Auteur/autrice : Info Cuba

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    Contrairement au précédent sommet au Canada, le président des Etats-Unis s’est gardé du moindre coup d’éclat à Biarritz, et a même paru faire des concessions sur l’Iran ou encore la Chine.

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    Le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade, précisant juste que « les éléments qui [lui] ont été transmis » étaient « en cours d’analyse et de recoupement ».

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  • Le 19 avril, Raul Castro passe la main au nouveau président de Cuba, Miguel Diaz-Canel. Une succession qui marque la fin de l’ère Castro, qui aura duré soixante ans. (suite…)

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    « No Intenso Agora », documentaire brésilien de João Moreira Salles

    Les rencontres du cinéma latino-américain, Cinélatino, qui se tiennent à Toulouse du 16 au 25 mars, évoquent l’année 1968 en Amérique latine. Le cinquantenaire de ce millésime fertile risque d’être trop hexagonal, plombé par les souvenirs attendris ou aigris des anciens « soixante-huitards », alors que 1968 fut une prodigieuse séquence internationale. Le Brésil et le Mexique occupent une place importante dans cette suite d’événements.

    Le documentaire brésilien de João Moreira Salles, No Intenso Agora (« Dans l’intense instant », 2017), revient sur cette longue année qui ne s’est jamais terminée, tant ses répliques ont été prolongées (O ano que não terminou, titre d’un ouvrage de Zuenir Ventura, 1988, non traduit). Tout en utilisant uniquement des images d’archives, le réalisateur adopte un point de vue subjectif, capable de dérouter les spectateurs qui chercheraient un récit historique.

    La démarche est d’ailleurs largement autobiographique, dans la foulée du chef-d’œuvre de João Moreira Salles, Santiago (2007), même si l’auteur portait des culottes courtes en Mai 68, comme il le rappelle lui-même. Lors d’une première projection, au Centre Georges-Pompidou, dans le cadre du festival Cinéma du réel, No Intenso Agora a provoqué une vive controverse. Ni l’utilisation du matériel d’autrui ni le subjectivisme assumé du réalisateur n’étaient en phase avec le public. Les gardiens du temple documentaire et les nostalgiques du cinéma militant n’étaient pas prêts à entendre la réflexion proposée.

    Les Toulousains fêtent les trente ans des Rencontres de cinéma, nées de la solidarité avec l’Amérique latine. Autant dire que la réception du film de João Moreira Salles à la Cinémathèque de Toulouse permettra de mesurer à quel point la fibre cinéphile fait bon ménage avec l’engagement.

    Car la réflexion du réalisateur brésilien ne porte pas uniquement sur les événements, mais avant tout sur les images elles-mêmes, sur ce qu’elles…

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    François Mitterrand, le 21 octobre 1981 à Mexico. Jean-Claude Delmas/AFP

    « Souvenirs, souvenirs… » En août 1981, le premier président socialiste de la Ve République fait une irruption fracassante sur la scène politique latino-américaine. La déclaration franco-mexicaine sur le conflit armé au Salvador suscite un tollé dans les capitales de la région. La France se mêle des affaires de l’arrière-cour des Etats-Unis, alors que l’Amérique centrale avait été jusqu’alors le cadet des soucis du Quai d’Orsay. La reconnaissance de la guérilla et de l’opposition salvadoriennes, comme un acteur politique avec lequel il faudrait chercher une solution négociée, est perçue comme une ingérence dangereuse, car elle pourrait devenir un précédent dans d’autres litiges.

    Bientôt les commentateurs désignent le coupable : Régis Debray, ancien théoricien de la guérilla, emprisonné en Bolivie pour ses contacts avec Ernesto Che Guevara, avait été nommé conseiller à l’Elysée. Cependant, François Mitterrand étaye son propos lors d’un discours à Mexico, le 20 octobre 1981, où il salue « l’Amérique latine fraternelle et souveraine » : « Aux fils de la Révolution mexicaine, j’apporte le salut fraternel des fils de la Révolution française ». En 1985, le chef de l’Etat effectuera un deuxième voyage officiel au Brésil et en Colombie. Enfin, en 1987, il se rendra en Argentine.

    Cette inflexion de la diplomatie française a été souvent comparée aux fameux voyages de Charles de Gaulle, en 1964. Le général avait déjà réservé sa première visite au Mexique, où il a promis à ses interlocuteurs de garder « la mano en la mano ». Ensuite, il a effectué une tournée triomphale de trois semaines en Amérique du Sud. Malgré l’écho du déplacement, il est resté sans lendemains, puisque aussi bien Georges Pompidou que Valéry Giscard d’Estaing sont restés concentrés sur l’Europe et le pré carré africain.

    La revue Le genre humain, aux éditions du Seuil, vient de publier un volume consacré à François Mitterrand et l’Amérique…

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    Le 9 octobre 1967, il y a cinquante ans, Ernesto Che Guevara était exécuté sommairement en Bolivie. A cette occasion, nous republions un article paru dans Le Monde le 1er octobre 2004.

    LE MESSIANISME a la vie dure. Malgré l’échec des révolutions et les ravages des nationalismes tout au long du XXe siècle, l’illusion persiste sous forme de mythologies qui semblent survivre à tous les aléas. Personnalité en incessante évolution, Ernesto Che Guevara (1928-1967) reste un mythe inoxydable, inséparable d’une aspiration récurrente à la rédemption ou à l’utopie.

    Loin de réduire sa portée, les revers répétés de Guevara sur tous les terrains où il a exercé son action alimentent le culte romantique et christique du sacrifice. Faute de pouvoir défendre ses idées, pas plus que ses faits et gestes, la transmission de l’héritage est désormais véhiculée au nom de valeurs humanistes ou morales. Carnets de voyage, le beau film de Walter Salles [2004], s’inscrit dans cette logique d’autant mieux qu’il évoque le jeune Argentin d’avant l’engagement politique, débarrassé de tout ce qui prête matière à controverse.

    Avant d’accumuler les défaites, le prestige du « Comandante » découlait d’une victoire, la révolution cubaine de 1959. Pourtant, indépendamment de son rôle dans la bataille de Santa Clara, le seul stratège de la Sierra Maestra a été sans conteste Fidel Castro, qui s’est appliqué à élargir le front anti-Batista en entretenant les ambiguïtés politiques, ce que le Che acceptait mal.

    Même pour ceux qui l’ont tant aimé, que reste-t-il de ce triomphe, quarante-cinq ans plus tard ? L’épopée s’est muée en sauve-qui-peut. La faillite du socialisme castriste rejaillit inévitablement sur l’ensemble du processus. Ses étapes successives, l’imparable descente aux enfers ne dispensent point d’une interrogation sur l’origine de la dictature.

    PRÊT-À-PENSER

    Sur le plan militaire, Guevara s’est fait lui-même, par ses propres écrits, le propagandiste des enseignements de la guérilla, tout en persistant à la dépouiller d’une…

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  • Le régime cubain a imposé une histoire officielle, un roman national, pour légitimer le pouvoir absolu de Fidel Castro. A en croire ce récit, les racines idéologiques du castrisme remontent à 1868, la première guerre d’indépendance. Le discours castriste a réinterprété le passé et fait table rase d’un demi-siècle d’histoire républicaine. Il a décrit la « révolution » comme un continuum de plusieurs décennies, régi par la volonté omnisciente et omnipotente du « Lider Maximo ». Cette pensée unique a longtemps écrasé les mémoires dissidentes, alternatives ou simplement différentes.

    Depuis la maladie et la mort de Fidel Castro, la machine de propagande cubaine tourne à vide. Le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis prive le régime de son ennemi héréditaire. Le nationalisme, ultime vestige du castrisme crépusculaire, ne galvanise plus les foules. Les « acquis » en matière d’éducation et de santé ont sombré depuis les années 1990. Malgré les pénuries et les difficultés persistantes de la vie quotidienne, des Cubains se remettent à penser par eux-mêmes, à chercher d’autres sources d’information et de réflexion, à échafauder des projets et à esquisser des discussions sur leur avenir. Faute d’accès aux médias, contrôlés par le parti unique, ces tendances s’expriment dans les réseaux sociaux, sur Internet et dans la culture.

    Trois films récents, projetés en mars aux rencontres de Toulouse, Cinélatino, montrent des réalisateurs de la nouvelle génération avides de renouer avec le regard critique de Mémoires du sous-développement, le chef-d’œuvre de Tomas Gutierrez Alea (1968). Dans les trois cas, il s’agit de revenir sur des sujets tabous ou méconnus, de combler les trous de mémoire provoqués par l’histoire officielle.

    El Acompañante de Pavel Giroud, sorti en catimini en France, en août 2016, évoque l’internement forcé des malades du sida à Cuba, dans des centres dirigés et surveillés par…

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  • Hugo Chavez et Raul Baduel. DR.

    Le général Raul Baduel, ancien ministre de la défense, ami et compère de l’ex-président vénézuélien, le lieutenant-colonel Hugo Chavez (1999-2013), aurait dû retrouver sa liberté vendredi 3 mars, après avoir purgé une peine de presque huit ans de prison. Au lieu de quoi, il s’est vu accuser d’atteinte « à l’intégrité et l’indépendance de la nation ». Dès jeudi, il a été déféré sans ménagement par le renseignement militaire devant un tribunal, pour complot et trahison.

    A l’origine, le général Baduel avait été condamné pour corruption lors de l’achat d’armement militaire. Une accusation infamante, qu’il balayait d’une main, d’autant plus facilement que sa famille nombreuse ne vit pas dans le luxe. Lors de la tentative de putsch de 2002, c’est lui qui avait sorti Chavez de prison et l’avait remis en selle. Pour sa loyauté, il avait reçu le grade de général en chef et le portefeuille de la défense.

    L’amitié entre les deux officiers s’était brisée lorsque le chef de l’Etat a voulu s’éterniser au pouvoir, en organisant des scrutins à répétition. Lors du référendum de 2007 sur une réforme de la Constitution, Baduel était dans le camp du non, qui l’emporta de justesse. Un « dossier » concocté en temps record a suffi à la justice militaire pour condamner l’ex-ministre à un long séjour à la prison militaire de Ramo Verde, à une heure de Caracas.

    En août 2015, le général, âgé aujourd’hui de 61 ans, a bénéficié de la liberté conditionnelle. La veille de sa libération complète, début mars, son avocat, Omar Mora Tosta, en avait eu la confirmation, mais avait alerté l’opinion sur « une nouvelle persécution ». En effet, Baduel est à nouveau en prison.

    Le 23 février, Caracas avait annoncé une énième conspiration pour renverser le président Nicolas Maduro, le successeur peu doué de Chavez. Neuf militaires étaient accusés : un général du cadre de réserve, un lieutenant-colonel et sept sergents (dont un de la…

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