06
    Cuba sans Fidel Castro ? Pas tout a fait. Le « lider maximo » a pris grand soin de distiller régulièrement depuis trois mois des images de lui vivant, ou plutôt pas encore mort. RSS Cuba
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  • Malgré ce démenti des autorités cubaines, il semblerait que le leader cubain ait du mal à se remettre de son hémorragie intestinale, de juillet dernier. Hugo Chavez s’exprimait sur le sujet : « Fidel n’a pas de cancer je puis vous l’assurer » mais il livre « une grande bataille » contre la maladie.

    Pendant ce temps, le très discret Raul Castro semble affirmer un style de gouvernement différent.

    « Parfois les gens craignent le mot désaccord, mais je dis que plus il y a de débats et plus il y a de désaccords, meilleures sont les décisions prises », a-t-il dit à des étudiants à La Havane.

    Raul Castro a expliqué qu’il déléguait davantage de responsabilités et faisait moins de discours que son frère aîné Fidel, dont il n’a pas mentionné l’état de santé.

    « Dès les premiers instants (au pouvoir) j’ai compris que je ne devais pas passer mon temps à prendre les décisions, à faire des discours ou à voyager à l’étranger », a assuré l’actuel leader cubain.

    Alors que les rumeurs sur une mort imminente de Castro s’amplifient, le successeur ne cesse d’affirmer un style différent. Du moins pour la forme. La fond ayant peu de chances de changer à court terme.

    Les généraux et officiels qui sont passés par les 15 années de guerres africaines et par les multiples épisodes de guerilla en Amérique latine, se sentent plus à l’aise en administrant des hôtels, en fabriquant des containers ou en important des ordinateurs, que de se consacrer à la tâche peu réalite de construire un paradis proletaire sur terre.

    Le projet des susccesseurs de Castro est très simple, et, du point de vue de la classe dirigeante, viable. Une fois enterrés avec les honneurs le Commandant, on entame une ouverture économique à la chinoise ou à la vietnamienne, avec des relations étroites avec les nations développées d’Occident, en permettant timidement l’apparition progressive de la petite propriété privée, mais en maintenant simultanément un contrôle politique et économique strict, de sorte que la situation ne risque pas d’échapper au contrôle de cette nouvelle oligarchie.

  • Le décès de ce dernier, le 10 décembre 2006, empêche de fait que justice soit totalement rendue aux victimes et à leurs familles. Mais la mort du dictateur ne doit pas signifier pour autant l’impunité.

    « Nous regrettons, comme beaucoup, que le général Pinochet soit mort sans jamais avoir comparu devant un tribunal. Son décès suscite, à juste titre, de lourdes frustrations qui ne pourront s’apaiser, à défaut de disparaître, que si la justice chilienne s’engage résolument à juger et à condamner les responsables des violations de droits de l’homme commises entre 1973 et 1986. Nous rendons hommage aux victimes de ce régime sanglant, qui a bénéficié de la scandaleuse complaisance des puissances occidentales et du soutien des Etats-Unis. Nos pensées vont en particulier aux 68 professionnels des médias et à leurs familles, pour qui la mort du dictateur ne doit pas rimer avec l’impunité », a déclaré Reporters sans frontières.

    Du coup d’Etat du 11 septembre 1973 à 1986, quatre ans avant le retour du pouvoir civil, la dictature du général Augusto Pinochet a causé la mort ou la disparition de 68 professionnels des médias, dont 21 rédacteurs, 20 photographes, cameramen ou techniciens et 27 ouvriers de presse. La plupart ont été arrêtés, torturés et assassinés dans les semaines qui ont suivi le coup d’Etat, mais une loi promulguée par la junte en 1978 a amnistié tous les crimes commis antérieurement. Le 21 mars 2006, treize militaires ont été inculpés par la justice pour leur participation à la « Caravane de la mort », un commando itinérant chargé d’éliminer les opposants, qui a sévi en octobre et novembre 1973. Leur procès n’a toujours pas commencé. La « Caravane de la mort » a exécuté au moins 75 prisonniers politiques, dont le directeur de la station Radio Loa, Carlos Berger Guralnik, le 19 octobre 1973.

    Dans les années 1980, d’autres journalistes ont été tués lors de la répression par le pouvoir des vagues de protestations précédant le référendum de 1988, prélude à la fin de la dictature. Le 2 juillet 1986, le photographe indépendant Rodrigo Rojas est mort après avoir été brûlé vif par une patrouille de l’armée. Le responsable direct de l’assassinat, le lieutenant Pedro Fernández Dittus, a été condamné à une peine de prison. Le 8 septembre 1986, au lendemain d’un attentat manqué contre le général Pinochet, le directeur de l’hebdomadaire Análisis (aujourd’hui disparu) José Carrasco Tapia a été tué à la mitraillette avec trois autres opposants. Quatorze anciens agents de la police politique ont été inculpés, le 26 octobre 2005, mais leur supérieur hiérarchique, le général Humberto Gordon, est décédé en 2000 d’un cancer, alors qu’il bénéficiait d’une liberté conditionnelle.

    José Carrasco Tapia est le dernier journaliste assassiné sous la dictature. A l’endroit où son corps a été retrouvé, un monument à la mémoire des journalistes tués et disparus sous le régime de Pinochet a été inauguré le 8 septembre 1999.

    Fin du communiqué de RSF

    La question se pose maintenant pour Fidel Castro, dont le bilan n’a rien à envier à Pinochet
    De très nombreux témoignages ont permis d’établir que la torture a été pratiquée massivement à Cuba, et continue de l’être. Selon l’organisation CubaArchive.org, le castrisme aurait fait 9.240 victimes à Cuba.

    María C. Werlau et le directeur de recherches de cette organisation, Armando Lago, économiste, estiment que jusqu’à 77.000 Cubains peuvent avoir perdu la vie en tentant de s’échapper de l’île.

    María C. Werlau, qui a vécu au Chili pendant la dictature de Pinochet, a personnellement vu comment la conscience internationale des atrocités en matière de droits de l’homme a aidé le Chili à reconstituer sa démocratie. « Le régime de Castro a exécuté davantage de gens durant seulement ses trois premières années, que le régime de Pinochet a fait de tués ou « disparus » durant toutes ses 17 années de pouvoir » précise Werlau.

    « Mais les victimes de Castro qui sont souvent plus nombreuses– et qu’incluent non seulement des adversaires politiques mais aussi des familles complètes assassinées pour avoir essayé de s’enfuir — sont encore inconnues, ignorées ou oubliées. »

  • L’organisation s’élève également contre la condamnation à quatre ans de prison, le 5 décembre, du journaliste indépendant Raymundo Perdigón Brito pour « dangerosité sociale prédélictueuse ».

    « Ahmed Rodríguez Albacia et sa famille ont été victimes du harcèlement constant de la police politique depuis le début de l’année. Le jeune journaliste avait même été détenu et sommé d’abandonner ses activités en septembre dernier. Cette fois, la Sécurité de l’État l’a dépossédé de son matériel de travail avant de le jeter en prison. Faut-il une preuve de plus qu’Ahmed Rodríguez Albacía est détenu au seul motif d’être journaliste ? Nous demandons sa libération immédiate, ainsi que celle de Raymundo Perdigón Brito, condamné pour les mêmes raisons à quatre ans de prison au nom d’une ‘dangerosité sociale’ fallacieuse et absurde », a déclaré Reporters sans frontières.

    Dans la matinée du 4 décembre 2006, une trentaine d’agents de la Sécurité de l’État et de la Police nationale révolutionnaire ont effectué une perquisition musclée au domicile d’Ahmed Rodríguez Albacia et de sa mère, à La Havane. Selon un voisin témoin de la scène, cité par Cubanet, les policiers ont confisqué du matériel d’enregistrement, un ordinateur portable, un téléphone-fax, ainsi que toutes les archives du journaliste. Victime d’un accès d’hypertension durant les événements, Ahmed Rodríguez Albacia a dû être emmené à l’hôpital avant d’être conduit au Département technique d’investigation (DTI) de la Sécurité de l’État où il est actuellement détenu.

    Ahmed Rodríguez Albacia, qui fêtera ses 22 ans le 10 décembre prochain, appartient à la toute jeune agence de presse indépendante Jóvenes sin Censura, fondée en septembre 2005 à Holguín (Est), province dont il est originaire. Le 15 septembre, il avait été arrêté à La Havane et détenu vingt-quatre heures par la police politique (cf. communiqué du 18 septembre 2006).

    L’organisation a également appris la condamnation, le 5 décembre, à quatre ans de prison par le tribunal provincial de Sancti Spíritus (Centre), du journaliste indépendant Raymundo Perdigón Brito pour « dangerosité sociale prédélictueuse ». Cette disposition du code pénal cubain, très utilisée contre les dissidents, permet d’arrêter et d’emprisonner un prévenu sans qu’il ait eu à commettre le moindre délit, seulement en vertu du risque potentiel qu’il serait censé représenter pour la société.

    « Raymundo a été arrêté le 29 novembre par la Sécurité de l’État. Les policiers lui ont ordonné de cesser ses activités, faute de quoi il serait envoyé en prison », a expliqué à Reporters sans frontières un journaliste dissident basé à Cuba. Raymundo Perdigón Brito venait de fonder, le 17 novembre 2006, une petite agence de presse indépendante, Yayabo Press, avec sa s¦ur, Ana Margarita Perdigón, qui en assume la direction. « La police politique l’a su et à tout fait pour démanteler l’agence au plus vite », a poursuivi l’interlocuteur de Reporters sans frontières.

    Le 5 décembre, à la sortie du tribunal, une centaine de manifestants ont agressé la famille du journaliste. Son père, victime d’un mauvais coup au thorax, a dû être hospitalisé. Raymundo Perdigón Brito est détenu à la prison provinciale de Sancti Spíritus, près de la municipalité de Guayos.

    Les détentions d’Ahmed Rodríguez Albacia et de Raymundo Perdigón Brito portent à 25 le nombre de journalistes emprisonnés à Cuba.

  • Ces demandes apparaissent en même temps qu’une demande semblable formulée par l’opposition interne dans l’île et coïncident avec une offre de dialogue à Washington par le dirigeant par intérim cubain, le général Raúl Castro.
    Ceci devrait être accompagné, estime la coalition, par la fin de toute mesure restrictive mise en oeuvre par Washington, principalement depuis le 2004, qui compliquent l’envoi de ressources aux familles cubaines, et réduisent le nombre de voyages possible à Cuba pour les exilés cubanoamericains.

     »Les mesures imposées qui limitent ou nient aux cubains leurs droits fondamentaux, la liberté de pouvoir voyager librement pour sortir et retourner à Cuba à des fins humanitaires ou de réunification familiale, et de pouvoir envoyer et recevoir librement aide familiale et personnelle, violent des droits fondamentaux des cubains, portent un préjudice à la famille cubaine, et constituent des contradictions morales » a déclaré « Consensus cubain » dans un document divulgué hier en conférence de presse à Miami. Outre le Groupe d’Études cubaines et la Fondation Nationale cubano Américaine (FNCA), la coalition est formé, entre autres, par la Coordination Social Démocrate, le Parti Démocrate Chrétien de Cuba, le Parti Social Démocrate de Cuba et l’Union Libérale cubaine ; ainsi qu’Action Démocratique cubaine, Agenda Cuba, Arc Progressiste, Frères au Sauvetage et le Mouvement Démocratie.

    Dans la conférence de presse, les participants n’ont pas dissimulé que leur position peut être interprétée comme un changement dans les positions traditionnelles de l’exil cubain.  »Je suis venu d’une position de ligne dure, mais ce qui est certain c’est que isoler les gens (les Cubains resté à Cuba) n’a pas produit un changement durant les dernières 47 années. L’isolement des gens aide à soutenir à la dictature « , a dit le chef d’entreprise Carlos Saladrigas, vice-président du Groupe d’Études cubain. Saladrigas a rappelé que l’aide extérieure a eu un rôle prépondérant dans la désintégration du communisme en Europe de l’Est.

     »Le véritable consensus sur la crise cubaine doit se focaliser dans la liberté immédiate de tous les prisonniers politiques sans exception et dans la convocation d’élections pluripartites pour Cuba, et non dans des concessions unilatérales à la tyrannie, a commenté le congressiste républicain Lincoln Díaz-Balart, de la Chambre de Représentants. Samedi à La Havane, Raúl Castro a proposé d’établir un dialogue avec les Etats-Unis, dans le cadre du respect mutuel, mais Washington a rejeté de plan l’offre avec l’argument que le régime a besoin, d’abord avant tout, de dialoguer avec ses propres citoyens .  »Notre position claire d’appui à une transition démocratique a été déjà exprimé, a dit hier le porte-parole du Département d’État, Sean McCormack.  »Le dialogue qui devrait avoir lieu n’estpas entre Raúl Castro et un groupe étranger ou un autre pays, a dit McCormack.  »Il doit être entre le gouvernement cubain et le peuple cubain et devrait porter sur une transition à une forme démocratique de gouvernement à Cuba », a ajouté le porte-parole.

  • Unique dictature du continent, Cuba n’est plus seule à incarcérer les journalistes, mais tient toujours son rang de deuxième prison du monde pour la presse avec vingt-quatre détenus. La succession de Fidel Castro par son frère Raúl à la tête de l’Etat, le 31 juillet, n’a rien modifié à l’attitude du régime envers les médias dissidents. Une multiplication des actes d’intimidation et des convocations par la police politique a marqué le second semestre.

    Deux journalistes, arrêtés en 2005, ont été libérés, mais deux de leurs collègues ont été envoyés derrière les barreaux : Armando Betancourt, collaborateur indépendant de Nueva Prensa Cubana à Camagüey, détenu sans jugement par la Sécurité de l’Etat depuis le 23 mai, et Raymundo Perdigón Brito, fondateur de l’agence Yayabo Press, condamné à quatre ans de prison, le 5 décembre, pour “dangerosité sociale”. Un troisième, Guillermo Espinosa Rodríguez, de la Agencia de Prensa Libre Oriental (APLO), a écopé de deux ans d’assignation à résidence.

    Un vingt-cinquième journaliste est détenu à Cuba, cette fois sous la garde de l’armée américaine, sur la base militaire de Guantanamo. Sami Al-Haj, cameraman soudanais de la chaîne qatarie Al-Jazira, fait partie des 400 “ennemis combattants” détenus, hors de tout cadre juridique, par les Etats-Unis au nom de la “guerre contre le terrorisme”. Incarcéré sans charge, soumis à des interrogatoires quasi quotidiens, Sami Al-Haj a entamé, le 13 juin, sa cinquième année de captivité au sein de cette base, dont la communauté internationale réclame désormais la fermeture.

    A ce scandale juridique et humanitaire s’ajoute une nette dégradation de la liberté de la presse aux Etats-Unis, qui s’est manifestée avec l’emprisonnement, à deux reprises, du blogueur californien Josh Wolf, en août puis en septembre. Le jeune homme risque de demeurer en cellule jusqu’en juillet 2007, tant qu’il ne livrera pas des archives vidéo à la justice. Une quinzaine d’affaires touchant au secret professionnel font l’objet d’une procédure au niveau fédéral, alors que 33 Etats de l’Union reconnaissent aux journalistes le droit à la confidentialité. Un projet de loi fédéral en ce sens, déposé en février 2005, n’a toujours pas été débattu ni voté.

    L’organisation a rendu public, le 1er février, son rapport annuel 2007 qui dresse un état des lieux de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays. Ce document revient sur les principales violations des droits des journalistes survenues en 2006 et offre des perspectives thématiques et régionales sur l’état des libertés des médias et de l’Internet à travers le monde.

    Il est consultable en ligne sur www.rsf.org et téléchargeable en intégralité ou par zone géographique. Le rapport est disponible en quatre langues (anglais, français, espagnol et arabe).

    « Ce rapport recense les pires violations de la liberté de la presse commises dans les Etats répressifs, de la Corée du Nord à l’Erythrée, en passant par Cuba et le Turkménistan. Mais il s’intéresse également aux démocraties dans lesquelles des progrès restent à accomplir et des acquis sont menacés », a écrit Reporters sans frontières…/…

    En Amérique latine, l’assassinat de près d’une dizaine de journalistes au Mexique dans une quasi-impunité, le maintien en détention de plus d’une vingtaine de journalistes à Cuba, la dégradation de la situation en Bolivie, le pays du Sud pourtant le mieux placé jusqu’ici dans le classement établi chaque année par Reporters sans frontières, sont autant d’inquiétudes qui doivent inciter la communauté internationale à la plus grande vigilance.