Auteur/autrice : Info Cuba

  • A l’occasion de la conclusion du Pèlerinage national de Notre-Dame de la Charité de Cobre, les Evêques de Cuba ont publié un message pour l’Année jubilaire marial qui célèbre les 400 ans de la découverte de l’image de Notre-Dame de la Charité de Cobre, intitulé « A Jésus par Marie, la Charité nous unit » et ont par ailleurs confirmé la prochaine visite du Pape Benoît XVI dans l’île, visite qui, pour ce motif, est qualifiée de visite du « Pèlerin de la charité ».

    Dans leur message, les Evêques exhortent les cubains « à vivre avec joie l’Année jubilaire marial, du 7 janvier 2012 au 5 janvier 2013 » et invitent à prendre part aux différentes célébrations prévues. Le message rappelle l’expérience du pèlerinage marial effectué et la foi du peuple cubain qui s’exprime au travers de manifestations claires du sentiment religieux de tous, petits et grands. « Notre-Dame de la Charité est une expression de l’âme cubaine » écrivent les Evêques « ainsi que le démontre notamment la longue histoire de quatre siècles écrite dans l’âme de la nation ».

    CUBA – Annonce de la visite du Pape dans l’île : « Cuba vit un nouveau printemps de la foi » | Chrétienté Info | Eglise Catholique

  • Le régime craint davantage les blogueurs que les dissidents traditionnels et a décidé d’étendre sa présence en ligne pour les contrer. L’arrivée dans l’île du câble vénézuélien à fibre optique donne désormais au régime les moyens d’améliorer la vitesse de la connexion et d’en diminuer les coûts. Les excuses pour le maintien de la censure et la mise à l’écart de la population du Web ne tiennent plus. Assiste-t-on aux prémices d’un Printemps du Web, alors que les journalistes victimes du Printemps noir de mars 2003 ont tous été libérés ?

    La fibre optique à Cuba : un potentiel de développement inédit ?

    Près de 10 % de la population cubaine est connectée, si l’on en croit les autorités. Cela ne veut pas pour autant dire qu’elle a accès au World Wide Web. Deux réseaux parallèles coexistent sur l’île. Le réseau international et un intranet cubain très contrôlé qui se résume à une encyclopédie, des adresses email se terminant par .cu utilisées par les universités et les membres du gouvernement, un Wikipedia cubain et des sites d’informations du gouvernement, comme Granma, etc.

    Picture: Camilla Davidsson

    A l’extérieur des hôtels, seuls quelques privilégiés disposent d’une autorisation spéciale pour se connecter au réseau international.

    Ce dernier n’échappe pas à la censure qui vise principalement les publications des dissidents sur des sites étrangers. Une censure qui s’est, il est vrai, quelque peu relâchée depuis début février 2011.

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  • La répression envers le centre d’information Hablemos Press s’accentue

    Une campagne d’intimidation visant le centre d’information Hablemos Press semble faire écho à ses prises de position gênantes pour le gouvernement cubain. Quatorze de ses correspondants ont reçu des menaces et dix ont été interpellés au moins une fois au cours des trois derniers mois.

    Le sort des journalistes dissidents à Cuba ne cesse de s’aggraver. Une nouvelle vague de répression s’est abattue sur quiconque tente de donner son opinion dans un régime où l’absence de libertés est la règle. Hablemos Press illustre particulièrement bien cette situation. Le nombre élevé d’arrestations et de courtes détentions infligées à ces journalistes à pour but de les réduire au silence. Les mesures économiques et sociales rendues publiques lors du VIe Congrès du Parti communiste cubain en avril 2011, doivent être accompagnées d’avantage d’ouverture sur les questions des droits de l’homme et de la démocratie. Reporters sans frontières exige du gouvernement cubain la légalisation d’une presse indépendante, hors du contrôle de l’État, la fin de la répression pour délits d’opinion, l’accès pour tous les Cubains à un Internet non filtré et l’abrogation des lois répressives qui vont à l’encontre de la liberté de presse. Les autorités cubaines doivent également honorer leurs engagements internationaux en ratifiant les deux pactes de l’Onu relatifs aux droits civils et politiques, qu’elles ont signés en 2008.

    D’après le directeur du centre d’information Hablemos Press, Roberto Jesús Guerra Pérez, la situation a commencé à se détériorer lors du VIe Congrès du Parti communiste quand des agents de sécurité de l’Etat ont interdit aux journalistes de sortir de chez eux, pendant toute la tenue du congrès. « C’est une guerre psychologique. Avec des menaces de mort, des incitations à quitter le pays avec nos familles, des détentions incessantes et des interrogatoires, parfois de plus de quatre heures, on cherche à nous faire taire », a déclaré Guerra Pérez. Une disposition de la loi 88 de « Protection de l’indépendance nationale et l’économie cubaine », connue sous l’appellation de « loi bâillon », punit sévèrement par des peines de prison de deux à huit ans, ceux qui collaborent avec des médias étrangers s’ils causent préjudices graves à l’économie nationale. D’après une information confiée à Reporters sans frontières par Guerra Pérez, c’est sur ce fondement juridique que de nombreux journalistes indépendants ont été arrêtés et détenus, comme cela avait été le cas en 2003 lors du Printemps noir.

  • Pour la première fois depuis 50 ans, le gouvernement cubain pourrait autoriser les voyages de tourisme à l’étranger. C’est ce qui ressort d’un plan de réformes publié ce lundi par les autorités de la Havane.

  • Deux blogueurs, Luis Felipe Gonzàles Rojas et Yosvani Anzardo Hernández, ont été arrêtés et passés à tabac par la police le 10 septembre 2009 à Holguín (Est). Leurs ordinateurs et téléphones portables ont été confisqués. Luis Felipe Gonzàles Rojas a finalement été libéré après quatre heures de détention. Yosvani Anzardo est toujours détenu. Cuba compte désormais vingt-six journalistes emprisonnés. (suite…)

  • Le Centro de información Hablemos Press (CIHPRESS, collectif de journalistes de La Havane) est tenu dans l’ignorance du lieu de détention de sa photographe María Nélida López Báez, arrêtée le 16 juin 2009 par la Sécurité de l’État. Reporters sans frontières demande la libération immédiate de cette journaliste, déjà interpellée trois fois au mois de mai dernier. (suite…)

  • Un reportage filmé en camera cachée à Cuba qui montre comment un Cubain se voit refuser l’accès à Internet dans un hôtel de la chaine Melia. (suite…)