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RSF organise une cyber manifestation à Cuba

Reporters sans frontières lance la première Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet sous le patronage de l’Unesco. A cette occasion, l’organisation renouvelle son opération « 24h contre la censure » le 12 mars et appelle les internautes à se mobiliser sur le site www.rsf.org.

Parmi les visuels utilisés par RSF, figure une bannière qui invite les internautes à manifester à Cuba,  place de la Révolution. Il s’agit bien entendu d’une manifestation virtuelle dans un monde crée pour l’occasion sur Internet, sur le modèle de « second life ». Cuba figure parmi les neuf pays ennemis du Net concernés par cette initiative avec la Birmanie, Chine, Corée du Nord, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam. Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs.

Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net. Durant 24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris), les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam.

L’organisation publiera également sa nouvelle liste des « ennemis d’Internet » et rendra publique une version mise à jour du Guide du cyberdissident.

Lors de la première édition des « 24 heures contre la censure », près de 40 000 internautes s’étaient mobilisés en faisant évoluer la carte des « trous noirs du Web ».

Avec moins de deux internautes pour 100 habitants, Cuba figure parmi les pays les plus en retard en matière d’Internet. Il est de loin le plus mal loti d’Amérique latine – le Costa Rica fait 13 fois mieux – et se situe au niveau de l’Ouganda ou du Sri Lanka. Sur une île qui se targue d’avoir l’un des niveaux d’éducation les plus élevés de la planète, ce constat a de quoi surprendre.

Les autorités défendent ce bilan catastrophique en blâmant l’embargo américain, qui les empêcherait de s’équiper du matériel nécessaire au développement du Réseau. Elles expliquent notamment que, ne pouvant pas se raccorder à l’Internet mondial par le biais de câbles optiques sous-marins, elles en sont réduites à utiliser des connexions satellitaires coûteuses et moins efficaces. Cet argument peut en effet expliquer la lenteur de l’Internet cubain et les files d’attente interminables devant les cybercafés.

Mais il ne justifie en rien le système de contrôle et de surveillance du Réseau mis en place par les autorités. Dans un pays où les médias sont à la botte du pouvoir, empêcher la circulation d’informations indépendantes sur Internet est naturellement devenu une priorité.

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