Auteur/autrice : Info Cuba

  • A Paris, M. Pérez Roque présidera lundi une réunion de réactivation du rôle du Mouvement des Non-Alignés au sein de l’UNESCO. Cuba assure depuis septembre dernier la présidence tournante de ce mouvement tiers-mondiste.

    Le ministre des Affaires étrangères cherchera ainsi à « renforcer la participation et la concertation entre pays membres afin de favoriser une véritable coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de l’information », selon Granma.

    M. Perez Roque se rendra ensuite à Genève pour une intervention devant le Conseil des droits de l’homme, « organisme qui est dans la phase finale de sa mise en place institutionnelle qui doit se terminer en juin », selon Granma.
    Il fera aussi des visites au Vatican, en Italie et au Portugal.

    Ancien secrétaire personnel de Fidel Castro, Felipe Pérez Roque était totalement inconnu du grand public avant sa nomination surprise au poste de ministre des relations extérieures en 1999. Il n’avait alors que 34 ans, et remplace au pied levé Roberto Robaina, qui vient d’être congédié pour avoir pris des initiatives jugées trop audacieuses.

    Ces débuts sont laborieux et il semble peu préparé à ses nouvelles responsabilités. En juin 2001, alors que Fidel Castro s’effondre en plein milieu d’un discours, il est le premier à se précipiter sur le micro pour reprendre en main la situation et faire reprendre par la foule un « Vive Fidel, vive Raul » prémonitoire.

  • Les journaux, radios et télévisions se sont joints à l’hommage en consacrant d’innombrables émissions à l’écrivain. La radio privée « Radio Cadena Nacional » a lu des passages de « Cent ans de solitude » dans une vingtaine de langues.

    Le président colombien, Alvaro Uribe a adressé un message au romancier pour le remercier pour tout ce qu’il a apporté à son pays. « Merci maître, écrit-il, pour votre amour pour la Colombie, pour votre engagement de vrai démocrate, pour votre lutte inlassable en faveur des droits de l’homme et pour votre travail en tant que journaliste et chroniqueur de notre réalité ».

    Garcia Marquez, qui vit au Mexique, s’est excusé de ne pas pouvoir assister aux cérémonies en son honneur en Colombie. L’hommage au plus célèbre des écrivains vivants de langue espagnole atteindra son paroxysme le 26 mars à Cartagena (nord-ouest) avec la publication par les Académies de la langue d’un million d’exemplaires de « Cent ans de solitude ».

    Gabriel Garcia Marquez est aussi connu pour son indéfectible soutien au dictateur communiste cubain Fidel Castro. Ironiquement, certains passage d’une de ses oeuvres majeures, « L’automne du patriarche », semblent avoir été écris pour décrire la situation actuelle de Castro.

    Nous nous trouvions inertes devant cette évidence, face à un corps pestilentiel que nous étions incapables de remplacer dans le monde car il s’était refusé dans ses instances séniles à prendre aucune décision sur le destin de la patrie après lui, il avait résisté avec l’entêtement invincible de la vieillesse à toutes les suggestions qui lui furent proposées…

    Gabriel Garcia Marquez, ami personnel de Fidel Castro, n’a évidemment pas écrit ce texte en pensant à Castro, mais plutôt aux vieux caudillos latinos américains du style Trujillo. Mais de fait, le texte semble ironiquement avoir été écrit précisément pour décrire la fin de règne de Fidel. Dans son édition de janvier/février 2007, le magazine américain Foreign Policy donne la parole à Carlos Alberto Montaner, journaliste cubain exilé en Espagne. Lui aussi pense que Castro appartient à la même catégorie que l’ex président dictateur Dominicain.

    « Le pouvoir de Fidel Castro n’est pas transférable. Il a beau être communiste, il appartient au même stock anthropologique que Francisco Franco ou Rafael Trujillo : le militaire autocratique. Ce type d’autorité basée sur un mélange de respect et de peur ne peut pas être transférée. » prédit Carlos Alberto Montaner.

    Gabriel García Márquez, auteur colombien, journaliste et activiste politique est né le 6 mars 1928 à Aracataca, petit village du nord de la Colombie. Il vit actuellement à Mexico où il se bat contre le cancer.

    García Márquez a débuté sa carrière comme journaliste pour le quotidien colombien El Espectador. Par la suite, il a été correspondant à Paris, Rome, Barcelone, Caracas et à New York.

    C’est en 1982 que Gabriel García Márquez reçoit le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Son chef d’œuvre est Cent ans de solitude, le récit d’une famille sur plusieurs générations vivant dans une ville imaginaire. Ses autres œuvres célèbres incluent Chronique d’une mort annoncée et L’amour aux temps du choléra.

    En 2002, García Márquez a publié « Vivre pour la raconter », le premier volume de ses mémoires (qui devraient en compter trois), livre qui a connu un succès immense dans les pays hispanophones.

  • Le président George W. Bush a déclaré que le communisme ne survivrait pas à la mort de Fidel Castro, en préalable à un voyage en Amérique latine. Il s’est envolé jeudi pour cette région pour dire aux dirigeants des pays latino américains que leur intérêt est dans la démocratie, le libre échange et la coopération avec les Etats-Unis, et pour les détourner des « fausses promesses » du populisme.

    « Il y a beaucoup de fausses promesses aujourd’hui » en Amérique latine, a dit le conseiller de M. Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, faisant clairement référence au président vénézuélien Hugo Chavez, considéré acomme hostile par les Etats-Unis, mais pas seulement à lui.

    Après Cuba, le Venezuela et la Bolivie, les Etats-Unis ont vu avec inquiétude se renforcer en 2006, avec les présidentielles en Equateur et au Nicaragua (retour de Daniel Ortega au pouvoir), le camp de ceux qui, dans le sillage de M. Chavez, contestent ce qu’ils considèrent comme l’impérialisme américain.

    Face aux « fausses promesses », M. Bush a annoncé des mesures concrètes, comme l’envoi en juin d’un navire militaire médical pour soigner des dizaines de milliers de pauvres sud-américains, ainsi que des initiatives en direction des jeunes et des défavorisés pour les aider à apprendre l’anglais et accéder à un logement décent.

    M. Bush consacrera aussi une partie de son programme à l’énergie. Il devrait signer au Brésil, l’autre grand producteur d’éthanol avec les Etats-Unis, un accord pour favoriser la production et la consommation de ce carburant.

  • Le rapport sur les droits de l’homme du département d’état énumère les violations des droits de l’homme dans 193 pays et dénonce les restrictions d’accès à l’internet.

    Ce document de 800 pages, qui étudie la situation des droits de l’homme dans 193 pays, énumère une « liste noire » des huit pays dans lesquels le pouvoir est resté en 2006 « concentré entre les mains de dirigeants n’ayant aucun compte à rendre »: la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran, le Zimbabwe, Cuba, la Chine, le Bélarus et l’Érythrée.

    La situation des droits de l’homme s’est détériorée à Cuba, où « le gouvernement temporairement dirigé par Raul Castro en raison de la maladie de Fidel Castro a continué de violer quasiment tous les droits de ses citoyens », et en Chine, selon le rapport qui cite des exemples de « harcèlement, détentions et emprisonnement » d’activistes et d’avocats cherchant à les défendre.

    Avec 137 millions d’utilisateurs de l’internet, la Chine est épinglée comme le pays où la répression en ligne est la plus large et la plus sophistiquée, mais d’autres pays aussi divers que l’Arabie Saoudite, la Birmanie, Cuba, l’Iran, le Turkménistan et la Syrie sont aussi critiqués pour imposer des restrictions à l’usage de l’internet.

    Pays de la Corne de l’Afrique ayant soutenu la tentative de prise de pouvoir par les islamistes en Somalie, l’Érythrée est le seul pays qui ne figurait pas l’an dernier dans cette liste des « pires violateurs des droits de l’homme dans le monde ».

    Alors que les États-Unis et la Corée du Nord ont entamé lundi à New York des pourparlers historiques sur la normalisation de leurs relations, le rapport indique que le régime de Pyongyang en resté en 2006 « l’un des plus isolés et répressifs du monde », notant qu’il « contrôle quasiment tous les aspects de la vie de ses citoyens ».

    Peu ou aucun progrès ont été réalisés au Kirghizstan, au Pakistan, en Égypte, au Kazakhstan, en Russie et au Venezuela, tandis qu’aux îles Fidji et en Thaïlande, des gouvernements démocratiquement élus ont été renversés par des coups d’État.

    Pour la première fois également, Washington reconnaît en préambule que le bilan des États-Unis en matière des droits de l’homme « est remis en question » à l’étranger, en allusion au traitement largement critiqué des prisonniers du centre de détention militaire de Guantanamo, à Cuba. Mais « même si notre système démocratique n’est pas infaillible, il rend des comptes », souligne le document.

    En revanche, la situation des droits de l’homme s’est améliorée dans six pays au cours de l’année passée : le Liberia, l’Indonésie, le Maroc, la République démocratique du Congo, Haïti et l’Ukraine.

  • Certaines techniques d’humiliation ou de manipulation qui ont été utilisées par les forces américaines dans les prisons d’Abou Ghraib (Irak) ou de Guantanamo (Cuba) sont aussi traumatisantes que la torture physique, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.
    Pour conduire cette recherche, des médecins britanniques ont interrogé 279 victimes de tortures pendant la guerre en l’ex-Yougoslavie.

    Entre 2000 et 2002, ces survivants, à 86% des hommes et âgés en moyenne d’une quarantaine d’années, ont été interrogés sur 54 causes de choc émotionnel liées à la guerre et sur 46 formes de torture auxquelles ils ont pu être soumis.

    Plus des trois quarts d’entre eux avaient subi à un moment de leur vie un traumatisme résultant d’une torture physique ou psychologique et 55% le subissaient encore au moment de l’étude, selon le Dr Metin Basoglu, du King’s College à Londres, principal auteur de ce rapport paru dans le numéro de mars des Archives de psychiatrie générale.

    Les troubles psychologiques et les dépressions sont aussi fréquents et durables chez ceux ayant subi des tortures physiques que chez les victimes de tortures psychologiques, expliquent encore ces psychiatres.

    Président de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, interdite), Elizardo Sanchez Santa Cruz, lui-même ancien prisonnier politique, a déjà à plusieurs reprises souligné « l’hypertrophie du système carcéral » cubain, passé de 14 prisons en 1958 à plus de 200 aujourd’hui.

    « La torture physique n’est pas la règle à Cuba », selon lui, mais « la torture psychologique est régulièrement pratiquée », sous forme d’isolement du prisonnier dans des cellules minuscules, surchauffées, mal aérées, sans eau courante, et accompagnée parfois de privation de sommeil pour l’obtention d’aveux.

    De très nombreux témoignages ont permis d’établir que la torture a été pratiquée massivement à Cuba, et continue de l’être. Selon l’organisation CubaArchive.org, le castrisme aurait fait 9.240 victimes à Cuba.

  • Correspondant des sites Payolibre et Nueva Prensa Cubana et de la station Radio Marti, Roberto de Jesús Guerra Pérez a été condamné, le 27 février 2007, à vingt-deux mois de prison par un tribunal municipal de La Havane pour « trouble à l’ordre public ». Reporters sans frontières espère que le temps déjà passé en prison par le journaliste, détenu depuis le 13 juillet 2005, sera comptabilisé dans la peine qui lui est infligée.

    « Une peine aussi élevée pour « trouble à l’ordre public » est en soi surprenante. Surtout, Roberto de Jesús Guerra Pérez aura été détenu dix-neuf mois sans charges avant d’être jugé. Nous espérons évidemment que la peine qui lui est infligée inclut cette longue période passée derrière les barreaux, afin qu’il soit rapidement libéré. Nous rappelons également que Roberto de Jesús Guerra Pérez a subi des harcèlements répétés avant son incarcération en raison de ses activités professionnelles et que la manifestation pacifique à laquelle il participait, le 13 juillet 2005, a servi de prétexte pour l’emprisonner », a déclaré Reporters sans frontières.

    Cinq dissidents, dont Roberto de Jesús Guerra Pérez, âgé de 28 ans, ont comparu, le 27 février 2007, devant un tribunal municipal de La Havane, qui leur a infligé des peines allant de vingt-deux mois à deux ans de prison pour « trouble à l’ordre public », selon la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN). Le 13 juillet 2005, les cinq hommes avaient participé à une manifestation pacifique commémorant le naufrage, onze ans plus tôt, d’une embarcation de balseros (nom donné aux Cubains s’exilant par mer vers la Floride). Ils avaient été aussitôt arrêtés par la Sécurité de l’État. Compte tenu du temps de détention déjà effectué, Roberto de Jesús Guerra Pérez devrait être libéré le 13 avril 2007.

    D’abord détenu trois mois dans une cellule de la Police nationale révolutionnaire (PNR), Roberto de Jesús Guerra Pérez a ensuite été transféré au Département technique d’investigations (DTI) de La Havane. En octobre et novembre 2005, il a été hospitalisé à plusieurs reprises pour des grèves de la faim, avant d’être renvoyé en prison. Depuis son incarcération, le journaliste a développé une infection rénale et souffre de fréquentes crises d’asthme.

    Parmi les vingt-cinq journalistes cubains emprisonnés, deux sont désormais détenus sans jugement. Incarcéré depuis le 23 mai 2006, Armando Betancourt, 44 ans, collaborateur de Nueva Prensa Cubana et directeur du journal clandestin El Camagueyano, devait comparaître le 8 février 2007 devant le tribunal municipal de Camagüey (Centre). Le procès a été reporté, les magistrats estimant « contradictoires » les dépositions de témoins et d’agents de la Sécurité de l’État.

  • Cuba a lancé son premier moteur de recherche pour naviguer sur l’intranet domestique, l’alternative officielle à l’internet auquel les Cubains n’ont pas accès. Le moteur de recherche « 2×3 » (www.infosoc.cu/busacdor) permet de consulter 150.000 pages officielles, depuis la presse étatique jusqu’à des images et des discours de Fidel Castro.

    Selon l’Union Internationale de Télécommunications, à laquelle le Cuba appartient, Cuba compte 190.000 utilisateurs d’internet -1.7 pour 100 habitants – en 2005, le taux plus faible que l’Amérique latine et des Caraïbes. Les autorités cubaines disent accusent les sanctions américaines, qui l’empêchent, par exemple, d’être reliés aux câbles de fibre optique des Caraïbes, à seulement 20 kilomètres de leurs côtes. Comme alternative, Cuba canalise ses télécommunications par une liaison satelittaire qui augmente jusqu’à 25 pour cent les coûts de connexion.

  • Le producteur Jean Michel Jomolca vient d’arriver à Miami avec un documentaire qu’il a tourné clandestinement pendant presque deux années, en utilisant une caméra cachée. Le film de 54 minutes est intitulé « Maquillage matinal » (2006) et a été codirigé par l’acteur Gerardo Frómeta, resté à Cuba.  »Durant les dernières années, il s’est produit un phénomène de déplacement vers le marché domestique de la prostitution qui s’adressait aux étrangers », a rapporté Jomolca pendant une entrevue avec le Nuevo Herald (Miami). « La police non seulement fait les gros yeux aux prostituées, mais aussi à ceux qui vivent de la prostitution ». Les images parcourent les rues Monte et de Cienfuegos, voisines du Parc de la Fraternité à La Havane (non loin du Capitole), la zone de Santa Catalina par l’avenue Boyeros, et el Calavario, dans les environs de la ville… Ils sont les fleurissants espaces de tolérance que le régime de Fidel Castro a décrété éliminés en 1963.

    « C’est un négoce qui se déplace entre la drogue, le jeu et le proxénétisme, a raconté le documentaliste, qui a réussi à sortir dissimulés dans ses poches, des sous- vêtement et des bagages plusieurs copies du film avec 10 autres heures de rushes sans montage. Jomolca, qui est agè de 29 ans, a expliqué que les membres du département policier pour combattre la prostitution — connu comme LACRA — s’approprient fréquemment l’argent des prostituées, ont des rapports sexuels avec elles et y compris les alertent des coups de filet dans les zones pour Cubains.

    Contrairement au jineterisme avec des étrangers, où les tarifs peuvent atteindre 200 dollars par nuit, les prix pour le marché interne sont restés très bas, autour des cinq dollars pour l’acte sexuel (125 pesos cubains) et un dollar (25 pesos) pour la location des locaux, qui peuvent être y compris des espaces de bureaux ou des toilettes auxquelles un vigile permet l’accès en accord avec un proxénète.

     »Cuba est une société prostituée dans tous les niveaux, a déclaré Jomulca,  » la corruption et la déformation de valeurs ont été étendu à tous les coins du pays ». Le cinéaste a émigré de Cuba le mois dernier avec sa femme, l’actrice María Karla Rivero, fille du poète exilé Raúl Rivero. Justement le film emprunte son titre du poème  »Paysage avec jineteras », de Raúl Rivero, et est conçu comme un hommage à l’oeuvre de Nicolás Guillén Landrián (1938-2003) et à PM (1961), l’emblématique documentaire de Sabá Cabrera Infante et Orlando Jiménez Leal, censuré par les autorités cubaines en 1961.

    L’idée du documentaire est apparue en 2003, quand Jomolca étudiait à la Faculté des Moyens de Communication Audio-visuelle de l’Institut Supérieur d’Art (ISA), à La Havane. Le projet est passé une phase initiale d’approbation, mais la direction de la faculté l’a censuré et n’a pas autorisé que ses matériels soient employées dans les tournages. Jomolca s’est introduit dans les réseaux de prostitution à La Havane, en se centrant les zones de tolérance que fréquentent les Cubains.

    Par bien des cotés le jineterisme est une sorte paradigme de la société Cubaine des années 90 qui a décidé de vivre du tourisme et de l’argent des étrangers, autrefois vilipendé par le pouvoir. Le jineterisme, qui peut aller jusqu’au mariage avec un étranger pour pouvoir quitter le territoire, contient en lui même une forme de contestation de l’ordre socialiste : ceux qui le pratiquent vivent souvent en marge de la société et leur « travail » met au grand jour le phénomène de la « pyramide inversée ».

    A quoi bon travailler dans une entreprise étatique pour être payé en monnaie de singe et pour accumuler les bons points et les médailles en chocolats qui récompensent les « bons ouvriers » et autres éphémères distinction du panthéon des bon élèves du socialisme ? Pourquoi passer toute une vie à jouer la comédie du bon communiste pour décrocher un hypothétique logement ou un bon d’achat en devises alors que la caverne d’Ali baba touristique ouvre grand ses portes aux laissés pour compte du socialisme ?