Catégorie : actu

  • Cuba doit faire approuver sa nouvelle constitution début 2019.

    Dans ce nouveau texte, le mariage était censé devenir « une union de deux personnes avec les mêmes droits et les mêmes obligations ». 

    Deux personnes, donc pas forcément un homme et une femme : cette formulation ouvrait la voie au mariage pour tous.

    Mais après avoir mené des consultations populaires, les autorités cubaines ont finalement renoncé.  Sous pression, notamment des milieux religieux. A la grande satisfaction de Ricardo Pereira Diaz, évêque de l’Église méthodiste de Cuba.

    « L’Église peut être fière d’être l’interprète de l’état d’esprit du peuple cubain. Jamais auparavant l’Église n’a été autant en phase avec la manière dont pense le peuple ».

    L’église qui rit, les Lgbt qui pleurent. Le coup est rude pour la communauté en général, et pour l’activiste Lidia Romero Moreno en particulier.

    « C’est une leçon qui nous montre qu’on doit sortir de notre zone de confort, aller dans la rue, proposer plus et aller au-delà des réseaux sociaux, même si on nous en empêche. »

    Au final, la constitution ne devrait faire aucune référence au mariage, ce qui laisse entrouvertes toutes les possibilités. Le temps, peut-être, que les mentalités évoluent.

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  • Cuba a renoncé à inscrire dans sa nouvelle Constitution des changements ouvrant la voie au mariage entre personnes de même sexe, en raison de l’opposition d’une majorité de citoyens ayant été consultés sur ce sujet. « Le projet de Constitution de Cuba ne définira pas quelles personnes forment le mariage », a déclaré mardi 18 décembre le secrétaire du Conseil d’Etat, Homero Acosta. 

    Cette décision fait suite à une consultation publique d’une durée de trois mois qui a donné lieu à de vives critiques à l’encontre de l’amendement prévoyant la reconnaissance des droits des homosexuels et des transgenres en définissant le mariage comme l’union de deux individus et non plus comme l’union d’un homme et d’une femme.

    En septembre, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, avait déclaré qu’il était favorable au mariage entre personnes de même sexe. Le projet de nouvelle Constitution a été soumis au débat citoyen dans chaque quartier voire entreprise entre août et novembre. Le point ouvrant la voie au mariage homosexuel a été le plus discuté. « L’article 68 a été le plus débattu par les citoyens lors de la consultation populaire dans 66% des réunions organisées », a indiqué l’Assemblée nationale sur Twitter. « Sur les 192 408 avis exprimés, 158 376 proposent de remplacer la proposition [figurant dans le texte] par [la formulation] actuellement en vigueur. » 

    « Une institution sociale et légale »

    Compte-tenu de cette situation, la Commission chargée de la rédaction du projet de Constitution est d’avis de retirer du texte la formule proposée « afin de respecter toutes les opinions. Le mariage est une institution sociale et juridique. La loi définira le reste des éléments », a ajouté l’Assemblée. Le nouveau projet, avec les modifications apportées, sera soumis au vote de l’Assemblée nationale le 21 décembre avant de faire l’objet d’un référendum le 24 février 2019.

    Mardi, Homero Acosta a indiqué devant le Parlement que 60% des articles de la nouvelle Constitution avaient été modifiés à la suite des suggestions faites par les citoyens. La commission qu’il dirige a proposé de…

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  • (ARTUR WIDAK / NURPHOTO)

    Le 2 décembre 1956, Fidel Castro, Che Guevara et 80 guerrilleros débarquent clandestinement à Cuba pour y prendre le maquis et entreprendre la lutte armée qui le conduira au pouvoir début 1959.

    Mais, pour l’histoire, cette épopée de la révolution cubaine est ternie par son alignement progressif sur l’Union soviétique – d’ailleurs, les Chœurs de l’Armée rouge, au temps de Brejnev, ont beaucoup chanté l’hymne cubain. Car la belle révolution jetant à bas un sinistre dictateur est devenue, à son tour, une dictature.

    Dans le second épisode de cette chronique diffusé ce week-end, vous entendez des extraits de :  

    Chœur des armées révolutionnaires, Cuba siempre, 1958 (?)

    Chœurs de l’armée rouge, Hymne du 26 juillet, 1966

    The Skatalites, Fidel Castro, 1963

    Lord Invader, Fidel Castro, 1959

    Celina y Reutilio, Decimas de la revolucion, 1959

    Jean Ferrat, Cuba si, 1967

    Carlos Puebla, Hasta Siempre, 1965

    Arielle Dombasle, Hasta Siempre, 2011

    Alain Souchon, Popopo, 2008  

    Vous pouvez également suivre l’actualité de cette chronique sur Twitter. 

    En juillet et août 2017, nous avions passé Un été en Souchon, pendant lequel Alain Souchon nous a guidés dans une promenade savoureuse dans toute une vie d’amour de la chanson.  

    Tout l’été 2016, en compagnie de Vincent Delerm, nous avons baguenaudé dans La Playlist amoureuse de la chanson, exploration buissonnière du patrimoine populaire. Vous pouvez également prolonger les gourmandises de cette chronique d’été avec le Dictionnaire amoureux de la chanson française, coédité par Plon et franceinfo. 

    Pour les professeurs, lycéens et collégiens, franceinfo et l’Éducation nationale ont créé ensemble un site où vous pouvez trouver une centaine de chroniques sur des chansons chargées d’histoire, Ces chansons qui font l’histoire. 

  • Une infirmière lit le projet de Constitution à la Havane, le 13 août 2018.  (YAMIL LAGE / AFP)

    L’opération s’appelle « Hacemos Cuba », littéralement « Nous faisons Cuba ». Et les 11 millions d’habitants du pays ont tous été conviés à participer. Le résultat entérine plusieurs réformes en profondeur de l’un des derniers pays communistes au monde. Et d’ailleurs, commençons par ce mot « communiste » : c’est la première réforme et le symbole est de taille. La référence à la construction d’une société « communiste » disparaît. Il n’est plus question que d’un système politique « socialiste ». Deuxième réforme : la limitation du mandat présidentiel. Cinq ans renouvelables une fois et c’est tout. On est loin des 60 ans de règne de Fidel puis de Raul Castro. Le nouveau président, Miguel Diaz Canel, désigné au printemps dernier, ne pourra donc pas rester plus de dix ans au pouvoir.

    Droit à la propriété privée et mariage homosexuel

    Troisième changement, l’économie. Le projet de Constitution reconnaît l’existence du marché, le droit à la propriété privée et les besoins en investissement étranger. C’est la traduction dans les textes des réformes engagées il y a dix ans par Raul Castro. Aujourd’hui, un peu plus de 10% des Cubains travaillent à leur compte, on les appelle les « cuentapropistas ». Enfin quatrième axe : les sujets de société. Avec notamment la reconnaissance du mariage pour tous. Une révolution dans un pays où les homosexuels ont fait l’objet de nombreuses discriminations. Certains étaient même envoyés en « camps de rééducation ». On se résume : Cuba poursuit sa métamorphose, et suit un peu le modèle chinois.  

    Une consultation contrôlée par le Parti

    Sur le papier, c’est impressionnant. Sur les 11 millions de Cubains, plus de sept millions ont participé à cette opération « Hacemos Cuba », le tout lors de 110 000 débats, avec officiellement 600 000 propositions à la clé. En apparence donc, il s’agit d’un grand exercice de démocratie directe. Mais dans les faits, les Cubains savaient que les décisions, pour la plupart, étaient…

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  • Les Cubains ont-ils découvert un vaccin contre le cancer du poumon ? C’est en tout cas ce qu’affirmait Jean-Luc Mélenchon, jeudi 27 septembre, à l’Assemblée nationale. « Si vous cherchez un vaccin contre le cancer du poumon, allez à Cuba, il existe », avait lancé le leader de La France insoumise, à la tribune. Trois jours plus tard, le député est finalement revenu sur cette affirmation erronée.

    Peu après le discours de Jean-Luc Mélenchon (à partir de 5’20 »), dans le cadre du débat sur le dialogue politique entre l’Union européenne et Cuba, plusieurs médecins avaient pris la parole pour dénoncer les propos inexacts du responsable politique. Le vaccin évoqué est en réalité un traitement expérimental qui ne concerne qu’un type de cancer du poumon et dont les effets sont limités.

    « Les chercheurs cubains sont de très haut niveau. Leur ‘vaccin’ est en fait une forme d’immunothérapie pour une forme de cancer du poumon qui concerne 15% des cas environ, a précisé Jean-Daniel Flaysakier, médecin et journaliste à France 2, sur Twitter. A ce jour il n’y a aucun résultat d’essai clinique prouvant une supériorité de leur produit par rapport aux traitements classiques. Donc toute annonce actuelle de succès relève de la propagande et non de la science. »

    « Si j’ai parlé trop vite, je retire ma phrase »

    Dimanche 30 septembre, Jean-Luc Mélenchon est finalement revenu sur ses propos. « S’il n’y a pas de vaccin et que j’ai parlé trop vite, je retire ma phrase », a-t-il concédé, dans l’émission « Dimanche en politique », sur France 3. Un début de mea culpa qui ne remet pas en cause son discours sur le système de santé cubain. « Sur le traitement du cancer, les Cubains ont de nombreux procédés extrêmement avancés et qu’ils ne veulent pas vendre aux multinationales de la chimie », a-t-il cependant rajouté.

    Des propos qui ont relancé la polémique. A Cuba,…

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  • Le jour se lève sur La Havane (Cuba), les ruelles aux façades en ruines se réveillent doucement. Cécilia, 64 ans, est présidente du Comité de la révolution de son quartier. Son rôle est de s’assurer que les idées de Fidel Castro sont appliquées à la lettre. « Si les enfants ratent l’école, on va chez eux. L’information est directement communiquée au Comité de quartier pour que l’on comprenne ce qu’il se passe », explique-t-elle. Les Comités ont été créés à l’origine pour surveiller les dissidents, mais aujourd’hui Cécilia surveille surtout la santé de ses voisins. Ils doivent se rendre chez le médecin tous les mois d’après la loi.

    Cuba, entre ruines et joyaux

    À Cuba, les 13 millions d’habitants ont les yeux rivés vers leur avenir touristique. Plus de quatre millions de curieux sont venus découvrir l’île en 2017. Un groupe de quatre Français, Mireille, Jacqueline, Gérard et Fred, en quête d’authenticité, est venu faire un voyage en totale immersion chez l’habitant. Ces passionnés de musique et d’histoire sont venus comprendre comment le régime en place depuis soixante ans fonctionne.

    À chaque coin de rue, la ville patrimoine mondial de l’UNESCO, révèle ses failles. On y voit des immeubles en ruines encore habités. Mais La Havane abrite aussi des joyaux de la Belle Époque. La visite de la ville passe aussi par un tour en voiture américaine des années 1950.

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  • Dans les rues de La Havane (Cuba), Xavier Destrebat, le directeur d’hôtels de luxe fait figure d’ovni. Il est depuis quelques mois le propriétaire d’une Harley. « Je l’ai emprunté, parce que je ne serai jamais propriétaire (…); on n’est jamais propriétaires des voitures, des motos…Ça appartient au patrimoine cubain« , précise-t-il. C’est aux commandes de sa moto qu’il est tombé sur Angel, sa plus belle rencontre depuis qu’il est arrivé à Cuba. Cireur de chaussures de père en fils, Angel est une institution ici. Une amitié est née entre ces deux hommes que tout oppose. 

    Le berceau de la rumba dans le vieux Havane

    Andy et José, ancien assistant vétérinaire et ambulancier, ils dansent aujourd’hui pour vivre. Ce jour-là, ils ont rendez-vous dans le vieux Havane, dans le berceau de la rumba. Originaire du temps des esclaves, la rumba a été déclarée il y a peu, patrimoine immatériel de l’humanité. À quelques heures de route de là, c’est une autre tradition cubaine que des touristes français vont découvrir. Dans la Vallée de Viñales, c’est la saison de récolte du tabac. Roberto, propriétaire, cultive les feuilles sans engrais et sans mécanique. Les feuilles de tabac sèchent pendant quarante-cinq jours dans une grange avant d’être revendues à prix fixe. Roberto aura bientôt le label table d’hôtes. À Cuba, l’agrotourisme a la côte. 

    À une centaine de kilomètres de là, Cecilia, se prépare pour le voyage de sa vie : « Je vais réaliser mon rêve, je vais aller sur la tombe de mon cher Fidel« . Direction Santiago de Cuba, à l’extrême-orient de l’île. Le berceau de la révolution l’attend. 

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  • À l’extrême-orient de l’île, bienvenue à Santiago de Cuba, le fief de la révolution socialiste. Ancien quartier général de la junte militaire, c’est ici, entre les murs de la caserne de Moncada, que Fidel Castro et ses amis ont organisé la résistance. Aujourd’hui, l’histoire s’y répète tous les matins dans une salle de classe. La caserne de Moncada porte encore les traces des impacts de balles et les touristes se pressent dans le musée. Dans la famille de Cécilia, la révolution coule dans les veines de chacun, car ses cousins y ont participé directement. « On a des problèmes, c’est sûr, il faut l’accepter et trouver des solutions, mais ceux qui partent reviennent toujours », explique Cecilia.

    Certains rêvent des États-Unis

    Partir. À 900 km de là, deux danseurs rêvent de quitter le pays et de s’installer aux États-Unis. Faute de moyens, ils habitent chez leurs parents, mais plus pour longtemps. À quelques kilomètres, Xavier, le directeur de l’hôtel de luxe, s’accorde une petite pause avec sa femme et sa Harley. Depuis son arrivée sur l’île il y a un an et demi, Xavier s’échappe régulièrement chez Chantal, une Française expatriée à Cuba depuis vingt ans, avec son mari. Une caverne d’Ali Baba moderne, dont Chantal aimerait faire un musée.

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