Étiquette : économie

  • Depuis des mois, l’approvisionnement d’eau potable à La Havane présente la situation la plus critique des dernières 50 années, avec plus de 100.000 personnes qui dépendent de voitures réservoir pour recevoir le service et les sources d’approvisionnement sur le point de colapsar. Avec l’augmentation des coûts de l’essence, et malgré le pétrole que fournit Hugo Chavez, il faut espérer que le service de voitures réservoirs – les « pipes », comme leur on connaît à Havane soyez réduit. En tout cas, il est sûr que lui faire arriver de l’eau à à ce qui est habaneros il s’avérera chaque fois plus cher et le système de « pipes » est une aberration économique. Y compris le journal officiel Granma a reconnu en arrière la situation mois, quand vendredi 21 janvier a publié que la capital cubaine a actuellement « la situation la plus critique que le dernier milieu siècle » quant à la disponibilité du liquide, et perd 70% de l’eau pompée aux consommateurs dans le trajet jusqu’à son destin. Granma ajoutait dans son information qu’il existe « une diminution remarquable » des volumes accumulés dans des sources d’approvisionnement souterraines et superficielles, étant donné la sécheresse des dernières deux années et le mauvais fonctionnement d’un aqueduc « détérioré par le pas du temps ». « Par la gravité de l’éventualité, on évalue la possibilité de couper le service à auxquels ils dépassent la consommation prévue », signalait Granma, avec une insistance à réduire la consommation dans le secteur étatique et « sensibiliser » à la population pour « renforcer les mesures d’économie ». Pour pallier la situation, le gouvernement prévoit de construire plusieurs conducteurs pour améliorer la livraison d’eau, installer des valves, perforer des puits, réhabiliter les réseaux en mauvais état, supprimer des vols dans des domaines de grands puits et conductrices. Donc nous ayons une situation de…

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    Trompés et assoiffés

  • bodegaLa propagande est partout à Cuba, et parfois elle contraste avec la triste réalité de manière provocante et presque humoristique. Cette bodega (magasin où sont distribués les produits alimentaires rationnés depuis 1962) est un exemple avec ses rayons désespérément vides et son slogan remerciant Fidel pour 50 ans de pénurie…..

    « Vamos bien » clament aussi les affichent de propagande aux couleurs un peu délavées, mais aujourd’hui tout le monde sait qu’il y a au moins un Cubain qui ne va pas bien. L’heure des comptes a sonné pour la révolution cubaine et la réalité est bien loin du rêve utopique de Che Guevara : Cuba est maintenant largement considéré comme une dictature communiste presque comme les autres.

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  • Quel autre pays du monde a un ministère du sucre (le MINAZ) ? Longtemps considéré comme une cause nationale, le sucre occupe une part toujours plus réduite dans l’économie cubaine.

    Pendant des décennies la presse cubaine a célébré à l’unisson « les glorieux combattants de la récolte sucrière ». La récolte de canne à sucre (zafra) était toujours un temps fort de mobilisation politique et patriotique, et son résultat, plus ou moins bon, considéré comme un indicateur important de la santé de l’économie cubaine. En 1970, une année lui est même consacrée : Fidel Castro se lance à l’assaut d’un chiffre mythique, en fixant comme objectif, jamais atteint, une récolte de 10 millions de tonnes. A l’époque le sucre servait aussi de garantie à de nombreux contrats entre Cuba et ses partenaires commerciaux et représentait de 75 à 85 % des exportations cubaines jusqu’au début des années 90.

    Avec la période spéciale, le sucre entame un déclin inexorable : à peine plus d’1 million de tonnes en 2005. Il faut remonter à 1903 pour trouver une aussi mauvaise récolte. Manque de main-d’œuvre qualifiée, anomalies climatiques et surtout état désastreux des équipements soviétiques : dès 1998 Carlos Lage déclare que « le sucre n’est plus le secteur le plus important de l’économie. Le tourisme est devenu l’élément principal dans l’effort national pour surpasser la crise ». En 2005, Fidel Castro se charge lui même du coup de grâce en évoquant le sucre à propos du «passé colonialiste et esclavagiste » de Cuba.

    Avec le passage de la tempête tropicale Noël, la récolte de cette année pourrait même passer en dessous du seuil des 1 million de tonnes.

    Des précipitations supérieures à la normale et de fortes chaleurs, combinées à des problèmes industriels et d’organisation vont sans doute conduire à l’une des pires récoltes de canne à sucre de Cuba pour 2007. La production a été estimée à près de 1,1 millions de tonnes de sucre, par rapport aux 1,5 voire 1,6 millions de tonnes qui étaient prévues.

    Sur les 152 centrales sucrières que comptait Cuba, il n’en reste plus qu’une cinquantaine en service. Une situation paradoxale : depuis 2004, Cuba est obligé d’importer du sucre du Brésil et de Colombie pour subvenir à sa propre consommation.