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"J'ai La Foi, Les Choses Vont S’améliorer" : Les Attentes Des Cubains à L'heure De La Désignation Du Nouveau Président

"J'ai la foi, les choses vont s’améliorer" : les attentes des Cubains à l'heure de la désignation du nouveau président

Cuba est à l’aube d’un changement historique. Les parlementaires se réunissent à partir de mercredi 18 avril pour désigner le futur président du pays. Pour la première fois depuis 1959, ce n’est pas un Castro qui va présider aux destinées de l’île. On connaîtra le nom du successeur de Raul Castro et de Fidel Castro dès jeudi. Il pourrait s’agir de Miguel Diaz-Canel, un « jeune » civil de 57 ans, apparatchik du Parti communiste cubain.

Quel que soit le nom de leur nouveau dirigeant, les Cubains, eux, veulent avancer. Les réformes menées par Raul Castro depuis dix ans ont un goût d’inachevé. L’économie reste paralysée par l’existence d’une double monnaie, un système unique au monde. 

D’un côté, il y a le secteur privé qui découvre le mot « profit » et de l’autre, les fonctionnaires qui plafonnent à une trentaine d’euros par mois, comme Lourdes, une enseignante, contrainte de multiplier les emplois. 

Lourdes, enseignante à Cuba. (ALEXANDRE ABERGEL / RADIO FRANCE)

« Je gagne environ 35 euros par mois, confie cette professeure de psychologie à l’université de la Havane. C’est pour ça que j’ai deux métiers : du lundi au vendredi, je suis à l’université et le week-end, je garde des enfants et je fais des ménages. »

Ici être professeur, ça ne veut rien dire. La dernière fois que j’ai été augmentée, j’ai eu 5%. C’était en l’an 2000. Lourdes, enseignanteà franceinfo

« Comme je suis payée en monnaie nationale, pour pouvoir acheter du déodorant, du papier toilette ou du dentifrice je dois faire changer mon argent, en peso convertible, poursuit Lourdes. Tu imagines, ce système de double monnaie ? Mais j’ai la foi. Les choses vont s’améliorer. »

L’optimisme des jeunes

Malgré les difficultés, une partie de la jeunesse choisit l’optimisme, sans aucune nostalgie de l’ère Castro. C’est le cas de Deborah, une entrepreneure de 26 ans, qui vend ses cadres et ses porte-manteaux faits maison. Son entreprise lui permet même de payer un salarié.

Deborah, créatrice d'une entreprise à Cuba.
Deborah, créatrice d’une entreprise à Cuba. (ALEXANDRE ABERGEL / RADIO FRANCE)

« La réalité, c’est qu’ici il…

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