Étiquette : Fidel Castro

  • bodegaLa propagande est partout à Cuba, et parfois elle contraste avec la triste réalité de manière provocante et presque humoristique. Cette bodega (magasin où sont distribués les produits alimentaires rationnés depuis 1962) est un exemple avec ses rayons désespérément vides et son slogan remerciant Fidel pour 50 ans de pénurie…..

    « Vamos bien » clament aussi les affichent de propagande aux couleurs un peu délavées, mais aujourd’hui tout le monde sait qu’il y a au moins un Cubain qui ne va pas bien. L’heure des comptes a sonné pour la révolution cubaine et la réalité est bien loin du rêve utopique de Che Guevara : Cuba est maintenant largement considéré comme une dictature communiste presque comme les autres.

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  • Les insultes et les excès de langage sont une sorte de tradition chez les dirigeants marxistes : en la matière Hugo Chavez n’a rien à envier à ses prédécesseurs, même s’il est encore loin d’égaler son maître à penser Fidel Castro.

    Dernier exemple en date : le sommet ibéro-américain de Santiago qui a donné lieu à une vive altercation entre Hugo Chavez et la délégation espagnole. Dès le début de ce sommet, qui a réuni 22 chefs d’Etat et de gouvernements d’Amérique latine, d’Espagne et du Portugal, Hugo Chavez s’en est vivement pris à l’ancien président du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar en le qualifiant de «fasciste». En 2004 lorsque l’Union européenne avait imposé des sanctions à Cuba pour protester contre les arrestations et condamnations de 75 dissidents et journalistes, Fidel Castro avait pour sa part surnommé Aznar le « furercito » (le petit fuhrer, ou le petit Hitler).

    L’assimilation des adversaires de Cuba avec des nazis fait d’ailleurs partie de l’arsenal habituel des dirigeants castristes qui qualifient régulièrement l’embargo américain de « blocus génocidaire » et le gouvernement Bush de « nazifascismo ».

    L’Amérique latine apparaît aujourd’hui divisée entre les pays du bloc antilibéral (néo marxiste) conduit par le président vénézuélien et ses alliés, le Bolivien Evo Morales, le Cubain Fidel Castro, le Nicaraguayen Daniel Ortega et dans une moindre mesure l’Equatorien Rafael Correa, et le reste de l’Amérique latine.

    La plupart des pays de la région mènent une politique économique libérale comme le Pérou, la Colombie ou le Mexique ou plus de centre gauche comme le Chili, l’Argentine et le Brésil.

    Le Roi Juan Carlos, visiblement énervé a demandé à Chavez «pourquoi tu ne te tais pas ?», et on serait tenté de se poser la même question. Mais en vérité l’agression verbale et son fait partie des travers de Fidel Castro et Hugo Chavez dont les « conquêtes » sont d’ailleurs le plus souvent verbales.

    Il a ajouté: «ce sommet ne sert à rien, le véritable sommet est le Sommet des peuples», le sommet alternatif qui a réuni quelque 5000 militants de gauche.

    Toutefois, le bilan de ce XVIIe sommet ibéro-américain, consacré à la question de la «cohésion sociale», n’apparaît pas trop sombre. Les résolutions adoptées par les participants ont insisté sur le renforcement de la protection sociale, l’éducation, la santé, l’augmentation des impôts et l’instauration d’un Etat fort.

    La «déclaration de Santiago» recommande aux pays membres de prendre en charge le développement social dans une région qui a enregistré en 2007 une croissance de plus de 5 % mais qui connaît aussi une pauvreté frappant 220 millions de personnes, soit 40 % de la population, selon la Banque Mondiale et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), organisme dépendant des Nations unies.

  • Ingrid BetancourtHugo Chavez affirme avoir la preuve que l’otage des FARC est toujours en vie. Une bonne nouvelle qui reste à confirmer. L’occasion aussi de se poser quelques questions sur le rôle assez ambigu du Venezuela et de son allié cubain dans la gestion de la crise des FARC

    Le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez avait été mandaté il y a deux mois par Bogota pour permettre l’échange de 500 guérilleros incarcérés contre un groupe de 45 otages, dont les trois Américains et Mme Betancourt, ex-candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002. Aujourd’hui Hugo Chavez affirme à la presse pouvoir apporter, lors de sa visite à Paris le 20 novembre, une preuve de vie de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guerilla des FARC depuis 2002.

    Or on sait maintenant que le régime de Fidel Castro a été un soutien et un allié de longue date de la guerilla marxiste en Colombie. Dans « Cuba Nostra » publié en 2005, Alain Ammar et Jacobo Machover écrivent :

    « Le chef d’Etat cubain, qui désire ouvrir un nouveau front antiaméricain en Amérique latine avec l’argent du Venezuela, arme et soutien les FARC de concert avec son homologue « bolivarien » (Hugo Chavez), d’une manière directe avec des armes légères mais également grâce à un appui financier et des hôpitaux de campagne installés, selon des médecins cubains exilés ayant fui le Venezuela, à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, et consacrés spécialement aux blessés des FARC « .

    Quel peut être dans ces conditions le rôle d’Hugo Chavez, et de quelle crédibilité peut-il disposer alors qu’il est en train d’installer chez lui une dictature marxiste, que les FARC tentent désespérément d’imposer à la Colombie ?

    « Nous essayons de mettre tout en place » pour trouver un accord, a déclaré M. Chavez à la télévision publique après son entretien avec Luciano Marin Arango, plus connu sous son nom de guerre d’Ivan Marquez.

    Ivan Marquez a affirmé qu’une rencontre entre Hugo Chavez et le commandant des FARC Manuel Marulanda serait nécessaire pour surmonter les obstacles à un échange humanitaire de prisonniers.

    Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a déclaré dans un communiqué attendre ces éléments « avec la plus grande des impatiences » et espère que la famille de l’otage « pourra la visionner dans les plus brefs délais » s’il s’agit d’une cassette vidéo comme précédemment. Le Comité de soutien organise une marche à Paris le dimanche 18 novembre pour appeler « les FARC comme le gouvernement colombien à négocier au plus vite » et exprimer le « soutien le plus total » à la médiation internationale.

  • Fidel Castro, qui a délégué provisoirement le pouvoir à son frère Raul depuis le 31 juillet 2006 pour raisons de santé, a reçu samedi le président vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé dimanche la télévision cubaine d’Etat.

    Chavez, qui se rend à Cuba pour la troisième fois depuis le début de l’année, est arrivé samedi à La Havane.

    Il devrait effectuer son rendez-vous radiophonique et télévisuel hebdomadaire, « Alo Presidente », depuis le mausolée où sont conservés les restes d’Ernesto « Che » Guevara, à Santa Clara, dans le centre de l’île.

    Cet hommage de Chavez au révolutionnaire argentin intervient quelques jours après la commémoration de la mort du « Che », exécuté en Bolivie il y a quarante ans.

    Le journal cubain Juventud Rebelde publie dimanche deux photos du « comandante », apparemment en assez bonne forme, en discussion avec Chavez. Castro porte son survêtement rouge, blanc et bleu, habituel depuis sa maladie.

  • Cela fera pratiquement deux semaines que Fidel Castro ne s’est pas montré à Cuba, ni en public, ni à la télévision.

    Du coup les rumeurs s’intensifient à propos de son l’état de santé.

    À Miami, la communauté cubaine est fébrile : le Lider maximo que l’on sait très malade, n’a pas été vu en public le 13 août dernier, jour de son 81e anniversaire.

    Le ministre cubain des Affaires étrangères a fait savoir que Fidel Castro est en contact permanent avec les membres de son gouvernement.

    Une fois de plus Hugo Chavez a tenté de rassurer les partisans d’un des derniers dictateurs communistes encore vivant.

    Depuis un an, la présidence de Cuba est assumée par Raul Castro, et un petit nombre de hauts responsables du parti, assurant une certaine stabilité à Cuba.

    « Fidel Castro ne mourra jamais », a martelé Hugo Chavez lors d’une réunion publique. Castro « vivra toujours parmi les peuples qui luttent pour un avenir meilleur. Il vivra dans le peuple de Cuba, du Venezuela et de l’Amérique », a-t-il ajouté, en se gardant bien toutefois de donner des informations précises sur l’état de santé réel de Castro.

    Jeudi dernier, le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque, a également démenti les rumeurs sur la mort de Fidel Castro, alors qu’il participait à une réunion de responsables latino- américains et asiatiques à Brasilia, capitale brésilienne.

  • Le 22 juillet dernier, deux boxeurs cubains disparaissaient à Rio de Janeiro, au Brésil. Ils appartenaient à la délégation cubaine et participaient aux Jeux panaméricains. Une aventure qui met en lumière les nombreuses « désertions » qui affectent le sport cubain chaque fois que les athlètes participent à des compétitions à l’étranger.

    Les deux boxeurs ont été retrouvés le 3 août et expulsés le 13 vers La Havane. Le prétexte de leur expulsion ? Etre « sans papiers ». De retour à Cuba, les deux hommes sont actuellement détenus dans des « maisons de protocole », [résidences pour les invités des autorités] ouvertes à leurs proches, en attendant que soient définies « les tâches de promotion du sport conformes à leurs connaissances et à leur expérience », promises par Fidel Castro. Ce qui ouvre de nombreuses perspectives à Guillermo Rigondeaux, 26 ans, double champion du monde amateur des poids coq, et Erislandy Lara, 24 ans, champion du monde des poids welter : participer à des compétitions nationales et provinciales, entraîner de jeunes boxeurs, chercher de nouveaux talents ou encore balayer les rings.

    Tout sauf réintégrer une délégation de boxeurs cubains, a décidé Fidel Castro, qui s’en est pris aux deux boxeurs dans un article paru dans le journal officiel cubain Granma. « L’athlète cubain qui abandonne sa délégation est comme un soldat qui abandonne ses compagnons en plein combat », écrit le Líder Máximo. En vue des prochains Jeux olympiques et pour éviter les désertions, a-t-il par ailleurs annoncé, les administrations chargées des sportifs envisagent de réexaminer la liste des boxeurs, voire de « n’envoyer aucune délégation ». « Cuba ne bradera pas une once de son honneur ni de ses idées pour quelques breloques dorées », conclut le chef de l’Etat.

    Reste que les athlètes cubains sont nombreux à déserter, car les motivations idéologiques et matérielles offertes par le régime socialiste à ses sportifs de haut niveau ne peuvent guère rivaliser avec les millions du sport professionnel. Plus que les drogues qu’ils auraient prises à Rio, c’est le demi-million de dollars promis à Rigondeaux et Lara qui les aurait convaincus de ne pas se présenter aux Jeux panaméricains, qui se tenaient dans la métropole brésilienne. Les boxeurs, tous deux mariés et pères de famille, vivaient à Cuba sans grand luxe, même s’ils possédaient une voiture personnelle. Ce qui est déjà un privilège insigne dans un pays très défavorisé en termes de transports, de logement et d’alimentation.

    Triés sur le volet, les meilleurs reçoivent du gouvernement cubain des sommes rondelettes, mais sans comparaison avec les récompenses de certains grands rendez-vous sportifs internationaux ; d’autres, comme le champion de saut en hauteur Javier Sotomayor, vivent à Cuba dans l’aisance. Ces compensations restent quoi qu’il en soit insuffisantes face à des requins comme Ahmet Oner. Cet Allemand d’origine turque de 34 ans, directeur d’Arena Box-Promotion, est à l’origine de la désertion de Guillermo Rigondeaux et d’Erislandy Lara. Il a réussi à les séduire avec un contrat d’un demi-million de dollars d’une durée de cinq ans à compter de leur arrivée en Allemagne. Il leur avait même avancé de l’argent pour le voyage. Le plan a été mis sur pied à Rio. Les deux boxeurs ne se sont pas présentés pour le pesage préalable aux combats, ce qui a entraîné leur disqualification.

    A partir de là, l’enchaînement des événements est un peu confus. « Vous avez évoqué des pressions du gouvernement cubain sur les familles [des boxeurs], quel type de pressions en particulier ? » a demandé la chaîne allemande Deutsche Welle à Ahmet Oner. « Mais enfin, il s’agit d’un pays communiste. Ils perdent leur voiture, on leur prend leur maison, on leur fait peur, ils reçoivent des visites à l’improviste. » La société d’Ahmet Oner compte déjà parmi ses poulains les champions olympiques cubains Odlanier Solís, Yan Barthelemy et Yuriorkis Gamboa, qui ont fui en décembre dernier alors qu’ils étaient au Venezuela pour s’entraîner en vue des Jeux panaméricains. ²

    C’est à cette occasion également qu’ont fui le handballeur Rafael Da Costa Capote et l’entraîneur de gymnastique Lázaro Lamelas. Mercredi 8 août, Guillermo Rigondeaux a déclaré pour sa part à l’agence espagnole EFE qu’il n’avait pas déserté mais avait rencontré « un problème de discipline ». Il dit désormais « attendre les instructions » des autorités cubaines quant à son avenir.

  • Cette tentative d’assassinat a fait l’objet d’une enquête publique du Congrès américain en 1975. Toutefois, la CIA n’avait jamais admis, jusqu’à aujourd’hui, son rôle dans cette affaire.

    Le dossier désormais déclassifié par la CIA a été mis en ligne par un institut de recherche, la National Security Archive de l’Université George Washington (http://www.gwu.edu/~nsarchiv).

    Le document décrit ainsi comment l’agence de renseignement, grâce à un intermédiaire, avait pris contact en 1960 avec Johnny Roselli, un membre de la mafia à Las Vegas.

    Six pilules contenant un poison mortel furent livrées à un responsable cubain Juan Orta, qui avait accès à Castro. «Après plusieurs semaines de tentatives, Orta apparemment a eu peur et a demandé à se retirer» du projet, peut-on lire dans le dossier.

    Un autre Cubain fut recruté, le Dr Anthony Verona, un des principaux chefs de la «commission des exilés cubains». Contre 10 000 dollars, il se déclara prêt à organiser l’assassinat. Mais le projet fut annulé après l’épisode de la Baie des Cochons, une tentative ratée d’invasion de Cuba en 1961 par des exilés cubains soutenus par les États-Unis.

    Le dirigeant cubain, Fidel Castro, a accusé le président américain, George W. Bush, d’avoir ordonné de l’assassiner, a rapporté lundi le quotidien officiel Granma.

    Le plan a été préparé juste avant que M. Bush ne remporte l’élection de 2001, a précisé M. Castro dans un article publié dans le journal.

    Il est rapporté qu’il y a eu plus de 600 tentatives d’attaques contre la vie du dirigeant cubain.

    « Il est vraiment difficile de nommer tous les responsables des attaques à ma vie. Toutes les formes directes et indirectes ont été utilisées », a ajouté M. Castro.

    En août 2000, M. Castro a dénoncé les relations de M. Bush avec la méfia cubano-américaine à Miami, qui, selon lui, a tenté de l’assassiner à maintes reprises.

    Il a indiqué que Jimmy Carter et Bill clinton, deux anciens présidents américains, n’ont pas organisé de telles attaques.

    « Je suis sûr que M. Carter, à cause de sa religion basée sur des valeurs éthiques, n’a jamais ordonné un assassinat contre moi », a affirmé M. Castro, ajoutant : « Je suis sûr que M. Clinton n’a pas donné un ordre d’assassinat. Je ne peux pas l’imaginer signant un tel ordre ».

  • Un dossier complet contenant des révélations accablantes pour la Central intelligence agency (CIA) a été rendu public dans son intégrité, mardi dernier.

    Le document de 693 pages détaille des activités illégales menées par l’agence de renseignement lors de ses 25 premières années d’opérations.

    La CIA appelle ces révélations les « Bijoux de famille ». Il s’agit d’une série d’opérations clandestines, illégales, souvent même criminelles.

    Parmi la liste des confessions, figure la tentative d’assassinat de Fidel Castro, au début des années 1960. À l’époque la CIA a fait appel à un mafieux, Johnny Roselli, pour supprimer le lider maximo. L’agence lui avait promis 150 000 dollars en lui faisant croire que cette somme provenait d’entreprises américaines dont les intérêts à Cuba étaient menacés.

    Cette tentative d’assassinat a fait l’objet d’une enquête publique du Congrès américain en 1975. Toutefois, la CIA n’avait jamais admis, jusqu’à aujourd’hui, son rôle dans cette affaire.

    Le dossier désormais déclassifié par la CIA a été mis en ligne par un institut de recherche, la National Security Archive de l’Université George Washington (http://www.gwu.edu/~nsarchiv).

    Le document décrit ainsi comment l’agence de renseignement, grâce à un intermédiaire, avait pris contact en 1960 avec Johnny Roselli, un membre de la mafia à Las Vegas.

    Six pilules contenant un poison mortel furent livrées à un responsable cubain Juan Orta, qui avait accès à Castro. «Après plusieurs semaines de tentatives, Orta apparemment a eu peur et a demandé à se retirer» du projet, peut-on lire dans le dossier.

    Un autre Cubain fut recruté, le Dr Anthony Verona, un des principaux chefs de la «commission des exilés cubains». Contre 10 000 dollars, il se déclara prêt à organiser l’assassinat. Mais le projet fut annulé après l’épisode de la Baie des Cochons, une tentative ratée d’invasion de Cuba en 1961 par des exilés cubains soutenus par les États-Unis.

    «Verona fut prévenu que l’offre était retirée et les pilules furent récupérées», souligne le dossier.