Auteur/autrice : Info Cuba

  • Contrairement à bon nombre d’autres ouvrages, parfois beaucoup plus volumineux, la question des droits de l’homme et de la dissidence est abordée sans détours et avec justesse, de même que la nature dictatoriale et totalitaire du régime cubain.

    Seul le chapitre dénommé « l’embargo, arme fatale » est assez peu explicite, comme son titre d’ailleurs. Pour qui l’embargo est il une arme fatale : certainement pas pour les Etats Unis, puisqu’en près d’un demi siècle, il a au contraire démontré sa complète absence d’efficacité.
    Peut-être pour Fidel Castro alors, car l’embargo (dénommé abusivement blocus par le gouvernement cubain) sert effectivement d’arme propagandiste pour expliquer les échecs économiques à répétition du socialisme cubain.

    Ce titre mériterait en tous cas une explication, de même que le sous titre de l’ouvrage « la révolution trahie »…. Par qui et pourquoi ? Par Castro car il avait promis un retour aux élections et à la démocratie ? Par Castro car sa révolution a connu une dérive totalitaire et bureaucratique (comme toutes les révolutions d’ailleurs), alors dans ce cas la référence au titre utilisé par Trotski dans sa critique de la révolution bolchevique est pertinente. Toujours est-il que ce titre en forme d’admonestation n’est pas expliqué par l’auteur.

    Ceci ne retire rien a cet ouvrage basique, et à ses 25 mini chapitres de deux pages, qui satisferont les étudiants et les voyageur curieux, lassés de la prose approximative et répétitive des guides de voyage.

    présentation de l’éditeur

    Comprendre les questions les plus diverses présentées par les meilleurs spécialistes. Des textes clairs, fiables et précis qui vont à l’essentiel. Une iconographie Une présentation agréable pour faciliter la lecture. appropriée permettant de compléter l’information. Une présentation agréable pour faciliter la lecture. Les Essentiels Milan, une collection accessible à tous. Peu de pays suscitent à la fois autant d’attraction et d’hostilité, de fantasmes et d’espoirs. Cuba, l’île du cigare, du rhum et de la salsa, est aussi un régime – instauré par Fidel Castro – qui déchaîne les passions depuis la révolution de 1959. Jouissant d’un niveau d’instruction et d’un système de santé inégalés en Amérique latine, Cuba est aussi un État autoritaire, sans liberté d’expression et pratiquant la censure. Soumise à un embargo de la part des États-Unis depuis 40 ans, et après 10 ans de crise profonde consécutive à la fin du bloc soviétique, l’économie cubaine se rétablit peu à peu grâce au tourisme et à de nouveaux partenariats. Ce livre revient sur l’histoire chaotique du pays et présente les scénarios et les enjeux de la transition politique à venir.

    biographies de l’auteur

    Loïc Abrassart, diplômé d’histoire de l’Amérique latine et de sciences politiques, est journaliste.

  • Des embaumeurs européens seraient arrivés à La Havane la semaine dernière. Le président brésilien a parlé de Fidel Castro au passé….. Voilà pour les rumeurs qui circulent depuis quelques jours sur la santé de Fidel Castro.
    Sans doute pour les démentir, le président cubain, en convalescence depuis une intervention chirurgicale en juillet dernier, est apparu samedi à la télévision nationale pour la première fois depuis plus d’un mois, qualifiant ces spéculations de « ridicules ».

    L’air fatigué et aminci, le Lider maximo est apparu en train de marcher et a démenti avec véhémence les rumeurs récentes annonçant son décès. Aucune image de Fidel Castro, qui a temporairement délégué son autorité à son frère cadet Raul en juillet, n’avait été diffusée depuis mi-septembre, lorsque des photos le montraient en compagnie de dirigeants d’autres pays, lors d’un sommet à La Havane.

    « Ils m’ont déclaré moribond prématurément », a-t-il lancé en montrant l’édition de samedi du quotidien du parti communiste « Granma », pour prouver que la vidéo avait bien été enregistrée le jour même. « Mais j’ai le plaisir d’envoyer à mes compatriotes et à mes amis ce petit film ». Il a expliqué que sa convalescence pourrait être prolongée, mais qu’il « se remettait comme prévu ».

    Il a jugé « ridicules » les rumeurs le donnant pour mort, estimant qu’elles étaient l’oeuvre de ses « ennemis ». « Et maintenant, on va voir ce qu’ils disent », s’est-il amusé, vêtu d’un survêtement rouge, blanc et bleu, avant de faire quelques exercices laborieux.
    « Je participe aux décisions les plus importantes avec mes camarades de la direction du Parti et du gouvernement », a-t-il affirmé. « Je fais tout mon possible pour soutenir les camarades et être utile ».

    Ces rumeurs me « stimulent pour travailler et lutter ».
    Le gouvernement cubain traite l’état de santé de Fidel Castro comme un secret d’Etat, et les rumeurs sur son éventuel décès ont enflé au cours des dernières semaines. Le dirigeant cubain n’a pas fait d’apparition publique depuis le 26 juillet, quelques jours avant son intervention chirurgicale aux intestins.

  • « Avec moins de deux internautes pour 100 habitants, Cuba figure parmi les pays les plus en retard en matière d’Internet. Il est de loin le plus mal loti d’Amérique latine – le Costa Rica fait 13 fois mieux – et se situe au niveau de l’Ouganda ou du Sri Lanka. Sur une île qui se targue d’avoir l’un des niveaux d’éducation les plus élevés de la planète, ce constat a de quoi surprendre.

    Les autorités défendent ce bilan catastrophique en blâmant l’embargo américain, qui les empêcherait de s’équiper du matériel nécessaire au développement du Réseau. Elles expliquent notamment que, ne pouvant pas se raccorder à l’Internet mondial par le biais de câbles optiques sous-marins, elles en sont réduites à utiliser des connexions satellitaires coûteuses et moins efficaces. Cet argument peut en effet expliquer la lenteur de l’Internet cubain et les files d’attente interminables devant les cybercafés.

    Mais il ne justifie en rien le système de contrôle et de surveillance du Réseau mis en place par les autorités. Dans un pays où les médias sont à la botte du pouvoir, empêcher la circulation d’informations indépendantes sur Internet est naturellement devenu une priorité.

    L’enquête menée par Reporters sans frontières révèle que le gouvernement cubain utilise plusieurs leviers pour s’assurer que ce média n’est pas utilisé de manière « contre-révolutionnaire ». Tout d’abord, il a peu ou prou interdit les connexions privées au Réseau.

    Pour surfer ou consulter leurs e-mails, les Cubains doivent donc obligatoirement passer par des points d’accès publics (cybercafés, universités, « clubs informatiques pour la jeunesse », etc), où il est plus facile de surveiller leur activité. Ensuite, la police cubaine a installé, sur tous les ordinateurs des cybercafés et des grands hôtels, des logiciels qui déclenchent un message d’alerte lorsque des mots-clés « subversifs » sont repérés.

    Le régime s’assure par ailleurs que les opposants politiques et les journalistes indépendants n’accèdent pas à Internet. Pour ces derniers, communiquer avec l’étranger est un véritable chemin de croix. Enfin, le gouvernement mise sur l’autocensure. A Cuba, on peut être condamné à vingt ans de prison pour quelques articles « contre-révolutionnaires » publiés sur des sites étrangers et à cinq ans simplement pour s’être connecté au Net de manière illégale. Peu d’internautes osent défier la censure de l’Etat et prendre un tel risque. »

    Télécharger le rapport : http://www.rsf.org/article.php3?
    id_article=19334

  • Un acte de « repudio » auquel ont pris part des dizaines de sympathisantes communistes du gouvernement cubain a terni la dernière journée de mobilisations pacifiques des Dames en blanc, conjointes et parents de dissidents emprisonnés à Cuba. La Dames en blanc ont poursuivi hier leur quatrième et dernière journée d’activités pour commémorer le quatrième anniversaire des détentions de 75 dissidents, depuis le printemps 2003.

    Habillées de blanc et portant des fleurs, environ 30 femmes épouses ou proches d’opposants emprisonnés ont défilé en silence dans le quartier central du Vedado jusqu’au siège de la Direction Nationale de Prisons, dépendante du Ministère de l’Intérieur (MININT), où elles ont crié « liberté, liberté » et ont demandé une fois de plus l’élargissement des opposants emprisonnés.

    Au milieu d’un important dispositif de sécurité, les Dames en blanc étaient en train de conclure leur manifestation quand des dizaines de sympathisantes du gouvernement cubain les ont entourées à la hauteur de l’Université de La Havane et ont commencé à crier des slogans révolutionnaires. Les manifestants pro-gouvernementaux ont suivi les Dames en blanc jusqu’au logement de Laura Pollán, conjointe du journaliste Héctor Maseda Gutiérrez, condamné à 20 années de prison.

    Les pro castristes ont crié des slogans tels que « Vive Fidel, Vive Raúl », « Vive la révolution », « A bas l’impérialisme », « Gusanas » (vers de terre), « Vive le communisme » et « qu’elles partent ». Pour Gisela Delgado, conjointe d’ Héctor Palacios, condamné à 25 années de prison et libéré en décembre dernier avec une licence extrapenale pour motifs de santé, ce type d’actes « sont préparés par le gouvernement parce que le peuple à aucun moment n’est sorti dans la rue pour nous agresser. C’est une organisation du gouvernement qui est responsable ».

    « Ils nous attendaient. C’est un acte brutal et j’ai reconnu des personnes de la Sécurité de l’État qui ont déjà fait des actes de repuido face à ma maison », a t-elle affirmé.

    Le mouvement des « Dames en blanc » regroupe des épouses de dissidents cubains emprisonnés qui se réunissent chaque dimanche à La Havane et dans d’autres villes du pays et a reçu le prix Sakharov 2005.

    Les actes de « repudio », sont une spécialité de la police politique cubaine qui consiste à mettre en scène un simulacre de lynchage par la population. La « population mécontente » du quartier attaque sa maison ou escorte les opposants : injures, jets de pierre etc…

  • Contre toute attente, M. Noboa, 56 ans, l’homme le plus riche d’Equateur, est arrivé en tête avec 26,7% des suffrages contre 22,5% pour M. Correa, 43 ans.

    Aucun des deux candidats n’ayant rempli les conditions pour l’emporter dès le premier round (majorité absolue ou 40% des suffrages et 10 points d’avance sur le deuxième), les deux hommes se retrouveront le 26 novembre pour le second tour.
    M. Correa a contesté lundi ces résultats, affirmant avoir remporté le premier tour. Il a estimé que le système informatique brésilien E-Vote, utilisé pour le dépouillement, avait « échoué » dans ses calculs et pouvait l’avoir privé d’un suffrage sur trois.

    Pendant les jours précédant le scrutin, il avait déjà dénoncé une fraude électorale organisée, selon lui, avec la complicité tacite de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de ses 150 observateurs dans le pays.

    Il y a moins d’une semaine, les sondages le donnaient encore largement vainqueur dès le premier tour, avec une avance de dix points sur M. Noboa.

    Le président sortant Alfredo Palacio et le chef de la mission de l’OEA, l’Argentin Rafael Bielsa, ont rejeté tout soupçon de fraude.

    Pour El Comercio, l’avantage de M. Noboa s’explique aussi par un discours plus pragmatique que celui de son rival.

    Le candidat de la droite a pour sa part estimé que l’amitié de son adversaire « avec Cuba et le président du Venezuela Hugo Chavez » était à l’origine de sa déroute.

    Une dure confrontation gauche-droite est attendue pour la campagne du second tour dans ce pays très instable, dirigé par sept présidents en dix ans, dont trois destitués avant la fin de leur mandat. Le dernier en date, Lucio Gutierrez, avait vu son mandat abrogé par le parlement en avril 2005 et il avait été remplacé par M. Palacio, son vice-président.

    M. Correa avait décidé de ne pas présenter de candidats aux législatives car il compte, s’il est élu président, convoquer une assemblée constituante pour réformer la Constitution et réduire le pouvoir du Congrès qu’il considère comme la cause de l’instabilité chronique du pays.

    Sur le plan international, un gouvernement de Correa, consoliderait les relations avec Cuba, le Venezuela et la Bolivie, et renforcerait le bloc latino-américain de gouvernements de gauche. Pour Alan García au Pérou, cela peut impliquer à moyen terme plusieurs problèmes.

    Si la politique de Correa consiste en la renégociation avec les entreprises pétrolières et l’application d’une politique anti libérale, cela donnerait plus de force aux mouvements d’opposition au Pérou et pourrait remettre en question les politiques économiques qui sont en train d’être suivies.

    Avec la Colombie, la situation est déjà tendue à cause du refus de l’Equateur de participer au Plan Colombie, et des incursions des militaires colombiens sur le sol équatorien pour combattre la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), en plus des dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui en Equateur à cause du conflit interne du voisin du Nord.

  • Mais c’est bien connu, quand on a été flic on le reste toute sa vie. Mario Conde a beau avoir officiellement quitté la police, il se retrouve bientôt mêlé à une affaire de meurtre.

    Au détour d’une de ses recherches il tombe sur une sorte de caverne d’Ali Baba du bibliophile : une ancienne demeure du Vedado conservée par un couple de vieillards qui ont conservée intacte une bibliothèques qui regorge d’édition originales et d’incunables de grande valeur. Leur situation est celle de beaucoup de Cubains âgés qui n’ont que leur retraite pour vivre ( environ 120 pesos par mois, soit 5 euros) et elle se résume en une phrase lâchée à contre coeur par la maîtresse des lieux « Ou nous vendons les livres, ou nous mourrons de faim à petit feu ».

    Car au delà du genre policier, chaque roman de Leonardo Padura est aussi l’occasion de se plonger dans les difficultés quotidiennes qu’imposent la survie dans la société cubaine des années 1990 et 2000, celles de la période spéciale. Leonardo Padura habite à Cuba et entend bien y rester et par conséquent son propos est exempt de toutes critiques sociales ou politiques, mais le regard désabusé que porte Mario Conde sur Cuba en dit long sur la décomposition de la société cubaine. On retrouve d’ailleurs les habituels complices de ses précédentes aventures : l’inusable Flaco Carlos, devenu obèse sur son fauteuil roulant après avoir perdu l’usage de ses jambes en Angola, le lieutenant Manolo qui a pris la relève de Conde dans la police et Tamara son éternelle amour de jeunesse rencontrée dans la classe de terminale (pre universitario).

    Toujours est-il qu’en feuilletant un de ses livres anciens, Mario Conde tombe sur une coupure de presse datant de 1960 et relatant la retraite anticipée d’une chanteuse de boléro connue sous le nom de Violeta del Rio. Persuadé que ce personnage mystérieux est relié à l’histoire de sa famille, Mario Conde se lance sur les traces de l’énigmatique artiste de la nuit havanaise. L’occasion de se replonger dans un passé par si lointain « A cette époque là, à La Havane il y avait plus de soixante clubs et cabarets avec deux et même trois spectacles par nuits…. Pour la vie nocturne il n’y avait pas mieux qu’ici. C’est vrai qu’il y avait les putes, la drogue, la mafia, mais les gens s’amusaient et le nuit commençait à six heures du soir et ne finissait pas. » témoigne un des interlocuteurs de Mario Conde.

    Rien à voir donc avec la sinistre ruine qu’est devenue la capitale cubaine : on y trouve aujourd’hui qu’une poignée d’établissements dont la fréquentation est réservée aux touristes et aux proxénètes et prostituées en quête de devises. Le Conde a beau avoir des principes, il ne peut constater l’effondrement des valeurs qui lui ont été enseignées pendant toute sa jeunesse.

    « La sensation de dégradation qui flottait dans l’air inquiéta l’ex policier qui ressentit sur sa peau un tremblement trop semblable à la peur…/…. Trop de gens sans rien à perdre ou à faire. Trop de gens sans rêves ni espoirs. Trop de feu sous la cocotte qui , tôt ou tard exploserait sous l’effet des pressions accumulées. »

    D’ailleurs la curiosité maladive du Conde le pousse à commettre des imprudences et à s’aventurer dans les quartiers sauvages de La Havane où il se fait copieusement tabasser. Pour retrouver un de ses ex indics, le Conde se retrouve même un bordel clandestin ou en train de fumer un joint sur le toit d’une maison : tout fout le camp. Comme Hammett ou Chandler, Leonardo Padura se fait à travers le genre policier un fidèle témoin de la société qui l’entoure, et surtout de ses aspects les moins connus et parfois les plus sordides.

    présentation de l’éditeur

    Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens, puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Le Conde a toujours suivi ses intuitions et, ce jour d’été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu’il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l’envoûtera par-delà les années et l’amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres. Leonardo Padura nous parle ici de ce qu’est devenue Cuba, des désillusions des gens de sa génération, « des Martiens » pour les plus jeunes mieux adaptés à l’envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille. Au-delà du roman noir et de l’enquête de Morio Conde, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l’amour des livres, de la culture, et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par l’atmosphère de ces brumes cubaines.

    biographies de Léonardo Padura

    Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Il est l’auteur d’Adios Hemingway, du Palmier et l’Etoile, de Electre à La Havane, L’Automne à Cuba, Passé parfait, Mort d’un Chinois à La Havane et de Vents de carême. Il a reçu les prix Hammett et Café Gijdn.

  • La nouvelle a été rendue publique à Miami par Alexander Acosta, procureur fédéral du district. Il a affirmé en conférence de presse que cette initiative avait pour objectif d’« isoler » économiquement le gouvernement cubain.

    Nous avons établi un «groupe de travail spécifique», avec d’autres agences gouvernementales, dans le but de faire respecter le programme de sanctions contre Cuba» et de «poursuivre» ceux qui les violent, a dit Acosta aux journalistes.

    Le groupe en question, dénommé «Groupe de travail pour l’exécution des sanctions contre Cuba» est formé par le FBI, le Service d’immigration et de douanes (ICE), le département du Commerce, la Garde côtière, le Bureau pour le contrôle des biens étrangers (OFAC) et le Bureau des douanes et de la protection des frontières (CBP).

    L’embargo, quel embargo ?

    Depuis le début de la Révolution, l’embargo américain a toujours été le principal argument du régime de Castro, et de ses partisans, pour justifier son économie de pénurie et sa quasi faillite financière.
    Cette position est-elle encore crédible alors que Cuba commerce librement avec plus de 120 pays dans le monde, et a reçu en 2004 quelque 2 millions de touristes (dont 170 000 cubano-américains et près de 60 000 citoyens américains) ?

    On sait aussi que la population cubaine survit principalement grâce aux « remesas », ces transferts d’argent en provenance de la communauté exilée, qui représentent près d’un milliard de dollars par an.

    Depuis 2001, date du premier assouplissement de l’embargo permettant à Cuba d’importer des produits alimentaires et des médicaments en provenance des Etats Unis, Cuba est devenu un très bon client des entreprises américaines : en 2004, les Etats-Unis sont le premier fournisseur de Cuba pour les importations agroalimentaires pour un montant de 400 millions de dollars. En réalité cette mesure anachronique, et sans doute contre productive tant elle sert les intérêts de Castro, est davantage une disposition de politique interne, qu’un outil destiné à déstabiliser le dictateur.

    L’embargo est un gage donné au million d’électeurs cubano-américains de Floride qui a toujours condamné tout assouplissement des sanctions contre Cuba. La famille Bush leur doit beaucoup : ils ont assuré l’élection de Jeb Bush, (le frère de Georges Bush) au poste de gouverneur de Floride et joué un rôle décisif pour l’élection et la réélection, de George Bush.

  • Le président cubain, Fidel Castro, éloigné du pouvoir depuis près de huit mois pour des raisons de santé, pourrait reprendre ses fonctions le 28 avril, a affirmé le président de Bolivie Evo Morales.

    Selon M. Morales, le retour au premier plan de M. Castro à Cuba, 80 ans, devrait avoir lieu à l’occasion du troisième anniversaire de la création de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) et pour célébrer la première année écoulée depuis la signature à La Havane du Traité de commerce des peuples (Bolivie, Cuba et Venezuela). La commémoration des deux événements «sera l’occasion d’assister au retour de notre frère Fidel à la présidence de Cuba.», a affirmé M. Morales.

    Une annonce qui coincide avec le triste anniversaire du printemps noir de Cuba. Quatre ans après la vague répressive de mars 2003, Cuba compte toujours 270 prisonniers d’opinion dont 25 journalistes, ce qui fait de l’île la deuxième prison du monde pour la presse après la Chine.

    La situation des droits de l’homme dans l’île n’a connu aucune amélioration, depuis que Fidel Castro a officiellement cédé les rênes de l’État à son frère Raúl, le 31 juillet 2006. La répression s’est même accentuée depuis l’automne dernier, avec une multiplication d’agressions, de perquisitions et de gardes à vue contre des journalistes indépendants.

    Voici quelques extraits de témoignages de prisonniers politiques à Cuba :

    « La cellule s’inonde tous les jours avec les eaux résiduelles du couloir. Tension artérielle élevée. Ils m’emmènent à l’hôpital avec des fers aux pieds et des menottes aux mains. Matelas sale, déchiré, vieux, dur. Il pleut très fort. Je découvre des fuites sur le plafond de la cellule. Abondantes. Je reste en cellule d’isolement. Ils me tondent la tête et le visage. Ensuite je me rase. La nourriture, comme tous les jours, indescriptible. »

    Manuel Vázquez Portal (libéré pour raisons de santé)

    « Les conditions de détentions étaient infra humaine, l’eau était contaminée et la nourriture souvent pourrie. La nourriture se résumait à une mixture de farine de mais, de haricots écrasés avec de la farine de blé et mélangée avec de l’eau : cela avait pour nom « pâte alimentaire ». Deux fois par mois, nous avions droit à un morceau de poulet. On me sortait une heure par jour, seul dans une cour, et selon l’heure il pouvait y avoir ou de ne pas avoir de soleil. Je n’étais pas correctement soigné et le stress et la mauvaise nourriture ont compliqué mes symptômes. J’ai aussi attrapé des parasites à cette époque, et je n’ai pas été correctement soigné dans l’hôpital de la prison»

    Jorge Olivera

    Fidel Castro avait cédé tous ses pouvoirs le 31 juillet à son cadet Raul, officiellement à titre provisoire, après une opération en urgence suite à d’importants saignements aux intestins le 27 juillet. C’était la première fois qu’il quittait ses fonctions en près d’un demi-siècle de régime communiste à Cuba.

    Les informations sur sa maladie couverte par le secret d’État sont diffusées au compte-goutte, mais pas celles sur sa récupération, qui font l’objet d’une large et volontariste diffusion.

    Parmi les invités de marque de Fidel Castro convalescent, le dernier en date a été l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez qui a décrit un Castro fort bavard, de bonne humeur et ayant envie de parler de tout.