Catégorie : actu

  • Cela fait des semaines que des centaines d’étudiants du Congo se rassemblent devant leur ambassade à La Havane pour réclamer le paiement des bourses, dont ils sont privés depuis 27 mois. En grève depuis deux semaines, ils n’assistent plus à aucun cours. Une situation qui embarrasse les autorités cubaines. Mais selon elles, c’est au gouvernement congolais de résoudre ce problème. 

    Ce n’est pas la première fois que ces étudiants manifestent ainsi, mais jusqu’à présent aucun fait de violence n’avait été enregistré, ni d’intervention de la police. Cette fois, plusieurs étudiants ont été légèrement blessés. On estime à 2000, le nombre d’étudiants originaires du Congo, envoyés faire des études à Cuba depuis 2013.

    Une génération de médecins menacée

    Selon un communiqué du ministère cubain, le retard de paiement est dû à des « difficultés rencontrées par le ministère de l’Education supérieure » congolais. Si Cuba accueille chaque année des centaines de jeunes pour étudier la médecine, réputée pour sa qualité, l’île communiste envoie également des milliers de médecins cubains exercer en Afrique et en Amérique latine. Ce serait même une de ses toutes premières sources de devises avec le tourisme, selon des chiffres officiels. Le Kenya en a ainsi reçus une centaine en 2018.

    Après des mois de tergiversations, Brazzaville aurait toutefois accepté de verser six mois de bourses, mais pas la totalité des mois réclamés (jusqu’à 27). Les étudiants de La Havane ont pour le moment refusé « ce compromis ». Pour ces futurs médecins, « la politique des autorités congolaises est une aberration », « c’est l’avenir du pays qui est en jeu. Un pays aujourd’hui incapable de soigner sa population. »  Surtout qu’en échange de ces bourses, ces étudiants s’engagent à rentrer au Congo qui manque d’ingénieurs et de médecins.

    Si le contentieux entre La Havane et Brazzaville se poursuit, Cuba pourrait décider de renvoyer l’ensemble les étudiants congolais chez eux.

  • Elle a été approuvée par plus de 86% des voix. Les Cubains ont adopté une nouvelle Constitution par référendum pour y inscrire l’ouverture du pays à l’économie de marché. Cuba est un des derniers pays communistes du monde, mais il reconnaît désormais le marché, la propriété privée et la nécessité des investissements étrangers dans sa Constitution, qui rappelle aussi le caractère irrévocable du socialisme.

    L’Église défavorable

    Un vote en apparence démocratique dans un pays qui ne l’est pas totalement. La nouvelle Constitution réaffirme le rôle unique du Parti communiste. Son premier secrétaire Raul Castro s’est rendu aux urnes, comme l’actuel chef de l’État Miguel Diaz Canel qui voit dans son vote une réaffirmation de la puissance cubaine face aux Américains et aux Européens. Le nouveau texte de la Constitution était contesté par certains Cubains sur les réseaux sociaux et par l’Église catholique.

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  • Une météorite est tombée à Cuba, vendredi 1er février, provoquant une forte explosion entendue dans plusieurs localités. Surpris, des habitants sont sortis dans les rues, mais aucun blessé n’a été recensé. De nombreux Cubains ont partagé des images et des vidéos de la chute de la météorite, accompagnée d’un éclair, vers 14 heures (heure locale). Des journalistes ont publié des photos montrant des roches noires, de la taille d’un poing, tombées sur la ville touristique de Vinales, dans l’ouest du pays.

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    « Une météorite de type rocheux »

    « Des pierres sont tombées », selon le vice-président du conseil de l’administration de Vinales. La plus grosse d’entre elles, mesurant entre « 20 et 30 cm », « a laissé des traces de son impact » sur une route menant à une attraction touristique de la ville.

    Dans la vidéo ci-dessous, à la 47e seconde, une importante détonation résonne, alors que des habitants sont en train de filmer une traînée nuageuse dans le ciel.

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    « Nous sommes en présence d’une météorite de type rocheux, avec un alliage de fer et de nickel, et contenant également une grande quantité de silicate de magnésium », a précisé un spécialiste de l’Institut national de géophysique et d’astronomie.

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  • Au Venezuela, Nicolas Maduro, contesté par Juan Guaido, président autoproclamé, bénéficie toujours du soutien officiel de l’armée. Mais cette unité affichée est-elle solide ? D’anciens hauts gradés des forces armées du pays en doutent, alors que le rôle des soldats sera déterminant quand l’aide humanitaire arrivera aux frontières.   

    >>« Il semble très difficile que Nicolas Maduro puisse se maintenir au pouvoir à moyen et long terme », selon l’historien Olivier Compagnon

    Réunis autour d’une table, d’anciens gradés membres du Front institutionnel militaire expliquent que les revenus du narcotrafic et du pétrole ont corrompu tout l’État vénézuélien jusqu’à l’armée. Le vice-amiral Ramos ne croit pas à l’unité derrière Nicolas Maduro. Il affirme que 10 à 15% des 4 000 soldats ont fait défection l’an dernier, notamment en raison du naufrage économique du pays. « Ils ont les même problèmes que le reste de la société parce que la crise est totale. Elle ne touche pas que les civils, affirme-t-il. Elle touche les militaires, la nourriture dans les casernes jusque dans les écoles militaires. Un traitement primitif, indécent pour ces populations. »  

    L’ombre de Cuba

    Entre 150 et 300 membres du commandement militaire seraient aujourd’hui détenus dans les deux principales prisons de Caracas. Le professeur Umberto Maïo, enseignant à l’académie militaire vénézuélienne, affirme que si l’armée régulière est encore derrière Nicolas Maduro, c’est qu’elle est soumise au système de terreur mis en place par le leader vénézuélien et ses alliés. « L’armée est séquestrée, sous le contrôle des commissaires politiques cubains. À l’intérieur, les unités sont harcelées, espionnées, donc les soldats sont prudents. C’est la seule raison : la peur et l’intimidation à travers la corruption, la torture, la terreur », déclare le professeur Maïo.   

    « Des chefs de gang » en uniforme 

    Une armée régulière terrorisée et des groupes de narcomilitaires et paramilitaires au service du gouvernement, toute une constellation de bandes armées, colectivo (milice),…

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  • Des morceaux de balcons arrachés, des rues coupées par des arbres et des poteaux abattus, des vents à plus de 100 km/h… Une tornade a frappé La Havane (Cuba) dans la nuit de dimanche à lundi. Trois personnes au moins ont été tuées et 172 blessées, a annoncé le président cubain Miguel Diaz-Canel, lundi 28 janvier. 

    « Nous sommes en train de visiter les lieux touchés par ce phénomène météorologique de grande intensité à Regla« , un quartier du sud-est de La Havane, a-t-il indiqué sur Twitter.

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    Le site internet officiel Cubadebate a indiqué que « La Havane a été frappée par une puissante tornade qui peut être comparée à un ouragan de catégorie 4 ou 5, même si son impact est plus localisé« .

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  • Le mystère des « attaques acoustiques » serait-il levé ? Ces attaques, dont les Etats-Unis affirment que certains de ses diplomates à Cuba ont été victimes, sont « une manipulation », a en tout cas affirmé lundi 7 janvier le ministre cubain des Affaires étrangères après la révélation d’une étude (en anglais) concluant à un son produit par des grillons – des recherches qui n’ont été ni publiées, ni évaluées par des pairs.

    « La manipulation des soi-disant incidents de santé des diplomates américains continue », a expliqué Bruno Rodriguez à la télévision d’Etat. Si le gouvernement de Donald Trump « possède une seule preuve, un seul argument qui lui permette d’affirmer qu’il s’agit (…) d’un fait délibéré de quelconque nature, qu’il présente des preuves », a-t-il ajouté, soutenant qu’il s’agit d’un « prétexte pour affecter encore plus les relations bilatérales ».

    Les autorités américaines affirment qu’au moins 24 personnes au sein de leur ambassade à La Havane ont souffert entre fin 2016 et août 2017 de migraines, nausées et légères lésions cérébrales, qu’elles pensent avoir été causées par des appareils acoustiques perfectionnés. En conséquence, elles ont retiré plus de la moitié de leur personnel diplomatique à Cuba, suspendu leurs activités consulaires à La Havane et ordonné l’expulsion de 15 diplomates cubains des Etats-Unis.

    « Des sons déroutants mais pas dangereux »

    Mais deux biologistes se sont penchés sur un enregistrement d’un bourdonnement considéré comme une attaque acoustique. Alexander Stubbs et Fernando MontealegreZapata ont conclu que le bruit en question correspondait en fait au chant d’accouplement du grillon à queue courte de De Geer, présent dans les Caraïbes.

    « Bien que déroutants, les sons mystérieux à Cuba ne sont pas physiquement dangereux et ne constituent pas une attaque acoustique », affirme ainsi ces deux scientifiques des universités de Berkeley et Lincoln, qui n’excluent pas par ailleurs que des attaques acoustiques aient eu lieu.

    Les deux chercheurs ont étudié un enregistrement réalisé par un employé du gouvernement américain,…

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  • Le son entendu dans l’ambassade des États-Unis à Cuba provenait en fait de grillons. (FRANCE 3)

    C’est un bruit qui a entraîné une vague de migraines, de nausées et même de légères lésions cérébrales chez certains diplomates américains en poste à Cuba entre fin 2016 et août 2017. Un bruit de fond que les autorités américaines ont pris pour des interférences dûes à des appareils acoustiques perfectionnées cubains. ll s’agissait en fait de l’accouplement des grillons.

    Gel du rapprochement diplomatique entre les deux pays

    Un air de guerre froide avait même de nouveau soufflé entre les deux pays alors que les relations se normalisaient depuis peu. En réaction à la vague de malaise des diplomates, les États-Unis retirent par exemple les deux tiers de leur personnel diplomatique de Cuba, suspendent leurs activités consulaires à La Havane, et même ordonnent l’expulsion de 15 diplomates cubains du territoire américain.

    Bref, on est aujourd’hui bien loin des espoirs formulés le 17 décembre 2014, lorsque les États-Unis de Barack Obama et le Cuba de Raul Castro se rapprochaient.

    Retour des sanctions, frein au tourisme, etc.

    Conformément à l’esprit du 17 décembre 2014, Cuba et les États-Unis ont rétabli leurs relations en juillet 2015 après plus de 50 ans de rupture, mais le Congrès américain, toujours très anticastriste, a maintenu l’embargo économique en vigueur depuis 1962, contre la volonté de Barack Obama.

    L’élection de Trump marque ensuite un gel des progrès, Trump s’appuyant sur un électorat resté anticastriste, notamment en Floride, pour prendre le pouvoir. Il ne revient cependant pas sur les relations diplomatiques, mais rétablis des sanctions, en novembre 2017, sur les investissements américains sur l’île. Et puis avec l’affaire des mystérieux sons, et le retour des deux tiers des personnels diplomatiques américains aux États-Unis, c’est le tourisme, via l’obtention des visas bien plus difficile, qui est très touché, alors qu’il était en plein boom.

    Le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel clame sans cesse l’innocence de son pays,…

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  • Un Français de 67 ans a été tué jeudi dans un accident de car à Cuba, qui a fait au total sept morts dont deux Argentines et une Allemande, ainsi que 33 blessés, a rapporté, vendredi 11 janvier, la presse locale.

     « Sur les 40 passagers, 22 étaient étrangers et venaient des Pays-Bas, d’Angleterre, de France, du Mexique et du Canada », a indiqué le journal Venceremos (en espagnol), de la province de Guantanamo (est) où a eu lieu l’accident, jeudi à la mi-journée. Le quotidien a publié sur son site internet la liste des victimes mortelles, parmi lesquelles figurent une Allemande de 59 ans et deux Argentines, toutes deux âgées de 35 ans.

    Sur les cinq blessés graves, trois sont cubains et deux étrangers, une Française de 63 ans et une Espagnole de 42 ans.

    Plus de 11 000 accidents de la route en 2017

    L’autocar s’est renversé alors qu’il reliait la ville de Baracoa à la capitale, La Havane. Le conducteur a dit avoir perdu le contrôle du bus en raison de la chaussée mouillée, mais des témoins ont assuré qu’il avait essayé de dépasser un véhicule et s’est retrouvé face à un autre qui venait en sens inverse, ce qui l’a fait quitter la route, rapporte le journal.

    Les routes cubaines sont généralement en très mauvais état, avec de nombreux nids-de-poule dans la chaussée et un éclairage quasi-inexistant la nuit. Selon les statistiques officielles, en 2017, il y a eu 11 187 accidents, qui ont fait 750 morts et 7 999 blessés, dans un pays de 11 millions d’habitants.

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