Catégorie : actu

  • Près de La Havane (Cuba) sur la playa de Este, le groupe de touristes français ne pouvait pas partir sans avoir goûté à l’eau caribéenne. Ils profitent de leurs vacances à Cuba, avant que le tourisme ne change profondément les choses. À Santiago, au cimetière de Santa Ifigenia, c’est un moment très attendu pour Cécilia. Ce voyage est un pèlerinage pour elle comme pour de nombreux Cubains. La présidente de Comité de la révolution a parcouru plus de 1 000 kilomètres pour se rendre sur la tombe de son héros, Fidel Castro. Lors de sa mort en 2016, elle était en pleurs devant sa télé et deux ans après, son émotion reste intacte. « Tu es vraiment l’âme de notre peuple« , lui dit-elle devant le tombeau. Pour Cécilia, qui a foi en la révolution, la nouvelle ère sans la fratrie Castro au pouvoir ne l’inquiète pas. 

    « Aujourd’hui, on a les moyens de s’informer et d’informer »

    Au port de Mariel, Anna, la propriétaire de chambres d’hôtes, est un peu plus pessimiste. Avant de laisser sa place au nouveau président Miguel Diaz-Canel, Raul Castro avait permis à 500 000 Cubains de créer leur entreprise. Il avait ainsi ouvert la porte aux investisseurs étrangers. Pour elle, la génération de son fils, qui joue avec son téléphone portable, ne connaîtra pas forcément le socialisme. Longtemps déconnectée de l’extérieur, Cuba se rattrape à grands pas. Depuis 2016, l’État autorise l’accès à internet sur quelques places publiques. « Aujourd’hui, on a les moyens de s’informer et d’informer« , témoigne un journaliste indépendant. Ces cinq dernières années, 600 000 personnes ont quitté légalement le pays. 

    Source link

  • Sur le Malecon, le bord de mer de La Havane (Cuba), Lazaro attend que ça morde depuis 3 heures du matin. Il ne pêche pas pour la beauté du sport. Aujourd’hui, il ne va manger qu’un peu « de riz et d’huile ». Anna connait bien aussi la débrouille quotidienne. « Il n’y a jamais de beurre. Alors on marche pendant longtemps, on demande au voisin qui cherche aussi en se croisant dans la rue », raconte-t-elle. La faute au « bloqueo » dit-elle, l’embargo qui isole son île du reste du monde depuis cinquante-huit ans. Anna habite à Mariel, un village à quelques kilomètres de La Havane, où tout manque. Elle avait ouvert une chambre d’hôtes, il y a quatre ans, car la zone attire des investissements étrangers et ouvriers. Ingénieure pour l’état, grâce aux réformes de l’ancien président Raul Castro, elle est devenue propriétaire et va engranger bientôt plus d’argent qu’en étant fonctionnaire grâce à sa petite entreprise.« Le pays commence à mélanger le socialisme avec le capitalisme », explique-t-elle.

    « C’est devenu de plus en plus facile de trouver des pièces »

    Le pays change, mais pas ses voitures ! Fidel, le chauffeur de taxi fait réviser sa Chevrolet de 1949 une fois par semaine. C’est de la mécanique cubaine un peu compliquée : « le carburateur, il vient d’une voiture russe, les freins d’une voiture moderne Toyota ou Mitsubishi », explique-t-il. Ici, on appelle, ça l’invento, où l’art de trouver des solutions a à peu près tous les problèmes. « On importe tout sous la main, mais c’est devenu de plus en plus facile de trouver des pièces », rajoute-t-il. L’unique palace du pays est géré par un français, Xavier. Plus d’une centaine de chambres, jusqu’à 5 000 € la nuit, boutiques de luxe, restaurants et même spa, attirent une nouvelle clientèle fortunée, américaine ou asiatique. Il a dirigé des hôtels dans le monde entier, mais celui-ci c’est son préféré. En tout, les promoteurs français ouvrent quatre autres hôtels comme le sien dans La Havane.

    Source link

  • Le mystère va-t-il être levé ? Les « incidents de santé » subis pas des diplomates américains à Cuba et en Chine ces deux dernières années pourraient avoir été causés par des faisceaux de micro-ondes, a indiqué dimanche 2 septembre le New York Times (article en anglais) citant des experts et des scientifiques. (suite…)

  • C’est un mystère que les Américains tentent de résoudre depuis un jour d’hiver 2016 où 25 diplomates de leur ambassade à Cuba ont tout à coup été frappés par des vomissements, des maux de tête, des acouphènes, causant parfois des dommages cérébraux irréversibles. Une enquête du très sérieux New York Times a peut-être trouvé l’origine de ces symptômes. Il s’agirait selon plusieurs spécialistes d’attaques causées par des faisceaux comparables à ceux émis par des fours à micro-ondes.

    Des scénarios dignes de la guerre froide

    L’arme pourrait ressembler à une antenne satellite dissimulable dans un véhicule et qui, bien orientée, aurait la capacité de cibler un ou plusieurs individus pour l’affaiblir ou le tuer, selon l’intensité des ondes. C’est une technologie semblable à celle étudiée par l’armée américaine pour faire reculer des manifestants par exemple. L’effet est immédiat : une sensation de chaleur insupportable pousse les cibles à fuir. Le FBI ne confirme pas cette théorie et indique n’avoir aucune idée de la méthode ni de l’auteur. La Russie ou encore la Chine maitrisent cette technologie, de quoi alimenter des scénarios dignes de la guerre froide.

    Source link

  • L’embargo des Etats-Unis a fait perdre 4,321 milliards de dollars à Cuba, entre avril 2017 et mars 2018, a annoncé le ministère des Affaires étrangères de l’île vendredi 24 août. Depuis sa mise en place en 1962, « à prix courants, le blocus a provoqué des préjudices quantifiables à plus de 134,499 milliards de dollars », pour l’économie cubaine, poursuit le ministère.

    La Havane et Washington avaient rétabli leurs relations en juillet 2015 après plus de 50 ans de rupture, mais le Congrès américain avait maintenu l’embargo, contre la volonté du président de l’époque Barack Obama. En novembre 2017, dans le but de limiter le rapprochement initié par son prédécesseur, Donald Trump a rétabli des sanctions, permettant toutefois aux Américains de « voyager à Cuba et de soutenir les petites entreprises privées » sur l’île.

    Cuba dénonce la « rhétorique agressive » des Etats-Unis

    Ces mesures « ont provoqué une diminution considérable des visites en provenance des Etats-Unis et généré des obstacles majeurs aux relations économiques et commerciales des entreprises cubaines avec de potentiels partenaires américains ou de pays tiers », précise le texte du ministère cubain. « L’intensification du blocus de Cuba s’est accompagnée d’une rhétorique agressive, menaçante, irrespectueuse et de contraintes de la part des plus hauts niveaux de l’administration américaine, ce qui provoque un manque de confiance majeure et de l’incertitude », ajoute-t-il.

    En vertu d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Nécessité de mettre fin à l’embargo économique, commercial, et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba », l’île présente chaque année un rapport à l’ONU. Depuis 1992, l’Assemblée générale a approuvé 26 fois ce rapport, ce qui est interprété comme un rejet de l’embargo. Cette année, il sera présenté lors de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies, à une date encore inconnue.

    Source link

  • Cuba est l’un des pays les moins connectés, mais ce sera bientôt de l’histoire ancienne. Les Cubains ont pu tester pendant 48 heures l’internet mobile. « C’est très facile et très rapide grâce à la 3G« , rapporte un jeune homme. Pour l’instant, le forfait mobile est très cher : 40 euros par mois, plus que le salaire moyen. Et communiquer dans la rue n’est pas si évident pour certains. Comme une Cubaine, âgée d’une trentaine d’années. Elle raconte : « De chez vous, vous pouvez vous connecter, parler autant que vous voulez et personne ne sait de quoi vous parlez. Alors que dans la rue, tout le monde entend, même si vous mettez un casque. » 

    « Favoriser la croissance économique »

    D’ici la fin de l’année 2018, la moitié des Cubains auront bientôt accès à l’internet mobile. Le président Miguel Diaz-Canel estime que cela « favorisera la croissance économique et permettra aux Cubains de défendre leur révolution« . 

    Source link

  • Dans le cadre de sa série documentaire « Monde cruel », consacrée à la « sixième grande extinction », le magazine « 13h15 le dimanche » (Facebook, Twitter, #13h15) raconte l’histoire d’une espèce en voie de disparition : les abeilles. Leur déclin, commencé dans les années 1990, est mondial. Ses causes : parasites, pesticides, moindre diversité des fleurs, etc. En France, la mortalité des colonies d’abeilles a atteint 30% en quinze ans.

    A la rencontre de deux passionnés qui tentent de les préserver : Frank, un apiculteur vendéen, se bat depuis vingt ans pour faire interdire les insecticides tueurs d’abeilles ; Roch, un apithérapeute, parcourt le monde à la recherche de produits de la ruche pouvant être utiles pour la santé.

    Un monde sans abeilles serait-il viable ?

    Emmanuelle Chartoire, David Geoffrion et Fanny Martino sont notamment allés jusqu’au Mexique, et à Cuba, un des seuls endroits du monde où les abeilles sont préservées. To bee or not to be… un titre en forme de jeu de mots (bee signifie abeille en anglais), mais une question sérieuse : la vie serait-elle possible dans un monde sans abeilles ?

    Frank et Roch se battent pour sauver ces insectes, persuadés qu’à terme, c’est l’Homme qui pâtirait de leur disparition. Ces infatigables travailleuses fabriquent en effet, non seulement le miel, mais aussi d’autres substances très utiles à l’espèce humaine…

    > Voir ou revoir la collection « Monde cruel » consacrée à la « sixième grande extinction » :

    > Blancs comme neige
    L’ours polaire est le premier à souffrir de la réduction de la banquise, son territoire de chasse. Il incarne à lui seul tous les défis environnementaux…

    > Mémoires d’éléphants
    Un éléphant est tué en Afrique toutes les vingt-six minutes, chassé pour son ivoire ou sa viande, soit 20 000 bêtes chaque année… 

    data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==

    document.getElementById(‘topCallImage’).remove();

  • Cuba est à l’aube d’un changement historique. Les parlementaires se réunissent à partir de mercredi 18 avril pour désigner le futur président du pays. Pour la première fois depuis 1959, ce n’est pas un Castro qui va présider aux destinées de l’île. On connaîtra le nom du successeur de Raul Castro et de Fidel Castro dès jeudi. Il pourrait s’agir de Miguel Diaz-Canel, un « jeune » civil de 57 ans, apparatchik du Parti communiste cubain.

    Quel que soit le nom de leur nouveau dirigeant, les Cubains, eux, veulent avancer. Les réformes menées par Raul Castro depuis dix ans ont un goût d’inachevé. L’économie reste paralysée par l’existence d’une double monnaie, un système unique au monde. 

    D’un côté, il y a le secteur privé qui découvre le mot « profit » et de l’autre, les fonctionnaires qui plafonnent à une trentaine d’euros par mois, comme Lourdes, une enseignante, contrainte de multiplier les emplois. 

    Lourdes, enseignante à Cuba. (ALEXANDRE ABERGEL / RADIO FRANCE)

    « Je gagne environ 35 euros par mois, confie cette professeure de psychologie à l’université de la Havane. C’est pour ça que j’ai deux métiers : du lundi au vendredi, je suis à l’université et le week-end, je garde des enfants et je fais des ménages. »

    Ici être professeur, ça ne veut rien dire. La dernière fois que j’ai été augmentée, j’ai eu 5%. C’était en l’an 2000. Lourdes, enseignanteà franceinfo

    « Comme je suis payée en monnaie nationale, pour pouvoir acheter du déodorant, du papier toilette ou du dentifrice je dois faire changer mon argent, en peso convertible, poursuit Lourdes. Tu imagines, ce système de double monnaie ? Mais j’ai la foi. Les choses vont s’améliorer. »

    L’optimisme des jeunes

    Malgré les difficultés, une partie de la jeunesse choisit l’optimisme, sans aucune nostalgie de l’ère Castro. C’est le cas de Deborah, une entrepreneure de 26 ans, qui vend ses cadres et ses porte-manteaux faits maison. Son entreprise lui permet même de payer un salarié.

    Deborah, créatrice d'une entreprise à Cuba.
    Deborah, créatrice d’une entreprise à Cuba. (ALEXANDRE ABERGEL / RADIO FRANCE)

    « La réalité, c’est qu’ici il…

    Source link